Rapport Banque Mondiale
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Rapport Banque Mondiale : La croissance du Sénégal ralentit à 4%

La croissance de l’Afrique subsaharienne, particulièrement celle du Sénégal, ralentira de 4% cette année. C’est ce qui ressort des conclusions de la dernière publication faites par la Banque Mondiale sur les perspectives économiques dans cette partie du continent. Cependant, en dépit de la baisse des cours du pétrole, la croissance du Sénégal reste forte grâce aux investissements rentables du Plan Sénégal Emergent (PSE).

La croissance de l’Afrique subsaharienne, particulièrement celle du Sénégal, ralentira de 4% cette année. C’est ce qui ressort des conclusions de la dernière publication faites par la Banque Mondiale sur les perspectives économiques dans cette partie du continent. Cependant, en dépit de la baisse des cours du pétrole, la croissance du Sénégal reste forte grâce aux investissements rentables du Plan Sénégal Emergent (PSE).

Dans le cadre de ses publications semestrielles qui analysent les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne, le groupe de la  Banque Mondiale a rendu ses conclusions. Et selon les prévisions, la croissance de cete partie de l’Afrique ralentira à 4% en 2015 au lieu des 4,5% enregistrés en 2014. Un recul qui s’explique par la baisse des cours du pétrole et des autres matières premières comme l’or et le gaz naturel. Des produits qui représentent plus de 90% de l’ensemble des exportations des huit (8) principaux pays exportateurs de pétrole et 30% de leur produit intérieur brut (PIB). Avec cette baisse des cours du pétrole, la croissance sera inférieure cette année pour la première fois à la moyenne de 4,4% réalisée en Afrique au cours des vingt (20) dernières années. Un chiffre qui est loin du pic de croissance de 6,4% enregistré au cours des années 2002 à 2008.

Cependant, en dépit de ce recul de la croissance, l’impact de la baisse des cours des matières premières sera variable, selon les pays, du fait de la grande diversité économique du continent. A cet effet, le Sénégal, importateur de pétrole, devrait conserver, selon le rapport de la Banque Mondiale, une croissance forte contrairement à un pays africain producteur de pétrole comme le Nigeria, qui sera affecté, cette année, par la baisse des cours du pétrole. Si le Sénégal résiste aux cours du pétrole, explique la directrice des opérations de la Banque Mondiale au Sénégal, Vera Songwe, c’est parce que dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, les investissements sont rentables, notamment avec le Plan Sénégal Emergent : « avec le PSE, nous voyons une grille d’investissements plus recherchée qui accélère la croissance. Aussi, il y a eu, avec le PSE, un accent assez aigu sur l’investissement productif et un assainissement des dépenses publiques », révèle Mme Songwe qui ajoute que l’augmentation de l’investissement au Sénégal est plus productive que dans le passé : « nous avons vu une croissance nette du PIB au Sénégal du fait que l’investissement ait augmenté, mais aussi du fait que le taux de rendement de cet investissement ait également augmenté ». Des résultats obtenus malgré la baisse des exportations de matières premières, comme le ciment, du Sénégal vers le Mali.

Cependant pour davantage optimiser la croissance, la représentante de la Banque Mondiale au Sénégal préconise des investissements dans la maintenance et dans les services. Elle a également invité le gouvernement à accélérer le programme d’autosuffisance en riz et à diversifier les cultures. A cet effet, la filière horticole mérite d’être soutenue, car elle contribue à la croissance du pays avec une percée exponentielle dans l’exportation.

 

Par Mouhamed Camara