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Le Gabon abrite le 14e forum AGOA

Les travaux du 14e forum de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act) ont démarré ce lundi 24 août 2015 à Libreville, simultanément avec la tenue de la foire économique relative à ce grand rendez-vous.

Le stade de l’Amitié d’Angondjé, à Libreville, où se tiennent les travaux du 14e forum de l’AGOA accueillent, depuis ce lundi, de nombreuses délégations étrangères venues de 37 pays d’Afrique et des Etats-Unis d’Amérique. L’Etat gabonais a mobilisé d’importants moyens de transport, pour faciliter le déplacement des invités.

Débat sur la nouvelle législative AGOA

Le mot de bienvenue a été prononcé à 10 heures (AM) par le 2e secrétaire général adjoint du ministère gabonais du Commerce, Barthelemy Ngoulakia, devant les délégués, les membres du gouvernement gabonais, les leaders de la société civile et les responsables du comité d’organisation. Après l’allocution de bienvenue, les experts se sont retrouvés dans la salle des conférences pour débattre sur les questions clés qui seront abordées à partir de mercredi, lors du forum AGOA 2015. Parmi ces questions, on peut citer entre autres, « La nouvelle législative AGOA et ses implications sur le futur partenariat commercial USA-Afrique », « Maximiser les avantages de la nouvelle loi AGOA » et « L’impact des négociations commerciales multilatérales et accords régionaux de libre-échange sur les préférences de l’AGOA ».

Une foire pour la recherche des partenariats

Dans les couloirs du stade, les hommes d’affaires se bousculent, les téléphones crépitent et les rencontres s’organisent entre les délégués, les officiels et les membres du gouvernement gabonais. Dans la foulée, le ministre gabonais du Commerce, Gabriel Tchango, reçoit ses hôtes des Etats-Unis, pour faire le point des préparatifs du Forum, lequel démarre précisément le 26 août. A l’extérieur, sur les gradins du stade, les artistes, artisans, les vendeuses de pagnes, de bijoux et de robes de mariages en raphia ainsi que les commerçantes des produits alimentaires prêts à l’exportation prennent place dans les stands mis en place pour la foire de l’AGOA. Au milieu des stands circulent des interprètes dont le rôle est de faciliter la communication entre les visiteurs et les opérateurs économiques africains désireux de pénétrer le marché américain avec des produits made in Africa. La plupart des exposants rencontrés ont un seul objectif : « vendre et trouver des partenaires Américains pour écouler les produits ». Selon madame Mbadinga, responsable de la coopérative agricole Agrimat Gabon « nous vendons des produits prêts à l’exportation et sollicitons des partenariats avec les visiteurs américains. La foire de l’AGOA est une aubaine pour nous ».

Permettre la diversification économique en Afrique

Rappelons que la loi AGOA a été mise en place en 2000 par le congrès américain, sous l’égide de Bill Clinton. Elle permet à 38 pays africains d’exporter plus de 6 000 produits aux Etats-Unis sans payer les taxes douanières. L’objectif, à terme, est de faciliter la diversification économique en Afrique subsaharienne et le développement du contient par le commerce. Cette loi vise également à faire des Etats-Unis un partenaire économique fort de l’Afrique, selon de nombreux analystes, qui évoquent aussi une recherche de repositionnement américain sur le continent, face à la pénétration chinoise.

Le Gabon qui accueille ce 14e forum de l’AGOA dont le thème est : « AGOA 15 ans : pérennisation du partenariat pour le commerce et l’investissement entre les Etats-Unis et l’Afrique » abritera également du 28 au 30 août courant, le 4e sommet du New York Forum Africain (NYFA). Une autre rencontre économique appelée théoriquement à apporter plus d’opportunités d’affaires au Gabon et sur le continent. Le NYFA est boudée depuis trois ans par une partie de la société civile regroupée au sein du forum des indignés. « Le NYFA dont l’organisation coûte chaque année des dizaines de milliards FCFA à l’Etat n’apporte rien de concret pour l’amélioration des conditions de vie des Gabonais », a déploré Georges Mpaga, l’un des leaders de la société civile gabonaise, joint au téléphone. Pour Richard Attias, promoteur du New York Forum Africa, ce rendez-vous annuel « est une plateforme économique et non un lieu de débats partisans et politiques ».


 

Par Pierre Eric Mbog Batassi

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