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La BAD au chevet de la RDC pour une électricité moins chère

La BAD a attribué 11 millions de dollars à la RDC afin de développer le projet visant à étendre l’accès à l’électricité à moindre coût. D’autres pays comme le Rwanda, le Burundi, le Kenya et l’Ouganda, mais aussi d’autres régions, sont également concernés par le programme d’action subsidiaire des lacs équatoriaux du Nil (NELSAP). Il s’agit d’un projet écologique s’inscrivant dans le développement durable avec une vocation à tisser des partenariats financiers internationaux.

Cette approbation de 11 millions de dollars, qui a eu lieu le 6 juillet 2016, est destinée à faire avancer un projet qui vise à étendre, à court terme, l’accès à l’électricité à moindre coût dans le pays. D’ailleurs, ces projets d’extension concernent aussi les pays de la région des lacs équatoriaux du Nil. À noter que dans cette région, les taux nationaux d’accès à l’électricité se situent entre 2 et 17%, contre 4% en RDC. Par ailleurs, les régions du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ciblées par le programme d’action subsidiaire des lacs équatoriaux du Nil, (NELSAP) en RDC, cumulent une demande en électricité non satisfaite de 115 MW. En dépit des interruptions intempestives de l’alimentation en électricité, la production d’électricité relève en majorité d’une autoproduction par le biais de générateurs électriques fonctionnant au diesel.

 

Un projet engagé écologiquement

L’objectif du projet NELSAP est l’amélioration de l’accès à l’électricité dans les pays de l’Initiative du bassin du Nil, en augmentant les échanges transfrontaliers en électricité. Par ailleurs, le projet a pour autre but d’établir des interconnexions Ouganda-Rwanda et Kenya-Ouganda et de renforcer celles qui existent déjà entre le Burundi, la RDC et le Rwanda.

La mise en œuvre de la composante RDC du NELSAP permettra de combler le déficit énergétique des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ; de promouvoir les échanges d’énergie entre les pays reliés au réseau interconnecté régional et d’accroître le taux d’accès à l’électricité dans la zone du projet de 4 à 7%. Enfin, les populations et les opérateurs économiques de la zone du projet pourront économiser le coût d’achat du combustible nécessaire à leur autoproduction d’électricité au moyen de groupes diesel.

« En RDC, le projet permettra d’augmenter la fourniture en électricité, essentiellement d’origine hydroélectrique, à un prix beaucoup plus faible que le coût obtenu en autoproduction. Il répond donc, à la mission de la BAD, qui est de faciliter l’accès durable à l’électricité dans toute la région », a souligné Alex Rugamba, directeur du département de l’énergie, de l’environnement et du changement climatique de la BAD.

Des partenaires financiers internationaux

Outre les études, le suivi, la supervision, la gestion du projet, la composante RDC concerne aussi la construction de la ligne 220 kV Goma-Bukavu sur 95 km et du poste de Buhandahanda ; la construction de la ligne 220 kV Goma-Gisenyi, sur 13 km, sans oublier le poste de Goma. Les Pays-Bas, quant à eux, cofinancent la composante RDC du projet, à hauteur de 6,5 millions d’euros. Mobilisés auprès de la BAD, de l’Union européenne, du gouvernement allemand, KfW la banque allemande pour le développement, l’Agence japonaise de coopération internationale, le gouvernement des Pays-Bas, l’Agence suédoise de coopération internationale au développement se sont également engagés à financer le projet NELSAP. Ce dernier couvrira la RDC, le Rwanda, le Burundi, le Kenya et l’Ouganda. Ce financement s’élève à 223 millions de dollars. Les pays bénéficiaires y contribuent pour environ 10 millions de dollars.


 

Par Darine Habchi

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