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PNDES « Burkina is back »

Objectif atteint pour le pays du Faso. La Conférence des partenaires du Burkina Faso pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES), qui s’est tenue à Paris le 7 et 8 décembre, s’est conclue sur 12,7 milliards d’euros promis pour le plan de développement.

Le chef de l’Etat, Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, la société civile, a fait lui même le déplacement, ouvrant les festivités. En présence d’une forte délégation, dont Paul Kaba THIEBA, Premier Ministre, et autres membres du gouvernement, de cadres de l’administration publique, de représentants du secteur privé, du parlement et de la société civile, il n’a pas manqué de rappeler l’enjeu de la rencontre : le développement du Burkina Faso. Et les partenaires, institutionnels comme privés, du pays du Faso n’ont pas manqué à l’appel. La Conférence des partenaires du Burkina Faso pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES), qui s’est tenue les 7 et 8 décembre dernier au Centre Etoile Saint-Honoré à Paris, organisé avec l’appui des Partenaires techniques et financiers (PTF) dont la Banque mondiale en qualité de chef de file des partenaires, le Système des Nations Unies, la République de Chine (Taïwan), l’Union européenne et la Banque ouest africaine de développement, a tenu toutes ses promesses. En termes de participants et surtout de financements obtenus pour le Plan national de développement économique et social (PNDES), soit l’objectif ultime de la manifestation.

 

« Avec un taux de croissance annuel moyen du PIB réel de 5,5%, le Burkina Faso fait partie des économies de l’Afrique au Sud du Sahara »

 

Depuis la révolution qui a conduit à la chute de l’ancien chef de l’Etat, Blaise Compaoré, en novembre 2014, le Burkina Faso a rétabli sa stabilité politique, avec un nouveau gouvernement, issu d’élections démocratiques, conduit par l’ancien opposant Roch Marc Christian KABORE, et institutionnelle. Mais sur le plan économique, le pays, déjà fragile, est sorti larvé. Même si, il faut le souligner, fort de ses fondamentaux, le pays a fait preuve d’une forte résilience en maintenant sa croissance à 5,2% cette année. Mais l’heure est à la reprise économique. « Burkina is Back » ont assuré tour à tour les membres de la délégation burkinabé. Une feuille de route a été élaborée, le PNDES et des réformes structurelles engagées. « La vision de mon gouvernement, déclinée dans le PNDES, fait du secteur privé le principal moteur de croissance économique et donc de création d’emplois. Cette orientation nécessite l’engagement de l’Etat dans des politiques visant l’amélioration de l’environnement des affaires » a déclaré le premier ministre. D’ores et déjà, l’état des lieux montre que sur la dernière décennie c’est-à-dire entre 2006 et 2015, l’indice de l’environnement réglementaire des entreprises, calculé par la Banque Mondiale, classe le Burkina Faso en troisième position dans l’espace CEDEAO. Il en est de même lorsque nous regardons l’indicateur traduisant le respect des droits de propriétés. Par ailleurs, selon le Forum économique mondial 2015, le Burkina Faso est le deuxième pays le plus accueillant de la CEDEAO. Ses résultats en matière de facilitation des affaires ont permis au Burkina Faso de faire partie des trois premiers pays de la CEDEAO où le taux d’investissement est le plus élevé, soit 26% du PIB en moyenne par an sur la dernière décennie. Avec un taux de croissance annuel moyen du PIB réel de 5,5%, le Burkina Faso fait partie des économies de l’Afrique au Sud du Sahara qui connaissent des taux de croissance les plus élevés. »

 

Réduction de la pauvreté de 35% d’ici 2020 et création de 50 000 emplois

 

Restait à trouver les financements pour mener à bien les projets envisagés. Soit un budget nécessaire de huit milliards d’euro. Le reste, soit huit milliards d’euros, dont 64% financés par l’Etat. Mission accomplie donc. A l’issue des deux jours de conférences, ponctués de conférences et d’interventions de personnalités telles que Makhtar DIOP, Vice-président de la Banque mondiale et Neven MIMICA, Commissaire à la coopération internationale et au développement de l’Union européenne, le Burkina a mobilisé 23 milliards d’euros selon les autorités nationales, promis pour le plan de développement. Soit plus que ce qui est demandé. La Banque mondiale a elle seule a assuré soutenir le Plan à hauteur de 3,5 milliards d’euros ; 800 millions d’euros pour l’Union européenne.

 

Le PNDES, dont l’axe principal est la lutte contre la pauvreté, avec un objectif de 35% d’ici 2020 pour une création de 50 000 emplois, vise globalement à transformer structurellement l’économie burkinabè, pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et induisant l’amélioration du bien-être social.


Par Dounia Ben Mohamed