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Tribune Maroc : Protection des victimes

Constituée en Avril 2021, l’Association Marocaine des Droits des Victimes (AMDV) a pour objectifs majeurs, « de défendre la cause des victimes de crimes et d’abus sexuels, conformément aux conventions internationales pertinentes et aux fondements constitutionnels et nationaux » et de concourir au développement et à la consolidation des réformes de la justice marocaine. 

Par l’AMDV

L’AMDV compte s’investir principalement dans la défense des droits des enfants, des femmes et de toutes les catégories sociales vulnérables qui sont victimes d’abus sexuel, tout en œuvrant à faire entendre leurs voix inaudibles en raison du conservatisme social dominant, et à leur procurer les soutiens juridiques, psychologiques, sanitaires et sociaux adéquats. 

La finalité de nos actions est de « lutter contre l’impunité, qui se caractérise par le bafouement des droits des victimes et une violation du principe de l’égalité des citoyens devant la loi » et de contribuer ainsi au développement et à la consolidation des réformes de la justice marocaine.

Dans ce sillage, l’AMDV s’est assignée la mission de réagir à tous les propos hostiles qui portent atteinte au principe de l’indépendance de la justice marocaine, inscrit dans la Constitution de 2011.  

C’est donc en conformité avec son statut, que l’Association Marocaine des Droits des Victimes (AMDV), entend dénoncer avec vigueur, les récentes déclarations insensées de l’avocat français Vincent Brengarth, du cabinet Bourdon et associés, par lesquelles il s’est sciemment aligné sur la position calomnieuse de certains soutiens en France et au Maroc du prévenu Maati Monjib. 

Outre le cas de Monjib, Me Brengarth s’est permis de s’ingérer dans d’autres affaires en cours de jugement, en dénigrant de manière infondée des institutions souveraines, dont le système judiciaire marocain, qui l’a autorisé, par souci d’équité et non par obligation, de participer à la défense de son compatriote.

Cet avocat s’est arrogé indûment le droit d’évoquer, en violation de son obligation de réserve, les cas de deux autres accusés, à savoir Omar Radi et Souleimane Raissouni, qu’il n’est pas mandaté à défendre et dont les procédures sont actuellement en phase d’appel.

« Contribuer au développement et à la consolidation des réformes de la justice marocaine »

L’Association Marocaine des Droits des Victimes (AMDV) s’est donc penchée sur les dépassements commis par Me Brenghart, et tient à exprimer toute son indignation à l’encontre de son attitude inadmissible, qui transgresse l’éthique du métier d’avocat, en allant jusqu’à remettre en cause le contenu de la convention de coopération judiciaire Maroco-française.

L’AMDV tient donc à condamner avec la plus grande fermeté l’outrecuidance inexcusable de cet avocat français, qui tend à déprécier l’indépendance de la justice d’un état souverain, en réduisant sournoisement de graves crimes sexuels sanctionnés par toutes les législations pénales internationales à une violation de la liberté d’expression. 

Une liberté qui, au demeurant, est garantie par la loi fondamentale marocaine et dont Me Brenghart a pu, à contrario, user à mauvais escient sur son sol pour délégitimer les institutions nationales du Royaume du Maroc, prouvant, ainsi toute la vacuité et surtout l’indigence de ses logorrhées.  

*Par le bureau exécutif de l’Association Marocaine pour défendre les Droits des Victimes (AMDV).

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