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ZLECAF : « C’est le meilleur moment pour faire des affaires en Afrique ! »

Réunis le 22 juin par le cabinet d’affaires AB&David Africa, plusieursdécideurs publics et privés africains ont rappelé le rôle-clé joué par les prestaires de services continentaux dans l’accompagnement aux entreprises. Un enjeu plus que jamais d’actualité, à l’heure du déploiement de la ZLECAf. 

Par Dounia Ben Mohamed

Pour le PDG du groupe kényan Bidco, Vimal Shah, entrepreneur panafricain aguerri invité à participer à l’événement, « il n’y a pas de meilleur moment pour faire des affaires en Afrique ». De fait, l’entrée en vigueur de la Zone continentale de libre-échange (ZLECAf) en janvier dernier a ouvert de nouveaux horizons aux opérateurs économiques du continent, Un point de vue résolument optimiste qu’à partagé la grande majorité des acteurs publics et privés réunis pour l’occasion.

Organisée le 22 juin sous le thème « Le rôle des fournisseurs de services continentaux et les objectifs de la ZLECAf », la rencontre a été à la fois physique, à Accra et Nairobi, et virtuelle. Avec un objectif : « décoder » la nouvelle zone de libre-échange africaine pour mieux en saisir les opportunités. Responsables publics et entrepreneurs ont ainsi échangé sur leurs engagements respectifs et les occasions offertes par ce marché commun en devenir, tout en dessinant les contours possibles d’une « nouvelle Afrique ». 

Responsable de la promotion du commerce et des programmes de la ZLECAf, le Dr Francis Mangeni a donné le ton d’emblée : « Nous sommes ici pour nous assurer du développement social et économique et du bien-être de tous, afin que personne ne soit laissé pour compte, et c’est pourquoi nous avons créé la ZLECAf! »

« Nombre d’études confirment que les entreprises qui utilisent les services professionnels sont plus compétitives que celles qui ne le font pas »

Mais pour « décoder » le fonctionnement de ce nouveau marché et bénéficier au mieux des opportunités offertes, encore faut-il que les entreprises soient efficacement accompagnées. « Nombre d’études confirment que les entreprises qui utilisent les services professionnels sont plus compétitives que celles qui ne le font pas », a ainsi rappelé le Dr Mangeni. Présente au débat, Isabel Boaten, associée et directrice générale d’AB & David Ghana (ABDA Ghana), a pour sa part estimé que«  […] les entreprises africaines doivent comprendre comment va fonctionner la ZLECAf, le cadre émergent d’investissement du secteur privé de plusieurs milliers de milliards de dollars et comment les tendances mondiales actuelles auront un impact sur les opportunités d’affaires […] ».

 

Le cabinet d’avocats d’affaires ABDA- qui ancre sa dimension panafricaine avec 6 bureaux principaux (Ghana, Kenya, Zambie, Zimbabwe, Ouganda et Maurice), 26 associés- gérants, 110 avocats et un réseau de cabinets partenaires dans 24 pays-, affiche sur ce point un objectif précis : devenir un point de contact pour tous ceux qui veulent tirer parti de la ZLECAf pour étendre leurs activités sur le continent.

« La ZLECAf a un immense potentiel mais toutes les entreprises africaines n’en sont pas pleinement conscientes »

Or, «[…]  en tant qu’avocats, c’est là que nous devons jouer un rôle actif. Nous devons conseiller les entreprises sur les opportunités disponibles, leur montrer que nous sommes unis – africains.  Les entreprises en expansion sont confrontées à des problèmes multi-juridictionnels qui nécessitent l’aide d’avocats de tout le continent. » 

Pour relever cet objectif, ABDA pourra s’appuyer sur une expertise et des équipes renforcées, le réputé cabinet kényan Oraro & Company Advocates- leader sur son marché, avec plus de 44 ans d’expérience en Afrique de l’Est- ayant annoncé le 22 juin sa nouvelle affiliation au réseau continental d’ABDA. 

« Les avocats africains évoluent avec le continent »

Une union stratégique à plus d’un titre selon  Pamella Ager, associée-gérante à Oraro. Pour l’avocate d’affaires, « la présence panafricaine de l’ABDA, [l’]entrée dans leur réseau en tant qu’affilié contribue à faire passer le message que nous, africains, comprenons l’Afrique et avons les solutions aux problèmes africains ». 

David Ofosu-Dorte, fondateur et associé-principal d’ABDA, a quant à lui  appelé à ce que « la ZLECAf [lsoit] au centre de [la] proposition de valeur structurant les affaires en Afrique ». « Les prestataires de services internationaux sont appelés à être des agents de changement »

Une confiance dans l’offre de services aux entreprises africaines qui est visiblement partagée : lyrique, le Dr Mangeni a clôt son intervention en exhortant les prestataires de services internationaux  à  « être des agents de changement, en soutenant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) comme une force du bien ». 

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