Togo BOAD
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La BOAD se dote d’un nouveau plan stratégique

La Banque ouest africaine de Développement (BOAD) vient de se doter d’un nouveau plan stratégique afin de mobiliser des ressources, en qualité et en quantité suffisantes, pour traduire dans les faits la vision de l’institution, à savoir devenir à terme « une banque de développement forte, pour l’intégration et la transformation économiques en Afrique de l’Ouest ».

 

Défini en quatre (4) axes principaux tels que l’« accélération de l’intégration régionale par un financement soutenu des infrastructures »; le « soutien à la croissance inclusive, à la sécurité alimentaire et au développement durable »; « l’accompagnement des entreprises et des Etats, ainsi que le développement de l’ingénierie du financement et des services » et l’« approfondissement du processus de mobilisation de ressources », le plan a pour but de faire de la BOAD une banque de développement forte en Afrique de l’Ouest. Selon le président de l’institution, Christian Adovelandé, les ambitions 2015-2019 de la BOAD vont s’appuyer largement sur la volonté d’émergence économique des Etats membres.

Pour cela, il lui faut mobiliser davantage de ressources sur le marché financier international. « L’objectif fixé est de lever 500 millions d’euros sur les marchés sous-régionaux et internationaux, au cours du dernier trimestre de 2015, pour financer davantage de projets. Les efforts de mobilisation de ressources devraient s’étendre à l’Afrique Centrale, l’Europe et d’autres régions du monde », a-t-il souligné lors du lancement du nouveau plan, le 23 juillet 2015, au siège de la banque, à Lomé.

Pour ce nouveau plan, la BOAD s’est engagée à apporter un appui aux Etats en vue d’une résilience face aux chocs climatiques et à la réalisation de la croissance durable inclusive. En effet, elle entend également consacrer beaucoup d’argent à la protection de l’environnement et aux énergies renouvelable qui sont, de l’avis de M. Adovelandé, des leviers de développement économique.

En plus de ses fonds propres, le président de la banque estime qu’il est nécessaire de recourir à des financements alternatifs y compris les fonds verts comme le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et tous les fonds liés au climat. Vu que l’érosion côtière, l’ensablement, la désertification et les changements climatiques sont des préoccupations majeures pour la sous-région et qui devront, souhaite-t-il, figurer à l’agenda des négociations lors de la conférence de Paris sur le climat Cop 21, en décembre 2015.

Grâce aux réformes obtenues entre 2008 à 2014, les engagements de la banque sont passés de 100 milliards à 350 milliards de FCFA par an. Ce qui lui a valu la bonne note attribuée par les agences de notation Moody’s et Fitch, respectivement le 15 mai et le 11 juin 2015. L’obtention d’une notation de qualité « investissement » sur les marchés financiers internationaux constitue un élément clé de la stratégie de la BOAD pour accompagner les Etats membres de l’UEMOA dans leurs efforts vers l’émergence économique.

A noter que le premier Plan stratégique (2009-2013) de la BOAD lui a permis d’accroître son niveau de financement, avec l’octroi de prêts (à moyen et long termes) qui a connu une sensible évolution, passant de 209 milliards à 502 milliards de FCFA

Avec 913 milliards CFA de fonds levés à ce jour, la BOAD se positionne comme le premier émetteur non souverain de la zone UEMOA.


 

Par Emmanuel Atcha