Actualité

Gabon A la recherche de financements alternatifs

La commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale et le bureau de coordination du plan stratégique Gabon émergents plaident pour la promotion des financements alternatifs, en vue d’accompagner le développement économique et la réalisation de gros investissements au Gabon.

Pierre Éric Mbog Batassi, à Libreville

La commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale et le bureau de coordination du plan stratégique Gabon émergents plaident pour la promotion des financements alternatifs, en vue d’accompagner le développement économique et la réalisation de gros investissements au Gabon. La stratégie vise à soutenir le développement économique dans un contexte de crise économique marqué par des tensions de trésorerie au niveau des caisses de l’État. 

L’Ambassadeur Nagoum Yamassoum, président de la commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale, dans un entretien accordé à ANA, a invité les acteurs économiques publics et privés à « faire des appels de levée des fonds auprès de l’institution financière sous-régionale en vue de la concrétisation de leurs projets. C’est une réelle opportunité encore sous exploitée au Gabon et en Afrique centrale. »

« Nous voulons encourager nos sociétés privées et publiques à accéder aux capitaux du marché de la CEMAC »

C’est l’État gabonais qui finance actuellement l’essentiel des investissements et la diversification de l’économie. Les acteurs publics et privés du pays ne profitent pas encore des nouveaux mécanismes de financements mis en place par le marché financier de l’Afrique centrale doté d’environ 920.000.000.000 FCFA.   

« Nous voulons encourager nos sociétés privées et publiques à accéder aux capitaux du marché de la CEMAC, grâce aux nouveaux mécanismes de financement des projets. Le challenge au niveau national reste à relever le niveau de gestion et de gouvernance, et il faut par ailleurs monter des projets bien étudiés et rentables », a déclaré Liban Soleman, coordonnateur du plan stratégique Gabon Émergent. 

La volonté des autorités gabonaises est d’accélérer le processus de développement du pays grâce aux opportunités qu’offre le marché des capitaux de la sous-région d’Afrique centrale. Ce système a fait ses preuves dans la zone de l’UEMOA. 

Le taux d’intérêt moyen varie entre 7 et 8% sur le marché financier de la CEMAC, alors qu’il se situe à 10 voire 12 % dans les banques commerciales locales. Les délais de remboursement vont jusqu’à 8 ans, alors qu’ils dépassent rarement 3 ans dans les banques commerciales.

En quête de 7200 000 000 000 FCFA pour financer ses projets de développement d’ici 2025

Le Gabon est en quête de 7200 000 000 000 FCFA pour financer ses projets de développement d’ici 2025, notamment la mise en place des infrastructures et le renforcement des politiques sociales, selon des sources officielles.  Le pays compte obtenir cette enveloppe budgétaire grâce aux partenariats publics-privés et à l’emprunt obligataire au niveau du marché financier de la sous-région d’Afrique centrale. 

Le Gabon compte surtout sur des partenaires comme GSEZ qui a déjà investi pour 1 milliard de dollar et qui devrait contribuer à hauteur de 9% sur les 7200 000 000 000 milliards de FCFA. La compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG) avec un programme d’augmentation de sa production et de transformation du minerai a déjà débloqué 400 millions d’euros pour la réhabilitation du chemin de fer et environ 350 milliards FCFA pour le programme minier, renseigne le coordonnateur du plan stratégique Gabon Émergent. L’apport du secteur pétrolier pour la mobilisation de 7200 000 000 000 FCFA d’ici 2025 devrait se situer à hauteur de 30 à 40% Perenco investit dans le gaz et les infrastructures gazières, de nouvelles compagnies sont en phase d’exploration, entre autres Repsol, Petronas, Total et Assala. 

Ce message est également disponible en : Anglais Arabe