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Prix Jeunes Talents Afrique Subsaharienne- L'Oréal-DR
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Portraits 20 femmes qui incarnent la science africaine de demain

La Fondation L’Oréal a dévoilé son palmarès du 11ème Prix Jeunes Talents Afrique subsaharienne L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, qui récompense 20 chercheuses pour l’excellence académique de leurs travaux. Issues de 16 pays, ces 15 doctorantes et 5 post-doctorantes incarnent par leurs parcours et leurs sujets de recherche, toute la diversité et le potentiel de la science africaine de demain. Pour la première fois, des Jeunes Talents originaires du Congo et du Malawi figurent dans ce palmarès. Portraits des lauréates. 

 

Faouziath SANOUSSI Post-doctorante, sciences de l’agriculture
Faculté des sciences agronomiques, Université d’Abomey Calavi (Bénin)

Faouziath Sanoussi conduit ses travaux en biotechnologie agricole afin de valoriser les cultures alimentaires du Bénin et de contribuer à la lutte contre la malnutrition en Afrique. Elle cherche à développer un nouveau produit à haute valeur nutritive à base de millet, enrichi de pulpe de baobab et de poudre de feuilles de moringa. Elle est convaincue que dans le contexte de pandémie de la Covid-19, les produits locaux sont l’une des clés pour renforcer l’immunité et la santé des populations.

 

LaToya SEOKE Doctorante, sciences biologiques
Institut vétérinaire ARC-Onderstepoort, Université de Pretoria (Afrique du Sud)

LaToya Seoke s’intéresse au développement d’outils de diagnostic pour détecter le virus de la fièvre aphteuse, très présent chez les chèvres d’Afrique australe. Le contrôle et l’éventuelle éradication de cette fièvre, considérée comme la maladie de bétail la plus importante du continent sur le plan financier, auraient un impact considérable sur les économies de nombreux pays d’Afrique subsaharienne. À travers ses recherches, elle souhaite plus globalement contribuer à la suppression des maladies infectieuses en Afrique.

 

Tsaone TAMUHLA
Doctorante, informatique et sciences de l’information
Biologie computationnelle, Université du Cap (Afrique du Sud)

Tsaone Tamuhla recueille des données cliniques et génétiques afin de mieux comprendre la pandémie émergente de diabète de type 2 en Afrique. La plupart des recherches se sont concentrées sur le rôle du mode de vie dans l’apparition de la maladie, si bien que l’on connaît encore mal quels sont les facteurs génétiques au sein des populations africaines.

 

Agnès Antoinette NTOUMBA Doctorante, sciences biologiques
Laboratoire de biologie et physiologie des organismes animaux, Université de Douala (Cameroun)

Agnès Antoinette Ntoumba développe des bio-insecticides contre une espèce de larves (les Anopheles gambiae), grâce à des nanoparticules de plantes endémiques du Cameroun. En raison des nombreux cas de résistance observés après l’utilisation d’insecticides chimiques, elle est convaincue qu’il est urgent d’explorer de nouveaux axes de recherche via la synthèse verte, afin de mettre à profit le potentiel floral africain, tout en produisant des insecticides moins coûteux et plus respectueux de l’environnement.

 

Younoussa HAIFAOU Doctorante, médecine
Laboratoire du Centre national de transfusion sanguine, Université Cheikh Anta Diop, Dakar (Sénégal)

Younoussa Haifaou s’est spécialisée dans l’identification des anomalies chromosomiques et moléculaires liées aux troubles du développement du sexe dans la période pré-natale et post-natale au Sénégal, afin d’affiner le traitement chirurgical des patients concernés. Convaincue que la recherche africaine est pénalisée par le manque de financements, de laboratoires et d’équipements de pointe, elle espère faire évoluer les mentalités pour générer plus d’investissements dans ce secteur.

 

Dominique Fatima VOUMBO MATOUMONA

Post-doctorante, sciences de la santé
Centre interdisciplinaire de recherches médicales de Franceville (CIRMF) (Gabon),
Faculté des sciences et techniques,Université Marien Ngouabi,Brazzaville (République du Congo)

Dominique Fatima Voumbo Matoumona dirige plusieurs projets de recherche sur le paludisme, notamment sur la résistance des parasites qui causent cette maladie (les Plasmodium falciparum) aux traitements antipaludéens existants. Elle considère que la pharmacopée traditionnelle n’est pas suffisamment exploitée, notamment en Afrique centrale, et a pour ambition de mettre en place un laboratoire de recherche fondé sur le traitement par les plantes des maladies transmissibles et non transmissibles.

 

Martha Kidemu NEGASSA
Doctorante, sciences de la terre et environnementales
Laboratoire des sols de Haramaya, Université de Haramaya (Éthiopie)

Martha Kidemu Negassa cartographie les dynamiques spatio-temporelles du carbone organique, issu du sol et de l’eau, disponible dans les systèmes de petites exploitations agricoles des zones arides de l’Est de l’Éthiopie. Son objectif est de pouvoir actualiser les informations sur l’état du stock de carbone organique, ce qui permettrait de prendre des décisions renseignées pour une gestion plus appropriée des ressources liées aux sols et à l’eau et, in fine, de lutter contre le changement climatique.

 

Esther Eyram ASARE YEBOAH Doctorante, sciences biologiques
Unité de recherche sur les antimicrobiens, Université du Kwazulu Natal, Durban (Afrique du Sud)

Esther Eyram Asare Yeboah dédie ses travaux de recherche à une catégorie de bactéries (les pathogènes Gram-négatifs multirésistants), qu’elle étudie chez les patients d’un hôpital universitaire au Ghana. Son objectif est d’identifier des gènes de résistance à ces bactéries pour mieux comprendre leur fonctionnement. Elle est également chargée de cours dans une école de pharmacie, où elle promeut les matières scientifiques auprès de ses étudiants, en particulier les jeunes filles.

 

Tsarasoa Malala ANDRIANINARIVOMANANA Doctorante, sciences biologiques
Unité d’entomologie médicale, Institut Pasteur de Madagascar, Tananarive (Madagascar)

Tsarasoa Malala Andrianinarivomanana s’intéresse à l’Anopheles coustani, une espèce de moustique soupçonnée depuis peu de véhiculer à large échelle le paludisme en Afrique subsaharienne. Persuadée que le rôle des femmes de science est essentiel pour surmonter les défis majeurs auxquels l’Afrique fait face, elle plaide pour davantage de représentation et de visibilité des chercheuses, qui servent de véritables rôles-modèles pour les générations futures.

 

Zara RANDRIAMANAKOTO Post-doctorante, physique
Division des sciences, South African Astronomical Observatory (SAAO), Le Cap (Afrique du Sud)

Zara Randriamanakoto est l’une des rares femmes astrophysiciennes de Madagascar. Elle étudie les amas stellaires présents au sein de galaxies où l’activité de formation des étoiles est particulièrement intense. Son objectif est de quantifier l’influence du milieu environnant sur les mécanismes de perturbation des amas stellaires. Fortement impliquée dans le mentorat et dans la promotion des femmes de science, elle supervise également des étudiants et étudiantes en astrophysique et en astronomie à l’Université d’Antananarivo.

 

Halima TWABI Doctorante, mathématiques
Laboratoire de mathématiques, Université du Malawi (Malawi)

Spécialisée en biostatistiques, Halima Twabi mène ses recherches sur la santé infantile et maternelle. Elle souhaite développer des méthodes statistiques permettant de mieux comprendre les conséquences d’un VIH maternel sur le développement d’une grossesse, puis sur l’enfant à naître (retard de croissance, émaciation entre autres). Halima Twabi souhaite également établir une corrélation entre la pluralité des facteurs (externes et internes), afin de formuler un diagnostic plus précis sur les causes de ces pathologies.

 

Devina LOBINE Post-doctorante, médecine
Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Maurice, Moka (Maurice)

Devina Lobine étudie des inhibiteurs à base de plantes employés à des fins thérapeutiques dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. Pour ce faire, elle met à profit les propriétés moléculaires, pharmacologiques et neuroprotectrices des plantes médicinales traditionnellement utilisées sur l’île. Activement engagée dans diverses associations pour la promotion des STEM et de la bio-innovation en Afrique, elle est aussi ambassadrice du Next Einstein Forum.

 

Adekemi ADESULU Post-doctorante, sciences biologiques
Laboratoire des sciences et technologies alimentaires, Université de Bowen, Iwo (Nigeria)

Adekemi Adesulu est spécialisée en génomique environnementale : elle s’intéresse à l’analyse de la composition microbienne du lait cru et des produits laitiers traditionnels du Nigeria. Grâce à ses travaux de recherche, elle espère contribuer à garantir la sécurité et la qualité des aliments fermentés africains.

 

Ibukunoluwa Adetutu OLAJIDE Doctorante, génie électrique, génie de l’information
Département de génie électrique et électronique, Université Fédérale de Technologie, Akure (Nigeria)

L’objectif d’Ibukunoluwa Adetutu Olajide est de développer via sa recherche un modèle de communication optique capable de réagir aux conditions climatiques spécifiques des zones tropicales, grâce à l’utilisation d’algorithmes prédictifs. Plus largement, elle espère que ses recherches dans le domaine de l’ingénierie permettront de mettre en place des réseaux de communication efficients et de développer une alimentation électrique fiable sur le continent.

 

Nadège TATY
Doctorante, sciences de la terre et environnementales
Gouvernance, Risque, Environnement et Développement (GRED),
Université Paul Valéry Montpellier 3 (France), Unité de recherche et de formation
sur l’écologie et contrôle des maladies infectieuses (URF-ECMI), Université de Kinshasa (République démocratique du Congo)

Les recherches de Nadège Taty visent à diagnostiquer les vulnérabilités territoriales et à mieux appréhender la gouvernance des épidémies de maladies infectieuses (comme le choléra, Ebola ou la Covid-19) au sein de pays aux ressources limitées. Son projet transversal et multidisciplinaire est l’un des premiers à tenter un transfert méthodologique du diagnostic des vulnérabilités territoriales, développé à l’origine pour la gestion des risques naturels, vers la gestion des risques épidémiques.

 

Valentine DUSHIMIYIMANA Doctorante, sciences de la santé
Centre biomédical du Rwanda,Kigali (Rwanda)
Université du Cap (Afrique du Sud)

Valentine Dushimiyimana cherche à développer un outil prédictif capable d’évaluer le risque de maladies cardiovasculaires chez les personnes atteintes du VIH au Rwanda. Elle espère mettre en place un programme de recherche clinique dans son pays qui pourrait générer une meilleure gestion préventive des maladies cardiovasculaires, en lien avec la thérapie antirétrovirale.

 

Doaa ALI Doctorante, chimie
Laboratoire de chimie médicinale, Université du Cap (Afrique du Sud)

Doaa Ali travaille sur la conception de nouveaux traitements contre le cancer grâce à une méthodologie synthétique révolutionnaire qui s’appuie sur des composés apparentés à l’ail (les organotrisulfures), capables de lutter contre les cellules cancéreuses. Elle souhaite devenir professeure de chimie médicinale et ainsi contribuer à faire augmenter la part de femmes scientifiques occupant des postes de recherche à haute responsabilité en Afrique.

 

Maha DAHAWI Doctorante, sciences biologiques
Programme conjoint entre la Faculté de médecine de l’Université de Khartoum (Soudan) et l’Institut du cerveau (ICM) de l’Université de la Sorbonne (France)

Maha Dahawi travaille sur l’identification de gènes responsables des épilepsies généralisées génétiques (EGG), au sein de familles soudanaises présentant des cas de consanguinités. Ses recherches ont ainsi permis de détecter parmi cette population la présence d’un phénotype comportemental, spécifique de certains gènes corrélés à l’épilepsie. Elle s’efforce par ailleurs d’aider les jeunes femmes débutant leur carrière en science à surmonter certains obstacles que rencontrent spécifiquement les femmes scientifiques dans la recherche, via une formation qu’elle a créée, intitulée Pay It Forward.

 

Neema MDUMA
Doctorante, sciences et génie de l’information et de la communication
Laboratoire CoCSE,The Nelson Mandela African Institution of Science and Technology, Arusha (Tanzanie)

Neema Mduma s’intéresse à la problématique de l’abandon scolaire dans les écoles secondaires en Tanzanie, en utilisant un modèle d’apprentissage automatique ou Machine Learning. Déployé via une application web, ce modèle permet aux enseignants et aux parents d’identifier et d’accompagner les élèves en situation d’échec scolaire. Elle souhaiterait à moyen terme utiliser le Machine Learning pour contribuer à améliorer les soins de santé dans les pays touchés par une pénurie de personnel médical.

 

Hannah SIMBA Doctorante, sciences de la santé
Département de santé publique, Université de Stellenbosch (Afrique du Sud)

Hannah Simba étudie le rôle des facteurs génétiques et environnementaux sur le cancer de l’œsophage, l’un des plus agressifs au monde et aussi l’un des moins étudiés en Afrique (dont les pays figurent pourtant parmi les plus touchés par cette maladie, avec la Chine). Elle se consacre en outre au mentorat pour orienter dans leurs études des jeunes filles africaines, et juge essentiel pour l’avenir du continent qu’elles puissent réaliser leur potentiel, y compris dans les carrières scientifiques.

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