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Rwanda Un deuil de cent jours pour marquer le 25èmeanniversaire du génocide

Un quart de siècle après, le Rwanda se remémore dimanche le génocide de 1994, au cours duquel au moins 800 000 personnes périrent en cent jours, essentiellement parmi les Tutsi.

La journée de dimanche a ouvert une semaine d’activités consacrées à la mémoire du génocide et un deuil de cent jours.

Le chef de l’État rwandais Paul Kagame, 61 ans, a lancé les célébrations en déposant une gerbe et en allumant une flamme au mémorial de Gisozi à Kigali, où plus de 250 000 victimes du génocide sont enterrées. Il a ensuite procédé à son discours traditionnel lors d’une cérémonie au Centre de conventions de Kigali, emblème de la modernité de la capitale rwandaise et du renouveau du pays depuis 1994.

Parmi les évènements prévus, une marche du souvenir aura conduit le président et ses invités vers le stade Amahoro (Paix, en kinyarwanda), où a eu lieu une veillée. 

Une dizaine de chefs d’État ou de gouvernement sont attendus à cette commémoration, toutefois marqué par l’absence des pays de la sous-région, ce qui témoigne du relatif isolement dont continue à souffrir le Rwanda. Le Premier ministre belge Charles Michel, est le seul non-Africain.

Le président français Emmanuel Macron, qui était également invité, a décliné, officiellement pour des raisons d’agenda. Son absence est une déception pour les Rwandais, qui espéraient le voir exprimer des excuses de la France pour son rôle en 1994. La France est accusée par le pouvoir rwandais d’avoir été complice du régime hutu responsable du génocide, voire d’avoir pris une part active aux massacres, ce qu’elle a toujours nié.

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