Chemin de fer Mali senegal
Chemin de fer Mali senegal
ActualitéArchives

Mali-Sénégal : 14 milliards FCFA pour le chemin de fer Dakar-Bamako

Après le changement de l’organigramme de Transrail, société chargée de la réhabilitation du chemin de fer Dakar-Bamako, les choses ont pris un coup de fouet avec l’accord signé avec la Banque chinoise de promotion des investissements, Eximbank.

Un jour se lève pour la modernisation du chemin de fer reliant les deux villes ouest-africaines. Après la procédure de recapitalisation lancée par les deux Etats, l’heure est à la signature de contrats de partenariat. A cet effet, le Mali et le Sénégal ont trouvé un accord avec Eximbank avec laquelle ils ont signé un contrat de financement pour la réhabilitation de ce chemin de fer. Pour le tronçon Dakar-Kidira, c’est plus de 1.500 milliards FCFA que les Chinois vont débourser. Dangoté également prévoit un investissement d’un coût de 30 milliards CFA dans la réalisation de ce projet de réhabilitation. Un investissement qui se justifie pour Dangoté par le besoin de transporter ses marchandises dans la sous-région. Un impératif avec la construction de son unité de production de ciment.

Depuis août 2009, Transrail dont Advens est actionnaire majoritaire, est sous règlement préventif. En décembre 2013, la perte de la société était chiffrée à 26,2 milliards FCFA sur un capital largement inférieur de 9,1 milliards FCFA. Pour juguler ces pertes, les gouvernements du Sénégal et du Mali vont injecter cumulativement 14,55 milliards FCFA dans le chemin de fer afin d’abord de le maintenir en vie et penser plus tard à une modernisation.

Mais toutes ces entreprises ne sauraient prospérer tant que Abass Jaber, l’actionnaire majoritaire et boss d’Advens, ne se retire pas du capital de Transrail. Pourtant, l’homme d’affaire avait reçu notification de la décision des deux gouvernements de réhabiliter le chemin de fer et de ce fait de sortir du capital de la société pour une recapitalisation. Mais il semble que Abass Jaber ne l’entend pas de cette oreille. Considéré comme le facteur bloquant de ce processus, Abass Jaber a jusqu’au 30 de ce mois pour (re) convoquer le conseil d’administration de Transrail qui entérinera définitivement le nouvel organigramme mis sur pied.

Ce message est également disponible en : AnglaisArabe