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Parcours Kiprono Kittony, face aux défis, l’action

Aujourd’hui président de la bourse de Nairobi, Kiprono Kittony a avant cela redonné vie à l’une des plus importantes institutions kenyanes : sa chambre de commerce et d’industrie. Pendant sept années, il a mis ses connaissances et ses expériences collectées au cours de sa vie étudiante, puis d’homme d’affaires, au service de ce qu’il considère aujourd’hui comme son plus grand accomplissement.

Quand en 2012, Kiprono Kittony est nommé à la tête de la chambre de commerce Kenyane, l’institution est au plus bas. Mais l’homme d’affaires, n’a pas l’intention de laisser dépérir un organisme qui peut permettre au Kenya de jouer dans la cour des grands. « Ça a été mon plus grand défi. Faire revivre cette institution historique, dont les fondements remontent à 1599 en France et à 1965 au Kenya », explique aujourd’hui Kiprono Kittony.

Le gout des voyages, l’intérêt pour le droit

Fils d’un homme d’affaires qui vend du thé et d’une femme politique, Zipporah Kittony, très connue au pays notamment pour son engagement auprès de l’émancipation des femmes, il grandit à Kericho, à l’ouest du Kenya. Il se rend ensuite à Nairobi où il poursuit des études en commerce et en droit. « J’ai toujours aimé le droit, je voulais être avocat ! Aujourd’hui je suis heureux d’avoir les deux cursus cela me donne un véritable avantage dans mon travail de tous les jours. » Et c’est un fait, pendant ses sept années à la tête de la KNCCI, Kiprono Kittony n’aura de cesse de défendre les entreprises kenyanes au sein de l’institution. Il lui redonne une vraie gouvernance, une véritable activité, transforme les vieilles habitudes et fait entrer pleinement l’institution au cœur du XXIe siècle. Il s’aide pour cela, du réseau international mis à sa disposition. « Je ne saurais dire dans combien de pays je me suis rendu avec le président Kenyatta pour vendre le Kenya, ses atouts, signer des accords… » Mais il aime cela, et s’il ne sait pas dans combien de pays il est allé avec le président kenyan, le total il le connait : « 55 pays sur tous les continents ». Un gout pour l’étranger qu’il a également développé au cours de ses études. Membre très engagé dans l’association internationale des étudiants en école de commerce, il en profite pour réaliser des stages ici et là, notamment en Norvège et en Finlande.

Un nouveau défi…

Après ses études, il travaille à Londres quelques années, avant de revenir au Kenya et de se lancer dans les affaires. « Je travaillais dans l’horticulture et la logistique. J’envoyais par exemple des haricots verts au marché de Rungis en France et dans de nombreux pays européens », se souvient avec un sourire l’homme d’affaires. Là aussi, cette expérience lui est précieuse quand il s’adresse à un chef d’entreprise ou imagine un développement à l’international. Et le résultat est sans appel : « Aujourd’hui, notre chambre de commerce est certainement la plus dynamique d’Afrique de l’Est. » Le contrat est rempli. En 2019 il quitte la KNCCI, et laisse « un solide héritage », comme il aime le souligner. Mais alors que sa qualité de président lui a permis de siéger à de nombreux conseils dont celui de la bourse de Nairobi depuis 2018, un beau jour de juillet 2020, il en est élu président. « Cela a été une réelle surprise pour moi, puisque certains étaient là depuis bien plus longtemps que moi. Mais ça me plait, et je sens que je peux faire quelque chose au sein de cette organisation. ». Là encore, le chantier est immense d’autant plus que la crise économique due à la Covid-19 n’est pas passée sans faire de dégâts. Et chacun espère sans doute que ce mandat soit aussi réussi que le précédent. Mais « je n’ai pas de rôle exécutif », tient à rappeler l’intéressé. « Je donne une vision, un objectif, une forme de guide pour être encore plus innovant dans ce secteur ».

… toujours au service de l’économie kenyane

Et l’objectif est simple : faire de la bourse de Nairobi la première place boursière d’Afrique. Pour cela, selon lui, il faudra donner envie aux Kenyans d’investir en bourse. « Aujourd’hui 70% de nos actions sont échangés par des fonds étrangers, si nous pouvions simplement arriver à 50-50 ce serait une première victoire. Les Kenyans aiment investir dans des terrains, des logements, des choses qu’ils peuvent voir et toucher, nous avons donc besoin de les éduquer. » Il faudra aussi augmenter le nombre d’entreprises listées, qu’elles soient publiques ou familiales, augmenter la participation… « Finalement la bourse doit être une nouvelle manière de lever des fonds pour les entreprises kenyanes, voilà l’objectif ! » Un nouveau défi de poids, mais loin d’impressionner celui qui se serait presque habitué à renverser des montagnes pour faire avancer l’économie kenyane.

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