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Maroc : RNI, l’alternative aux islamistes ?

Les jeunes, les femmes, les couches populaires, le Rassemblement national des indépendants (RNI) marocain, mené par sa figure phare, le ministre Aziz Akhannouch, prend du terrain sur le Parti de la justice et du développement, PJD. L’élection parlementaire partielle du 20 Septembre 2018, dans ce sens, avait valeur de test explique Mustapha Bitas, député et directeur du RNI.

 Le RNI a rassemblé environ 5000 jeunes lors de son université d’été. Un engouement très fort de la jeunesse pourtant de moins en moins politisée. Qu’est-ce qui explique cette attractivité ?

Effectivement, nous étions nous-mêmes surpris par le nombre de jeunes qui se sont déplacés, cela prouve d’une part, que le discours de SM le Roi lors de la Fête de la Jeunesse du 21 Août 2018, pour la participation des jeunes dans la vie politique a été très bien reçu par les jeunes marocains qui sont de plus en plus attirés par la vie politique et d’autre part, que notre programme politique qui réserve une grande place à la jeunesse et à l’emploi et qui a tout simplement intéressé ces jeunes qui se sont déplacés.

Le RNI séduit également les femmes, les milieux populaires, la nouvelle classe moyenne, … et commence à prendre du poids sur la scène politique marocaine ?

La parité a une place prioritaire au sein de notre parti. Je peux vous confirmer que nous avons 50% de femmes et 50% d’hommes issus de différentes  classes sociales.

Le Parti a toujours été  présent sur la scène politique parmi les 4 ou les 5 premiers. Aujourd’hui, notre programme politique et la volonté de ses femmes et ses hommes le rendent plus fort qu’hier et lui permettent d’avancer davantage.

Il est également porté par la personnalité du Ministre Akhannouch, très populaire …

La personnalité d’un dirigeant joue un rôle primordial pour le parti. Monsieur Aziz Akhannouch est une personnalité charismatique, populaire, un homme de consensus, courageux. Tous ces atouts permettent à notre parti d’aller de l’avant et de réussir. Le plus important est que le décideur doit être aimé par les gens du parti, et à mon avis l’ensemble des adhérents lui fait confiance, pour aller de l’avant. D’ailleurs, dans sa prise de parole devant les jeunes samedi à Marrakech, il les a exhorté à ne plus faire la politique du bla-bla mais à passer aux actions solides et aux grands chantiers de développement pour garantir la dignité et la justice sociale.

Le RNI, clairement se positionne comme une alternative aux islamistes, en allant sur son terrain social, et en proposant un autre modèle de société ?

Nous n’avons pas de parti islamiste. Le Maroc est un pays musulman et Notre Roi est le commandeur des croyants, et tous les partis respectent notre religion. Il n’y a pas de parti plus musulman que l’autre.Je crois que vous parlez du PJD, qui est notre allié au gouvernement. Bien sûr pendant les élections chacun des partis essaiera de gagner du terrain avec un programme de société différent l’un de l’autre.

Est-il aujourd’hui suffisamment solide pour faire le poids et contrecarrer l’influence des PJDistes qui restent importants à en croire les résultat des dernières élections locales. L’élection parlementaire  partielle du 20 Septembre 2018, dans ce sens, avait valeur de test. Réussi ?

Effectivement, nous avons remporté le siège parlementaire de M’diq-Fnideq dans les élections partielles du 20 septembre. Pour nous, c’est une très grande réussite, car cette ville était considérée comme un fief du PJD. Cela grâce à la proximité de nos élus auprès des électeurs et à notre programme politique qui est basé sur l’éducation, l’emploi et l’investissement, ces 3 piliers qui concrétisent les orientations de SM le Roi Mohammed VI.