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Tourisme : A l’heure de la reprise 

Après deux années plombées par la pandémie Covid 19, 2022 devrait rimer avec reprise pour le secteur touristique africain. Et de nouvelles opportunités s’annoncent, tandis que des tendances se confirment…

Par DBM


Trois fois plus d’arrivées internationales au premier trimestre 2022 qu’à la même période en 2021, soit 117 millions cette année contre 41 millions l’an passé selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Les pronostics se confirment. 2022 sera l’année de la reprise de l’activité touristique après deux années plombées par la Covid 19. Sur la scène internationale comme continentale. Bien que l’Europe et les Amériques soient en tête du rebond du secteur, la reprise des flux touristiques va également profiter à d’autres territoires souligne l’OMT. En effet l’Afrique(+96 %) a également connu une forte croissance au premier trimestre 2022 par rapport à 2021, même les arrivées ( 61 %) restent en dessous des niveaux de 2019. Ceci dit l’été s’annonce prometteur :  la reprise progressive devrait se poursuivre tout au long de l’année 2022, car davantage de destinations assouplissent ou lèvent les restrictions de voyage à mesure de l’accélération des campagnes de vaccination.

« Malgré le recul causé par le Covid-19, le tourisme a fait preuve de résilience et est déjà en train de rebondir »

De quoi rendre l’Organisation optimiste : pour la première fois depuis le début de la pandémie, l’indice est revenu aux niveaux de 2019. Même optimisme pour les acteurs du secteur. Selon la dernière enquête du groupe d’experts de l’OMT, une grande majorité de professionnels du tourisme (83 %) voit de meilleures perspectives pour 2022 par rapport à 2021.  De plus, les experts sont désormais plus nombreux (48 %) à envisager un retour possible des arrivées internationales aux niveaux de 2019 en 2023 (contre 32 % dans l’enquête de janvier).  Ce constat positif est tout de même à nuancer, dans la mesure où certains freins continuent de barrer la route à la reprise du tourisme international.  C’est le cas du conflit entre la Fédération de Russie et l’Ukraine, qui a d’importantes répercussions économiques au niveau mondial, exacerbant les prix déjà élevés du pétrole et l’inflation générale et perturbant les chaînes d’approvisionnement internationales. 

Un contexte évoqué lors de l’Africa’s Travel Indaba, le plus important salon professionnel du tourisme du continent, qui s’est tenu début mai à Durban en Afrique du Sud. « Malgré le recul causé par le Covid-19, le tourisme a fait preuve de résilience et est déjà en train de rebondir, a déclaré en préambule de l’évènement le Vice-ministre sud-africain du Tourisme Fish Mahlalela.

« A côté des destinations phares, émergent de nouvelles, moins connues mais de plus en plus attractives »

L’Afrique du Sud, destination touristique phare du continent, a toutefois largement été pénalisée par la pandémie qui a entrainé la chute d’un secteur qui pèse 7% du PIB. Mais après avoir levée toutes les restrictions, les autorités locales sont décidées à relance l’activité. Et des signes prometteurs apparaissent. Ainsi l’aéroport international du Cap conserve son titre de meilleur aéroport d’Afrique des Skytrax World Airport Awards, et ce pour la septième année consécutive. Preuve que la destination conserve des atouts solides.

Autre classement, autre destination phase africaine. Le Maroc. Ce dernier s’est récemment classé dans le top 10 des destinations les populaires en Afrique selon la plateforme Airbnb, avec Agadir à la 30ᵉ place, Taghazout à la 4ᵉ et Kénitra à la 6ᵉ position, dominant ainsi le classement au niveau africain. Dans le même classement, on retrouve en tête Cotonou (Bénin) devant Kinshasa (Congo), Salasi (La Réunion) à la cinquième place et Dahab (Egypte) en septième position.

Tourisme intra-africain et e-tourisme, des tendances qui se confirment

Ainsi, à côté des destinations phares, émergent de nouvelles, moins connues mais de plus en plus attractives. Notamment auprès des touristes africains. Et c’est la tendance. Initié pendant la pandémie alors que les aéroports et frontières étaient fermés, les acteurs du tourisme n’ont eu pour alternative que de miser sur le tourisme local.

Résultat le tourisme intra-africain confirme son essor porté par une classe moyenne et supérieure désireuse de mieux connaître son continent. En retard, les acteurs de l’industrie touristique africaine s’y attèlent désormais, ajoutant à leur carte une offre plus diversifiée et compétitive. Ce qui se passe également en ligne, alors que les plateformes de tourisme virtuelles se multiplient, invitant les e-touristes, à découvrir des destinations méconnues ou oubliées. Une autre tendance qui, avec la développement de la 3D, devrait se développer…

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