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Parcours Julie Davico-Pahin « Mon rêve quand j’étais petite fille, c’était d’être libre »

Ancienne journaliste, Julie Davico-Pahin a co-fondé Ombrea avec son père. Une start-up qui réinvente l’agriculture de demain grâce aux nouvelles technologies. Julie est lauréate du prix Margaret Europe 2019, décerné le 17 avril lors de la 7ème édition de la Journée de la Femme Digitale, à Paris*.

Propos recueillis par DBM

Quelle est votre petite histoire ? Votre parcours, vos rêves de petites filles…

J’ai grandi au sein d’un environnement privilégié, dans le sud de la France, à la campagne, au milieu des chevaux et de la nature, dans une famille d’agriculteurs. Mon rêve quand j’étais petite fille, c’était d’être libre : en clair, je voulais sentir que j’avais une utilité, avec une grande autonomie d’action. Mes parents m’ont toujours appris à réaliser mes rêves : il n’a donc jamais été question de censure. Je rêvais d’une vie en action, de mouvement. Je me suis donc tournée vers le journalisme, que j’ai exercé durant cinq ans. Et puis un matin de septembre 2016, après un énième été de sécheresse qui a fait perdre à mon père – Christian Davico- 25 % de sa production, nous avons décidé de faire bouger les lignes en créant Ombrea. 

Comment est née l’idée de ces ombrières intelligentes ?

Mon rêve de petite fille, justement ! J’ai tout de suite vu dans ce projet l’opportunité de jouer un rôle, en partant de rien donc, pour changer une situation qui me révolte. Ce déclic que nous avons eu avec Christian a changé notre vie : nous parvenons à agir pour nos convictions au quotidien, en montant une équipe autour du projet, tout aussi engagée que nous. Je n’ai donc pas hésité une seconde à quitter sur un quasi coup de tête ma carrière de journaliste, pour laquelle j’avais pourtant effectué des études exigeantes. 

Notre système – un outil de protection des cultures agricoles face aux effets du changement climatique via utilisation d’IA- change réellement la donne : nous sécurisons les récoltes, dopons les rendements (+50 % sur la fraise, +30% sur la pivoine) tout en faisant des économies en eau (-30%). Le tout de façon raisonnée et respectueuse de l’environnement, évidemment.

Que pourrait apporter votre innovation technologique à l’Afrique ? 

L’Afrique fait figure de modèle concernant l’entrepreneuriat, je pense que nous avons beaucoup à apprendre d’elle ! Concernant notre solution, Ombrea est un système tout à fait adapté aux contraintes climatiques que rencontrent les agriculteurs, notamment en matière de sécheresse et de stress hydrique. Je pense qu’avec la diversité des solutions technologiques existantes sur le continent, des synergies fortes seraient à développer.

Vous avez reçu le prix Margaret 2019-Edition 2019. Qu’attendez-vous de la JFD ?

J’attends d’écouter des témoignages forts, inspirants, montrant à tous et à toutes combien les femmes doivent être représentées dans la Tech, un secteur encore trop peu féminisé. Je suis très engagée au quotidien sur les questions de parité : j’essaie de faire bouger les lignes à mon niveau, auprès de mes collaborateurs, collègues start-uppers ou encore au sein des écoles, dans lesquelles j’interviens pour témoigner de notre parcours. J’estime avoir le devoir en tant que jeune entrepreneuse de mobiliser à mon tour des jeunes filles pour qu’elles se lancent à leur tour. C’était donc une évidence que d’être présente à la JFD, pour faire le plein de bonnes ondes !

* *Partenaire de la Journée de la Femme Digitale 2019, ANA publie tous les vendredis, un portrait d’une des nominées.

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