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Le dossier du mois

Rencontres Africa Le RDV des PME franco-africaines

Quatre éditions est l’ambition reste la même. Les Rencontres Africa, qui se tenaient cette année à Skhirat, au Maroc, les 21 et 22 octobre, puis, à Dakar, au Sénégal, les 24 et 25, ont cette fois encore donné lieu à des débats, des têtes à têtes, mieux des partenariats entre des responsables, français et africains, du secteur public comme du privé. Des PME notamment qui participent à renouveler les relations France-Afrique.

 

Par Dounia Ben Mohamed, à Dakar

 

24 octobre, Diamniadio. Le Centre International De Conférences Abdou Diouf, encore flambant neuf, est en pleine effervescence. Forces de l’ordre, hôtesses, organisateurs s’agitent. L’étape sénégalaise de la 4ème édition des Rencontres Africa, la deuxième sur le continent, qui se veut le RDV des dirigeants africains et de leurs homologues français, démarre. Avec pour l’ouverture une panoplie d’officiels.  Le ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, Abdoulaye Diouf Sarr ainsi que quelques-uns de ses homologues de la sous-région ; Nora Berra, ancienne secrétaire d’état chargée de la Santé ; Mountaga Sy, directeur général de l’Agence de promotion des investissements du Sénégal (APIX), co-organisateur de la rencontre avec Classe Export, spécialiste français privé de l’information en commerce international,;  Mamadou Ndione DG du Conseil Sénégalais des Chargeurs ( Cosec) ; Etienne Giros, président délégué du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN). Ainsi que les représentants des secteurs privés français, sénégalais, et marocains, la première étape s’étend déroulée, les 21 et 22 octobre à Skhirat, au Maroc. La Banque Publique d’Investissement française (BPI), Air Sénégal, Sciences Po, Eiffage, La Caisse de dépôts et consignations du Sénégal ; Société Générale ; L’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations, etc. Tous réunis pour « réseauter » selon le mot d’ordre de l’organisateur, Marc Hoffmeister, président de Classe Export, autour des opportunités de développement qu’offre l’Afrique en général, le Sénégal en particulier.

 

Une vitrine pour le Sénégal Émergent

 

Une belle vitrine pour le Sénégal en plein opération de communication pour son plan Émergence ainsi que le confirme le ministre sénégalais de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, alors qu’il préside la traditionnelle séance d’ouverture:  « Les Rencontres Africa permettent d’avoir une visibilité parfaite sur le Plan d’action prioritaire 2 du Plan Sénégal Émergent (PAP2) et ses opportunités. C’est l’occasion de regarder les opportunités formidables qu’offrent le Sénégal en matière d’investissement dans des secteurs assez variés».

 

C’est l’idée portée par cette plateforme, créée en 2016, qui se tient annuellement en alternance entre la France et l’Afrique, nouer des relations d’affaires entre les acteurs, publics et privés, des deux continents. Ainsi, Placée sous le thème «Les voies économiques de l’émergence de l’Afrique», avec 6 secteurs prioritaires ciblés, dont la Santé, le BTP, les infrastructures, l’évènement aura donné lieu, comme de coutume, à des tables rondes. Mais surtout à des RDV B to B. « Après la Cote d’ivoire et le Kenya en 2017, le choix du Sénégal a -bien sûr – été une évidence pour apporter une plate-forme de rayonnement et d’échanges aux opérateurs Français mais aussi africains».

 

« Ce ne sont pas les politiques publiques ni les grands bailleurs de fonds qui font la richesse de l’Afrique. La vraie création de valeurs, ce sont les entrepreneurs »

 

Et de poursuivre : « Ce ne sont pas les politiques publiques ni les grands bailleurs de fonds qui font la richesse de l’Afrique. La vraie création de valeurs, ce sont les entrepreneurs qui la font, les entrepreneurs qui forment et paient des salariés, les entrepreneurs qui investissent dans un pays et qui investissent durablement et pas seulement pour un an ».

Les PME notamment, françaises comme africaines, qui expriment très souvent leur solitude et le manque d’accompagnement de leurs autorités réciproques, alors qu’elles font de plus en plus face à la concurrence des multinationales. « Si vous prenez le stock d’investissements français en Afrique, c’est de loin le plus important et nous sommes largement encore devant les Chinois, même si ceux-ci ont beaucoup investi depuis deux ans. Maintenant, les Français en Afrique, on ne dit plus qu’ils sont français, ils sont du pays en question où il se sont implantés. Quand on parle de Bolloré au Sénégal, c’est une entreprise sénégalaise, ce n’est plus une entreprise française, poursuit Marc Hoffmeister. Si l’on parle en revanche des PME françaises, oui, car il y a une histoire de maîtrise du risque. Il faut arriver à dédramatiser et à faire connaître les procédures en matière de maîtrise du risque parce qu’elles existent. La grande difficulté d’un patron de PME aujourd’hui, c’est que si son entreprise fait 10 millions de chiffre d’affaires et s’il investit un million d’euros en Afrique, c’est une prise de risque considérable pour lui et il faut qu’il ait une visibilité. Il y a donc un problème de visibilité et de gouvernance. Et il faut privilégier des pays connus et sûrs. Il y a de surcroît de nouvelles procédures publiques françaises, qui sont récentes, et la BPI a mis en place une ligne de crédits de 600 millions d’euros pour les entreprises françaises il y a dix-huit mois. C’est tout récent. Il y a eu, à ce sujet, une véritable prise de conscience et il nous faut désormais diffuser l’information, Ce genre d’événement y contribue. »

 

En attendant, si lors des premières éditions publics et privés français étaient réunis sous la même plateforme, depuis 2018, ils se retrouvent dans deux évènements distincts, Rencontres Africa et Ambitions Africa dont la prochaine édition se tient les 30 et 31 octobre à Paris.