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Le Maroc pays protagoniste et incontournable de l’Afrique du 21ième siècle

Par Sofia Bennani*, experte en Knowledge Management

Commençons par situer notre contexte. L’Afrique qui représente une nouvelle frontière de l’économie mondiale, se place au centre de l’agenda de la compétitivité. L’ancrage historique de plusieurs partenaires auprès de l’Afrique et le renouveau qu’ils opèrent pour maintenir et renforcer leurs positionnements stratégiques met en évidence des acteurs incontournables pour la fondation de tout partenariat qui se veut agissant et durable.

Un tel pari passe inéluctablement par la construction d’un nouvel esprit collaboratif qui s’appuie sur une approche participative et inclusive, à la hauteur des exigences de l’époque et des attentes de développement durable.

Aborder les problématiques rattachées à la dynamique des territoires en Afrique aujourd’hui c’est en quelque sorte aborder l’âme de l’humanité. Les espaces, au sens large du terme, dans lesquels on évolue occupent une place centrale dans les réflexions quotidiennes des citoyens, des décideurs et des industriels.

Autrement dit, le fait d’aborder le rôle des projets BTP et Infrastructures c’est aborder notre avenir par la prise en compte des fondamentaux des temps modernes en passant par le désenclavement et la connectivité tout en se souciant de la durabilité des concepts évolutifs. 

« L’Afrique devient le berceau des projets structurants et des alliances stratégiques » 

 À la lumière de la dynamique de sa jeunesse et du mouvement d’urbanisation accélérée, le continent est demandeur de business models à forte valeur ajoutée eux-mêmes à l’affût de savoirs et de synergies. Nouvelle frontière de libre échange, l’Afrique devient le berceau des projets structurants et des alliances stratégiques protéiformes d’un genre nouveau.

Plus rien ne peut se faire sans penser de manière durable et se concevoir de manière optimale sans une intégration du respect des fondamentaux du partage et de l’intelligence collective. Contrairement aux idées reçues et aux raccourcis superficiels, le modèle de collaboration gagnant pour le contient est évident : celui du partage encouragé et soutenu par des actions motrices dont le catalyseur commun est la confiance en les capacités synergiques des acteurs et parties prenantes qui s’identifient au panafricanisme et qui place l’Homme africain au centre de tout paradigme.

L’économie est appelée à jouer un rôle propice dans cette nouvelle dynamique qui encourage aussi bien le rapprochement interculturel et social dans des plateformes de commerce international. Le Maroc qui se positionne aujourd’hui comme un trait d’union pour une nouvelle approche Nord-Sud-Sud, est à même d’accompagner l’émergence de nouvelles dynamiques structurantes pour la co-émergence de l’Afrique.

Le changement de paradigme dans les relations économiques annonce un partenariat pour l’avenir. L’émergence économique et sociale de l’Afrique constitue un tournant majeur de la mondialisation dont les caractéristiques ne cessent d’évoluer. 

« La co-émergence africaine recentre les priorités vers les problématiques

de l’emploi, de la migration et de l’éducation »

L’enracinement entrepreneurial et l’émergence des relations commerciales et sociales sont des atouts qui facilitent les implications de diverses parties prenantes. Le transfert de compétences, la réflexion en matière de compensation industrielle et les dimensions des Partenariats Publics-Privés sont aussi matière à échange.

Quel est le niveau d’analyse le plus pertinent pour appréhender les nouvelles formes de collaboration dans le secteur du BTP en Afrique ? La co-émergence africaine recentre les priorités vers les problématiques de l’emploi, de la migration et de l’éducation et implique la cohérence entre les politiques sociales et économiques. Les initiatives de développement humain rapprocheraient les sphères industrielles mondiales à la population locale de chaque région hôte.

Une économie ouverte qui accompagne le renforcement des capacités internes en privilégiant l’approche inclusive et participative comme clé de toute dynamique, questionne les impacts. L’implication dans la stimulation des vecteurs de collaboration en Afrique au service de la modernisation du continent, s’inscrit dans une dynamique de compétitivité stimulante et place le secteur BTP en Afrique comme levier de performance.


  *Sofia Bennani est chercheuse en gestion (membre du Laboratoire d’Economie Diyonisien-Université Paris 8- axe de recherche performance organisationnelle et dynamique des acteurs), également consultante et conseillère auprès de PDG de grands groupes industriels au Maroc.

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