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L'aéroport de Dakar quelques heures avant la suspension de toutes les liaisons aériennes.ANA
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Reprise du trafic aérien Dans l’air de l’après Covid

Si depuis quelques semaines, certains pays ont rouverts leurs frontières, le transport aérien mondial, mis à l’arrêt par la crise Covid 19, reprend doucement. Avec plus de 2 milliards $ de pertes, les compagnies aériennes peinent à redémarrer. D’autant que de nouvelles conditions, sanitaires notamment, s’imposent à elles. Dans le ciel également, il y aura un après Covid 19 et voyager ne sera plus aussi simple qu’avant…

 

Par DBM

 

Jusqu’à il y a peu, traverser les continents était aussi simple qu’un clic : il suffisait de se connecter sur une plateforme de voyage en ligne, d’acheter un billet, de se rendre à l’aéroport deux heures avant le décollage, et c’était parti. Les habituelles contraintes : les formalités de visa, les éventuelles retards sur un vol, les pertes de bagages… Cela c’était avant. Désormais, voyager relève du casse-tête. Si depuis le début de l’été, les pays rouvrent leurs frontières et leurs aéroports progressivement, cela ne suffit pas pourtant à dire qu’il est à nouveau possible de se rendre d’un pays à l’autre, encore moins sur un autre continent.

 

De nouvelles normes sanitaires en vigueur

 

Depuis mars, seuls les vols cargo et militaires sont autorisés à fendre les cieux, l’aviation civile étant paralysée. Depuis, le Ghana et le Nigeria ont autorisé la reprise des vols domestiques. Tandis que Tunisair, première du continent, admise dans l’espace Schengen, suivi de Kenya Airways, ont repris les liaisons internationales. En attendant Rwandair prévu le 1eraoût. Avec les nouvelles mesures sanitaires d’usage : désinfection des aéroports, port du masque obligatoire, prise de température des passagers, service à bord restreint, siège du milieu vide, etc.

 

Des mesures adoptées par les organisations internationales, dont l’IATA. Celles-ci, ainsi que l’ACI Africa ont appelé conjointement les États africains, le16 juin dernier, à une mise en œuvre cohérente et harmonisée des mesures recommandées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) lesquelles « devraient conduire à une levée sûre des restrictions de voyage et à la réouverture des frontières. »

 

Les mesures dont il est question ici sont le nettoyage, la désinfection et le respect de la distanciation sociale dans les aéroports et les avions, le dépistage et la mise en quarantaine des personnels navigants, l’instauration dans les aéroports de protocoles de prise en charge de cas suspects au Covid-19, et l’installation de barrières de protection au point de transfert, de chargement et déchargement du fret entre autres.

De nouvelles normes sanitaires qui vont permettre, progressivement une reprise de l’activité alors que les pertes pour le secteur se chiffre en milliard de dollars.

 

Un chiffre d’affaires divisé par deux en 2020

 

 

Cette année, les aéroports africains devraient enregistrer 114 millions de passagers en moins (-47,3%) et un manque à gagner de l’ordre de 2,2 milliards de dollars, soit une baisse de 51,2%, selon l’Association internationale du transport aérien (Iata). Selon la même source, le chiffre d’affaires global du secteur chutera de 44 % pour 2020, tandis que le PIB mondial ne baissera, lui, « que » de 3 %.

 

Pour certaines compagnies, la pandémie Covid 19 aura été la crise de trop. Ainsi Air Mauritius passe sous administration provisoire du cabinet Grant Thornton ; South African Airways sera remplacée par une nouvelle compagnie aérienne nationale ; Kenya Airways, qui entre dans sa 8e année consécutive de pertes, annonce un licenciement massif ; … Pour les autres, la priorité est de reprendre l’activité. Quel qu’en soit les risques. Ainsi Ethiopian Airlines, la plus importante compagnie aérienne d’Afrique lutte, a refusé de de se soumettre aux nouvelles normes sanitaires en vigueur…

 

 

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