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Mode Le luxe défile à Paris

A l’occasion du Sommet international de la mode, tenu le 2 octobre à l’hôtel Meurice à Paris, les créateurs du monde entier ont dévoilé leur collection. La haute couture africaine, par la voix de la marocaine Nawel Debbouze, était bien représentée.                                                                                  

Par Mérième Alaoui 

Musique hip-hop électro et lumières imposantes ont investi la salle de réception Pompadour de l’hôtel Meurice. Sous les caméras qui relayaient en direct l’évenement, Djamila Kerdoun co-fondatrice de DK Ambassador, présente avec émotion la troisième édition du Sommet international de la mode, sous le regard bienveillant de l’invitée d’honneur du jour, Chantal Thomass.

Venus d’Italie, de Turquie ou de Dubaï, les créateurs représentaient les quatre coins du globe. L’Afrique, cher aux cœurs des Ambassadeurs, est mis en valeur à travers la collection de sacs de la créatrice de Nawel Debbouze. Et ce n’est qu’un début pour Djemila Kerdoun : « Il y a de plus en plus de créateurs africains qui sont encore méconnus du public européen. On nous sollicite beaucoup du côté du continent. Notre intérêt est de les mettre en avant surtout à Paris, capitale unique de la mode ».

« Je trouve que la mode en Afrique est sublime,c’est vers là où on devrait tous aller. C’est le futur »

Nawel Debbouze, 29 ans, a déjà un nom, elle veut désormais se faire un prénom. « Je vis un rêve ! Depuis toute petite j’aime la mode, je crée, j’observe, j’ai beaucoup travaillé… Et voici aujourd’hui que je présente ma collection à Paris ». Des sacs made in Morroco de sa marque Jude Jude. Franco-marocaine, elle a fait le choix de s’installer au Marrakech et de représenter le pays de toutes ses inspirations. « Je suis fière de travailler nos traditions et de les faire connaître. Par exemple, je travaille beaucoup avec les tissus Bencherif, un tissu 100% marocain que je veux mettre en avant. Je trouve que la mode en Afrique est sublime, c’est vers là où on devrait tous aller. C’est le futur pour moi » détaille-t-elle.

Le Maroc, souvent présenté comme étant la meilleure porte ouverte vers les pays subsahariens, confirme sa réputation dans le milieu de la mode. Et Nawel Debbouze veut défendre ce rôle. « C’est important de se tenir la main en tant qu’Africains. Dernièrement, j’ai organisé un festival à Casablanca, l’African Fashion Talent, j’ai voulu mettre en valeur une quinzaine de jeunes designers du continent qui n’étaient pas connus.  Ils nous ont juste montré des merveilles ! ». La petite sœur du célèbre humoriste franco-marocain lance bientôt un site de vente en ligne et tient déjà une boutique dans le quartier de Gueliz, à Marrakech.

En 2016, le secteur de la mode générait 5,9 milliards de dollars

Aux côtés de Chantal Thomass, Marjorie Leblanc-Charpentier, co-fondatrice de The Artist Academy, lance une Masterclass en ligne sur la mode. Il s’agit pour célèbre fondatrice de la marque de lingerie, de transmettre des conseils et secrets aux jeunes créateurs du monde entier. « Notre objectif est de se développer à l’international en prenant en compte les cultures de chacun des pays. Aller chercher les talents là où il se trouvent. Les pays africains notamment francophones, nous intéressent énormément » détaille Marjorie Leblanc-Charpentier.

La création est en effet très vive dans les différents pays qui composent le vaste continent dont l’histoire ancestrale est si importante. Et les Africains fortunés veulent consommer toujours plus de haute couture, en particulier si elle est « made in Africa ». En 2016, le secteur de la mode générait 5,9 milliards de dollars de revenu selon le cabinet New Wealth World. Des chiffres qui devraient croître de 30% d’ici cinq ans.


Par Mérième Alaoui 

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