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Mohamed Zahhar, Hayaseï : « Nos cosmétiques en tissu sont innovants »

Mohamed Zahhar est le fondateur de la start-up Hayaseï spécialisée dans le domaine de la cosmétique en tissu, un concept innovant en France inspiré de ses expériences professionnelles en Corée du Sud. ANA vous propose le portrait d’un dirigeant de start-up soucieux de prendre soin de l’être humain et aux ambitions sociales très prononcées.

Mohamed Zahhar a 31 ans et dirige une start-up spécialisée dans le domaine innovant de la beauté en tissu. Il s’adresse aux personnes dont le train de vie est stressant, les hommes et femmes d’affaires qui voyagent beaucoup, par exemple, mais aussi les personnes qui souhaitent retrouver l’efficacité d’un soin en institut. La marque Hayaseï, qui signifie « énergie rapide » en japonais propose de découvrir des soins de beauté innovants réalisés en tissu et à usage unique. En seulement 15 minutes, l’utilisateur peut réaliser un masque du visage, prendre soin de ses pieds, de ses mains grâce aux gants qui leur sont destinés. Il peut aussi décongestionner la peau sensible du pourtour des yeux ou encore hydrater le contour des lèvres lorsqu’il est desséché.

 

Un parcours professionnel très riche

Après un double diplôme de Bachelor en business studies et en management international, Mohamed Zahhar a multiplié les expériences professionnelles à l’étranger, notamment en Espagne et aux Etats-Unis où il était en charge du business développement de la partie Afrique francophone. « Lorsque j’ai été aux États-Unis, je me suis donc occupé de la partie Asie Pacifique. J’ai pu ainsi découvrir le domaine de la beauté en tissu, en Corée du Sud, et je me suis dit qu’il serait intéressant d’exploiter ce filon en Europe, mais avec un principe différent, que j’ai adapté aux besoins européens. De retour en France, en décembre 2008, j’ai repris contact avec mes anciens collaborateurs coréens afin de leur proposer de travailler avec moi au développement de la nouvelle marque de cosmétiques que je souhaitais lancer. Ils m’ont immédiatement fait confiance. L’idée de concevoir des patchs, des masques et d’autres modes d’enveloppement pour le corps m’est venue après avoir constaté que la fatigue pouvait fortement nuire à notre apparence physique », indique Mohamed Zahhar, qui précise que la matière utilisée pour ses produits de beauté est le coton. Il permet aux actifs de bien rester présents et de pénétrer en profondeur dans l’épiderme. Il s’agit d’un tissu idéal pour les peaux sensibles, avec un effet occlusif. « Par ailleurs et afin d’éviter que les peaux ne soient sujettes aux réactions indésirables, nous évitons d’ajouter, quand c’est possible, de l’alcool parmi les ingrédients », précise le fondateur de la marque Hayaseï. Avant de lancer son projet, Mohamed s’est assuré qu’il ne faisait pas fausse route en ayant choisi le domaine de la beauté. Il est alors allé demander conseil à l’école d’esthétique et de coiffure française basée à la Rochelle. « Je me suis entretenu avec la directrice qui a accepté de m’aider à développer les recettes d’actifs de mes masques. Elle fait maintenant partie de mes conseillères et me propose des idées sur la partie formulation, bien que cela soit avant tout une question de bon sens. J’ai toujours souhaité utiliser des produits naturels connus du grand public et ne pas incorporer de jargon scientifique pouvant rebuter la clientèle finale. Je me suis de tout temps soucié de respecter la promesse produit ».

 

Une dimension sociale forte

« Nous nous adressons à une clientèle urbaine qui a besoin de retrouver une belle peau rapidement et à moindre coût. La deuxième typologie de clients concerne ceux qui veulent retrouver le soin chez l’esthéticienne, à la maison. Les patchs s’utilisent aussi bien une fois par semaine ou lorsque le besoin se fait sentir », explique Mohamed Zahhar. Le lancement des produits a d’abord démarré par les cosmétiques pour hommes puisque la compétition était beaucoup moins féroce que sur le marché des cosmétiques pour femmes. Cela a permis à Mohamed de gagner en expérience avant d’introduire des produits pour les femmes. Aujourd’hui, ce segment représente la plus grande part des ventes. D’ailleurs, les produits sont présents en grande distribution chez Leclerc, chez Monoprix, à partir du mois d’août, nous serons chez Carrefour et en septembre nous serons chez Franprix. « Ce sera une manière de multiplier des points de contact avec la clientèle. Nous sommes seulement quatre personnes dans la société, nous n’avons pas encore les ressources humaines suffisantes afin de s’attaquer aux marchés des distributeurs indépendants. Nous sous-traitons une partie de nos produits en Corée du Sud. L’assemblage final, quant à lui, se fait en France, dans nos locaux en Charente-Maritime. Nous faisons intervenir deux organisations pour nous aider à emballer les produits dans leur pochette individuelle. Le premier est un Esat, un établissement et service d’aide par le travail dédié aux personnes handicapées. Nous faisons également intervenir le centre pénitentiaire de Saint-Martin De Ré pour faciliter l’intégration des détenus en fin de peine. Le caractère éthique et social avait, au départ, été choisi pour l’aspect économique, mais aujourd’hui, il fait partie intégrante de la politique menée par le fondateur. À présent, nous nous sommes développés et nous tenons toujours à faire travailler des personnes issues de ces structures. Nous avons découvert, par ailleurs, qu’elles réussissent bien à s’adapter, même lorsque le travail s’intensifie », ajoute le fondateur d’Hayaseï. Des soins en tissus abordables idéals pour se refaire une beauté dans l’avion, le métro. Continuer de développer des produits de beauté par le tissu reste une ambition forte de la marque qui compte toujours concevoir des traitements chocs à effet immédiat.


 

Par Darine Habchi