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Parcours Noëlla Musunka « L’éducation est l’outil le plus puissant »

Noella Musunka-Malaika School-RD Congo-DR

Miser sur l’éducation pour développer l’Afrique, c’est le pari de Noëlla Musunka Coursaris. A travers sa fondation, Malaika, la célèbre mannequin place l’éveil de l’enfant au cœur de tous ses programmes.

« J’aurais pu me contenter d’être top model mais je voulais aider mon pays, utiliser mes contacts et les fonds que je récolte pour travailler à un monde meilleur ». Mannequin international, Noëlla Musunka a créé en 2007 la fondation Malaika -en hommage à son père Georges Malaika-, un organisme caritatif dont la vocation est d’offrir par l’éducation une vie meilleure aux enfants de son pays, la République démocratique du Congo (RDC). « L’éducation est l’outil le plus puissant. J’ai eu la chance de profiter d’une éducation occidentale, et quand je suis revenue en RD Congo, j’ai été frappée par la faiblesse du système scolaire, particulièrement dans la région du Katanga, à Lubumbashi où je suis née. Je me suis sentie le devoir de trouver le moyen de donner une éducation aux filles. L’enseignement reste la clé du développement, en RDC mais dans l’ensemble de l’Afrique. Quand une femme a reçu une éducation, elle se bat pour ses idées et elle ne subit plus l’influence d’un homme. »

 

Un effectif doublé en quelques années

 

Depuis 2007, la fondation délivre des bourses à des filles issues de familles pauvres ainsi qu’à des orphelines déplacées par la guerre. Sans cette aide, ces enfants n’auraient pas eu accès à l’enseignement. « Plus d’un enfant sur quatre n’est pas scolarisé en RDC. 60% de ces enfants sont des filles en milieu rural », rappelle Noëlla. « Lorsque vous donnez une éducation à une fille, elle gagnera 25% de plus et réinvestira 90% dans sa famille. Émanciper les filles et les femmes de la RDC, c’est renforcer toute la société. »

Sa plus grande fierté aujourd’hui : la création de l’école de filles Georges Malaika à Kalebuka dont la première pierre a été posée le 27 octobre 2009 par Noëlla et Khaliah Ali, la fille de Mohammed Ali. L’école accueille des enfants depuis septembre 2011. « C’est une structure agréée et entièrement gratuite ! Afin d’éveiller la curiosité de nos élèves et les armer pour l’avenir, l’école propose des cours d’anglais, de français, d’éducation physique, d’arts et de théâtre. Nous offrons également deux repas par jour. Le matériel scolaire ainsi que les uniformes sont fournis. D’une centaine d’élèves la première année, l’effectif à la rentrée dernière était constitué de 280 élèves. Des filles qui reçoivent une éducation gratuite, de qualité, deux repas sains chaque jour ouvrable, un programme trimestriel de consultation sanitaire. Cela peut paraître une évidence, mais cette école constitue un espoir pour tous ces enfants. Nous espérons accueillir bientôt trois cents jeunes filles ! »


Convaincre les familles


L’éducation des filles reste le combat de Noëlla. « L’éducation, demeure le moyen le plus puissant pour développer une communauté. Au début, il était difficile de convaincre les parents d’envoyer leurs filles dans les écoles, mais au fur et à mesure de notre sensibilisation, la plupart des familles à Kalebuka valorise aujourd’hui l’éducation de la jeune fille. Ce n’est pas souvent facile, c’est une lutte qu’il faut mener jusqu’au bout.» Les projets, aujourd’hui développés par la fondation, se veulent « intégrés. » « Notre démarche consiste à développer l’ensemble du village de Kalebuka, qui ne dispose ni d’eau ni d’électricité. Pour cela, nous comptons sur les générations futures. C’est une cause pour laquelle nous luttons malgré les obstacles, et nous invitons les volontaires à nous rejoindre pour le développement intégral, non seulement de la RDC, mais aussi de toute l’Afrique. »


Créer le leadership de demain

 

Au programme également, l’initiation à l’entreprenariat. « En ce moment même, nos élèves, âgées entre 13 et 14 ans, travaillent sur un projet d’élevage de poulets qui seront destinés à leurs communautés, mais aussi à la cantine de l’école. Elles ont effectué une étude de marché, pour s’enquérir du besoin réel de la communauté dans la consommation de la viande. Ce projet a été conçu par les élèves lors de nos formations sur l’entrepreneuriat. Cette initiation à la création d’entreprises s’étend aussi aux adultes. Les femmes que nous encadrons dans notre centre communautaire apprennent la gestion pour accompagner leur formation en coupe et couture, en broderie, et dans la fabrication des savons. »

Pour Noëlla, il s’agit de faire de ses filles des leaders de demain. « Nos filles, Nous les éduquons en fonction des responsabilités qu’elles auront à assumer dans l’avenir. Il m’importe de leur donner une éducation de qualité, restructurée en fonction des besoins de la communauté, de la réalité sociale actuelle. En ce qui concerne le développement de leur personnalité, notre équipe incroyable de professeurs est renforcée chaque été par de nouveaux formateurs, et nous nous réjouissons du lien de confiance qu’ils construisent avec eux et de l’estime de soi qu’ils apportent à nos élèves. Le monde d’aujourd’hui a besoin de gens qui se distinguent par l’excellence, c’est ce que nous apprenons à Malaika. »

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Career Noëlla Musunka  « Education is the most powerful tool »

Noella Musunka-Malaika School-RD Congo-DR

Betting on education to develop is the challenge of Noëlla Musunka Coursaris. Through her foundation, Malaika, the famous model puts the awakening of the child at the heart of all her programs.

 

«I could have contented myself for being a top model, but I wanted to help my country, use my contacts and the money I am raising to work for a better world.» International model, Noella Musunka created in 2007 the Malaika Foundation – in tribute to her father Georges Malaika -, a charity organization whose vocation is to provide education for a better life for the children of her country, the Democratic Republic of Congo (DRC). «Education is the most powerful tool. I was fortunate to have a western education, and when I returned to Congo, I was struck by the weakness of the school system, particularly in the Katanga region of Lubumbashi where I was born. I felt the need to find a way to give girls an education. Education remains the key to development, in the DRC but throughout Africa. When a woman has received an education, she fights for her ideas and she is no longer influenced by a man. »

 

Number of students doubled in a few years

 

Since 2007, the foundation has been awarding scholarships to girls from poor families and to orphans displaced by the war. Without this help, these children would not have had access to education. «More than one in four children are not educated in the DRC. 60% of these children are girls in rural areas,» Noella recalls. «When you give education to a girl, she will earn 25% more and reinvest 90% in her family. Emancipating girls and women in the DRC is strengthening the entire society.»

 

His greatest pride today : the creation in Kalebuka of the Georges Malaika girls’ school whose first stone was laid on October 27, 2009 by Noëlla and Khaliah Ali, the daughter of Mohammed Ali. The school has been welcoming children since September 2011. «It is an accredited and completely free institution! In order to awaken the curiosity of our students and equip them for the future, the school offers English, French, Physical Education, Arts and Theater classes. We also offer two meals a day. School stationries and uniforms are provided. From a hundred students in the first year, the number at the beginning of the last academic year was rose to 280 students. Girls receive a free, quality education, two healthy meals every working day, a quarterly health consultation program. This may seem obvious, but this school is a hope for all these children. We hope to welcome soon 300 girls!  »

 

Convince families


The education of girls remains Noella’s fight. «Education remains the most powerful way to develop a community. At first, it was difficult to convince parents to send their daughters to schools, but as we continued our sensitization, most families in Kalebuka now value the girl’s education. It is not often easy, it is a struggle that must be carried out till the end.» The foundation’s today projects are «integrated.» «Our approach is to develop the entire village of Kalebuka, which has no water or electricity. For that, we rely on future generations. This is a cause for which we are fighting despite the obstacles, and we invite volunteers to join us for the integral development not only of the DRC but also of all Africa.»

 


Create the leadership of tomorrow

 

Also on the program, the introduction to entrepreneurship. «Right now, our students, aged between 13 and 14, are working on a chicken farm that will be for their communities, but also for the school canteen. They conducted a market survey to inquire about the real need of the community in the consumption of meat. This project was designed by students during our entrepreneurship training. This introduction to business creation also extends to adults. The women we mentor in our community center learn management skills to support their training in cutting and sewing, embroidery, and soap making.»

For Noëlla, it is about making her daughters tomorrow’s leaders. We educate them according to the responsibilities they will have to assume in the future. It is important for me to give them a quality education, restructured according to the needs of the community, of the current social reality. As of developing their personality, our incredible team of teachers is beefed up every summer by new trainers, and no We are happy about the trust they build with them and the self-esteem they bring to our students. The world today needs people who stand out through excellence, that is what we learn in Malaika.»