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Tech Quand la pandémie simule l’écosystème africain

Le Rapport annuel de Partech Africa est mi-figue mi-raisin. D’un côté, il démontre que la pandémie de Covid-19 a impacté les investissements dans les start up africaines, de l’autre – et c’est paradoxal -, ces dernières ont fait plus que résisté au choc.  

 

Par Talel de Sinta

 

Parfois crise rime avec bonnes affaires. Certains visionnaires savent saisir l’occasion des crises pour réaliser des investissements qui pourraient rapporter, gros, plus tard. C’est du moins ce que l’on peut conclure du rapport annuel de Partech Africa.

 

1,43 milliard de dollars de capitaux propres en faveur de 347 start-up africaines

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Selon le « Rapport 2020 sur le capital-risque dans le secteur des technologies de l’Afrique », l’écosystème technologique africain s’est inexorablement accéléré, avec 359 tours de table (+44 % en glissement annuel) ayant permis de lever 1,43 milliard de dollars de capitaux propres en faveur de 347 start-up africaines. Et en glissement annuel, c’est -29 %, alors que le contexte de Covid-19 a réduit de 60 % le montant moyen des billets de croissance.

 

Une croissance rapide

 

En dépit de la pandémie du coronavirus, le rapport souligne que le marché du capital-risque a enregistré la croissance la plus rapide, l’activité ayant augmenté de près de la moitié, attirant un plus grand nombre d’investisseurs uniques. Certains d’entre eux investissent plus fréquemment et parient sur la façon dont la technologie transforme le continent africain et crée de la valeur.

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Mais d’un autre côté, le rapport fait état de quelques incertitudes des tendances macroéconomiques et du gel des villes africaines pourtant frénétiques.

 

On a également noté un certain ralentissement, car l’élan des investisseurs a été perturbé, les créateurs ont retardé les tournées en attendant des temps plus cléments, les mises sur les gros billets devenant plus difficiles.

 

« Nous sommes impatients de les voir devenir les premiers chapitres d’une histoire de sorties qui pourraient être, comme tout ce qui a été dans cet écosystème jusqu’à présent, bien au-delà de nos attentes »

 

Cependant, quelques mois après le début de la crise, l’écosystème africain s’est révélé résistant au choc, et il a même été stimulé par la numérisation accélérée de certains secteurs économiques clés.

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En effet, les auteurs du rapport annuel de Partech Africa assurent que « nous avons vu un trio de sorties très médiatisées (Paystack, DPO, Sendwave) commencer à apporter des réponses positives aux questions de création de valeur et de résultats pour les fondateurs et les investisseurs ».

 

Et de poursuivre : « Nous sommes impatients de les voir devenir les premiers chapitres d’une histoire de sorties qui pourraient être, comme tout ce qui a été dans cet écosystème jusqu’à présent, bien au-delà de nos attentes ».

 

 

 

 

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