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Trois questions à…. Madeleine Berre, présidente de la Confédération patronale du Gabon

La présidente de la Confédération patronale gabonaise (CPG), Madeleine Berre, présente quelques pistes pour la diversification  de l’économie du Gabon et les opportunités d’investissement dans ce pays d’Afrique Centrale, après un décryptage de l’actualité de l’institution qu’elle dirige depuis le lundi 23 décembre 2013, alors qu’elle succédait à ce poste Henri Claude Oyima.

Entretien

Madame la présidente, quelle est aujourd’hui l’actualité dominante de votre institution ?

Actuellement, nous sommes en discussion avec l’Etat, notamment les autorités budgétaires pour le paiement de la dette intérieure. Les premiers règlements ont été faits. C’est très positif. Nous poursuivons les négociations pour obtenir d’autres règlements de la dette. Des réflexions sont menées également pour trouver une solution au problème du crédit de TVA qui n’est pas remboursé. Il faut redonner confiance aux opérateurs économiques. Nous devons travailler avec les
autorités budgétaires dans l’intérêt de tout le monde.

La diversification de l’économie est-elle également au  cœur des votre combat ?

Evidemment ! Nous avons pris part aux assises nationales sur la fiscalité, où nous avons apporté des propositions visant à voir notre fiscalité tournée vers la diversification de l’économie. Il faut  mettre en place au Gabon des mécanismes de soutien aux PME locales, avec effet immédiat, dans le cadre de la diversification économique, avec exonération de l’impôt, afin de permettre aux entreprises d’investir davantage et  d’améliorer leur productivité. Nous militons aussi pour la mise en place des mécanismes de mobilisation de l’épargne pour encourager le financement de l’économie et des projets d’intérêt général tels que la construction des logements sociaux et les programmes sur la santé et l’éducation. Au-delà de la confédération patronale, nous pensons qu’il faut ouvrir les frontières pour libérer le commerce sous-régional et permettre la circulation des biens et services. C’est très important pour la diversification de l’économie. Un accent doit être mis aussi sur la formation des jeunes. Très souvent, les offres de formation ne sont pas en adéquation avec les besoins des entreprises et c’est une grave difficulté pour le secteur privé et l’économie nationale. Il faut des formations adaptées aux petits métiers et encourager la création d’entreprises. Il n’y a pas de diversification économique sans de bonnes ressources humaines.

Quels sont selon vous, les secteurs qui offrent actuellement plus d’opportunités au Gabon ?
Le Gabon offre plusieurs opportunités dans le secteur privé. Le domaine des services est important et peut créer de l’emploi notamment dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC). Il y  aussi le secteur de l’hôtellerie et du tourisme d’affaires. Sans oublier les domaines de la santé et de la formation.  Le Gabon a d’énormes besoins en ressources humaines pour animer son économie.

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