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Mémoire Un « 10 mai autrement »

Depuis 2006, la « journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition » est commémorée en France le 10 mai à travers notamment une cérémonie dans les jardins du Luxembourg, à Paris, en présence du président de la République et d’autres personnalités. Cette année, dans le contexte de la pandémie Covid 19, la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage donne aux commémorations une dimension numérique.

 Par Bilkiss Mentari, à Paris

 

Depuis 2006, la « journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition » est marquée le 10 mai par une cérémonie à Paris dans les jardins du Luxembourg, en présence du président de la République. L’occasion de commémorer cette page sombre de l’histoire française, la lutte des esclaves qui a conduit à son abolition, et de réfléchir à la manière dont les sociétés de l’Hexagone et d’Outre-mer peuvent éliminer ses séquelles.

 

«  Un rendez-vous original et authentique en ces temps de confinement »

 

Cette année, crise Covid 19 oblige, toutes les cérémonies officielles ont été annulés. Ceci dit, le président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, Jean-Marc Ayrault, a écrit à Emmanuel Macron pour lui demander, malgré la crise sanitaire du coronavirus, de maintenir cette cérémonie. Elle a ainsi eu lieu au jardin du Luxembourg, dans les conditions du confinement, sous l’égide du Premier ministre.

 

Par ailleurs, pour permettre à un plus large public de réfléchir ensemble sur le sujet, la Fondation a donné à l’édition 2020 une dimension digitale. Ainsi, la Fondation a organisé un « live zoom » le 10 mai 14 h à 16 h « un rendez-vous original et authentique en ces temps de confinement », commente la Fondation.

 

«  Montrer un livre d’histoire ou un livre banal et raconter ensuite des souvenirs de jeunesse concernant l’histoire de France »

 

A cette occasion, la Fondation a invité des personnalités à enregistrer une courte vidéo en commençant par « montrer un livre d’histoire ou un livre banal et raconter ensuite des souvenirs de jeunesse concernant l’histoire de France en général, en y apportant des anecdotes personnelles ». L’objectif étant de rappeler qu’il manque une page très importante, « cette page qui raconte l’histoire de la traite et de l’esclavage », précise la Fondation.
De même, durant tout le mois de mai, les musées, les bibliothèques et les archives de toute la France vont également mettre en valeur leurs collections numériques sur l’esclavage et ses héritages et les écoles sont également associées à travers le concours « La Flamme de l’Egalite ». 

Ces commémorations des mémoires de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions se prolongeront jusqu’au 10 juin, journée de l’abolition en Guyane.

Pour en savoir plus : http://gip-mmeta.org/