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lntelligence artificielle Une réalité en Afrique

A l’issue d’un forum organisé au Maroc sur l’Intelligence artificielle, l’Unesco invite à explorer toutes les opportunités de cette  » nouvelle frontière » à fort impact social.

“ Nous sommes réunis ici, au Maroc, un pays d’innovation, de connaissance, de savoir et de modernité, introduit Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, par ailleurs fille du pays, pour évoquer ce qu’on pourrait appeler une nouvelle frontière. On croyait que l’univers était fini, qu’on en connaissait tous les contours mais, aujourd’hui une nouvelle frontière s’offre à nous. »

« Il est impératif que l’ensemble des sociétés civiles du monde participe à cette transformation. »

Une nouvelle frontière que l’Unesco, par la voix de sa Directrice, invite à explorer.  » Une exploration qui n’est plus géographique mais politique, sociale, éthique, celle de l’intelligence artificielle. Il est impératif et c’est aussi pour cela que l’UNESCO se mobilise, que l’ensemble des sociétés civiles du monde participe à cette transformation. » Et c’est à cet effet que l’institution organisait,  les 12 et 13 décembre, à Benguerir au Maroc, un Forum sur l’intelligence artificielle en Afrique, en vue d’en explorer toutes les opportunités autant que les défis à l’échelle de l’Afrique.

Co-organisateur, l’Université Mohamed VI Polytechnique, a déjà amorcé le virage vers ces innovations technologiques.  » Le business modèle de l’université est un peu singulier dans l’environnement marocain et africain plus globalement parce que nous sommes adossés à une fondation, la fondation OCP, elle même accoudée au groupe OCP. Ainsi, la relation entre l’industrie et l’université fait partie de son ADN. Ce qui se manifeste à travers plusieurs leviers dont celui de la recherche », indique Hichem el Habti responsable de la stratégie IA au sein du groupe. Lequel n’a pas tardé a exploré les champs de l’IA.  » Nous sommes en train de tester des camions autonomes. Des camions de 190 tonnes pour certains destinés à transporter le phosphate. Un travail lancé il y a 2 mois en collaboration entre nous, les chercheurs et les ingénieurs de l’OCP. »

« Le défi actuel consiste à mettre l’IA à la portée de tous »

 » L’IA est une technologie qui est capable de réinventer chaque secteur, que ce soit en matière de santé, de finance, d’éducation, de fabrication ou de vente au détail, tout en délivrant aux clients des services encore plus efficaces, plus accessibles et plus personnalisés, a observé pour sa part Ibrahim Youssry, directeur général régional du cluster multi-pays Microsoft MEA. Le défi actuel consiste à mettre l’IA à la portée de tous et à mettre en place des systèmes d’IA qui soient équitables, fiables, privés, sécurisés, inclusifs, transparents, fiables et responsables. »

Un écosystème que l’Unesco ambitionne de contribuer à mettre en place à travers ce forum. « L’intelligence artificielle peut être une chance formidable pour accélérer la realisation des objectifs de développement durable, juge Audey Azoulay. Avant de nuancer : Mais toute révolution technologique entraîne de nouveaux déséquilibres qu’il faut essayer d’anticiper. »
Pour en savoir plus : https://fr.unesco.org/artificial-intelligence


 

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