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Interview Paulo Gomes « Nous, Africains, qui rêvons de la ZLECAf depuis des décennies, devons, tous, aujourd’hui, nous concentrer sur sa mise en œuvre »

L’Initiative AfroChampions milite depuis des années en faveur de l’intégration économique africaine. A ce titre, elle a accompagné le processus de mise en œuvre de la ZLECAf, notamment pour inviter les institutions et pays africains à l’adopter, et à en accélérer l’agenda. Désormais, avec l’entrée en vigueur effective des échanges, l’enjeu, selon l’économiste Paulo Gomes, ancien directeur exécutif au sein de la Banque mondiale, Co-président de l’Initiative AfroChampions, est la capacité à adapter localement la ZLECAf . 

Depuis le 1er janvier dernier, la ZLECAf est en place, et les échanges commerciaux intra-africains ont commencé. L’Afrique est désormais le plus grand marché au monde. Qu’est-ce que cette nouvelle conjoncture inspire à l’économiste que vous êtes ?

Nous sommes dans une phase de transition ; c’est le passage de la théorie et la conception théorique de la ZLECAf, qui s’est déroulée pendant plusieurs années, vers une démarche de mise en œuvre. Je pense que désormais nous sommes tous sur « l’autoroute de la mise en œuvre » – c’est ce sur quoi tout le monde – pays, organisations, parties prenantes diverses – doit se concentrer. Pourquoi ? Parce qu’il y a un sentiment d’urgence, d’autant plus fort avec la Covid. Et cette pandémie est aussi une opportunité de repenser ou réinitialiser la manière dont nous, Africains, avons mis en œuvre nos intérêts pendant plusieurs années. En ce sens, j’utilise les réflexions menées par quelqu’un de brillant, l’économiste Felwine Sarr que j’admire beaucoup et qui apporte une dimension très importante dans sa réflexion que je partage. Il faut que l’Afrique accepte l’idée qu’elle n’a personne à ‘rattraper’ et que maintenant elle doit tout simplement mettre en œuvre sa vision des choses, en y incluant l’aspect matériel, plus de moyens pour améliorer les conditions de vie de nos populations, en promouvant notre culture, en choisissant un développement plus durable en harmonie avec la nature. Nous devrions être fiers car nous sommes à même de développer un modèle économique nouveau, non seulement pour notre continent – mais nouveau aussi en ce qu’il est capable de remettre en question les présupposés qui ont été en vigueur dans beaucoup de régions et ont conduit à des impasses économiques ou écologiques. 

La ZLECAf, c’est en effet une étape, majeure, sur la route vers l’intégration économique africaine. Mais cette ZLECAf, aussi importante soit-elle, n’en apporte que le cadre, qu’il reste à construire État par État. Comment inciter les acteurs africains, et notamment le secteur privé, à se saisir des opportunités qu’offrent la ZLECAf ?

C’est précisément le rôle qu’AfroChampions a joué dans tout ce processus pendant plusieurs années où nous sommes restés un partenaire important des États et des institutions de l’Union Africaine pour faire entendre la voix du secteur privé. Aujourd’hui, encore une fois, nous sommes dans un itinéraire de mise en œuvre, et pour cela, nous sommes en contact permanent avec les différents acteurs du privé, qui font partie d’AfroChampions, pour réaffirmer le fait que cette intégration ne se fera pas dans l’improvisation. Il s’agit, pour chacun des pays, de définir clairement sa stratégie de mise en œuvre, en analysant les points d’entrée les plus simples, et commencer à avancer. 

Si vous regardez un pays comme le Ghana : il a une stratégie de mise en œuvre de la ZLECAf dans laquelle le privé est engagé ; il est arrivé à ce point où des procédures sont en place ; des mesures ont été prises pour faciliter à ceux qui produisent déjà l’accès à des marchés dans la sous-région ; et des produits sont d’ores et déjà en train de circuler. A cela, AfroChampions, nous avons beaucoup travaillé, en coordination avec le secrétariat, pour que la technologie joue un rôle important, en insistant notamment sur l’importance d’avoir pour chaque entreprise un numéro ZLECAf, afin qu’elles puissent s’enregistrer et avoir à travers l’application Africa’App, des informations sur qui est qui, et afin que l’information puisse circuler vite entre les différents acteurs. La technologie va nous permettre d’aller plus vite, de cartographier les PME, et aussi de faciliter l’accès aux financements pour ces PME et micro-entreprises qui commenceront à produire et commercer dans la sous-région.

Justement, quels sont les mécanismes, et notamment les mécanismes financiers à mettre en place pour financer cette intégration ? 

On sait que pour cette intégration, et au cœur des négociations et des différents protocoles, un des éléments importants sera le système de paiement. Sur ce plan, il y a plein d’innovations en ce moment portées par des startups africaines. Tout cela va faciliter le e-commerce dans nos pays et une meilleure compréhension des acteurs du marché. Cela permettra à ceux qui veulent financer d’avoir une meilleure connaissance des acteurs, des corridors commerciaux et des besoins. A ce titre, Afreximbank joue un rôle très important, à travers les différents financements qu’elle a mise en place et à travers l’appui aux PME via les banques (puisqu’elle-même n’intervient pas directement auprès des PME mais passe par des institutions bancaires, lesquelles sont directement exposées aux PME). Il y a des ressources importantes disponibles de cette manière, mais on sait que ces ressources sont des ressources de dette – alors que les PME ont besoin de fonds propres pour développer leur business. C’est une combinaison de dettes et de fonds propres qu’il faudra déployer au niveau des pays pour vraiment pouvoir appuyer les PME. Là aussi, la technologie va faciliter une meilleure compréhension, fluidité, interaction entre les institutions et les personnes. 

Cela ne règle pas la question de la libre circulation des personnes et des produits au niveau des frontières. Cependant il y a des signaux positifs : par exemple, ces investissements en train d’être faits sur des postes frontières qui vont permettre aux marchandises de traverser les pays de manière plus fluide; par exemple, ces pays où le dédouanement se fait directement au niveau des ports et permet d’éviter ces embouteillages énormes au niveau des frontières. On voit ces évolutions en cours dans différentes régions, notamment en Afrique de l’Est. En Afrique de l’Ouest il y a encore des choses à faire sur ce plan.  C’est une combinaison de plusieurs facteurs : d’abord le financement, la mobilité des biens et services à l’intérieur de toutes les frontières mais aussi les règles – qui devront être plus transparentes et prévisibles pour que les acteurs privés sachent ce à quoi ils devront faire face et quelles seront les exigences quand ils vendront aux pays voisins. Les règles du jeu doivent être claires à ce niveau-là. 

Dans une précédente interview, au début de la pandémie vous invitiez à profiter de cette crise. A ce titre, AfroChampions a émis une série de recommandations. Ont-elles été suivies et avec quel impact ?

Le grand avantage, c’est que nous disposons d’un secrétariat général ZLECAf dynamique, qui est dans l’interaction avec les acteurs et qui appuie les pays pour tout le processus. Sur les règles d’origine, les pays ont pour la plupart fait déjà des offres, et seul 10% de ce volet reste à gérer ans les prochains mois. Mais il important de dire aussi que le privé doit s’organiser un peu mieux. Il y a des déficits dans certains pays à ce niveau-là ; il faut s’inscrire dans une démarche plus holistique entre les acteurs privés dans les pays, afin qu’ils puissent vraiment et collectivement tirer tout le bénéfice de ce package ZLECAf. Cela passe par d’abord une organisation des plateformes privées – organisations, fédérations professionnelles, dialogues -, puis par l’élaboration de propositions vis-à-vis des autorités et enfin par un suivi plus dynamique de la mise en œuvre. 

Il y a un an également AfroChampions Initiative s’est engagé à travailler à mobiliser, d’ici 2030, au moins mille milliards de dollars d’investissements pour accélérer la mise en œuvre de ZLECAf. Quel bilan à ce jour ?

Oui, en effet, nous avions fixé un objectif : mobiliser dans les dix ans, un montant de l’ordre de mille milliards de dollars d’investissements pour permettre la mise en place de la ZLECAf en termes de routes, investissements et tout ce qui est nécessaire pour la rendre opérationnelle. Et si nous parvenons à le faire, le PIB de l’Afrique pourra croître de 45% . Un objectif chiffré que nous avons voulu partager avec tout le monde. J’insiste sur le fait que nous avons attendu depuis des décennies, nous, Africains. Depuis des années nous rêvons de la ZLECAF, aujourd’hui nous l’avons démarrée, maintenant, nous devons nous concentrer sur sa mise en œuvre. Cela demande de rendre l’énergie accessible, à la fois techniquement et financièrement, de construire des routes, de faciliter la mobilité des biens et personnes, de structurer l’industrialisation de l’Afrique – en étant beaucoup plus conscients qu’elle doit être beaucoup orientée vers le développement durable. Il ne faut pas industrialiser comme l’a fait l’Europe. Il faut le faire sans sacrifier l’environnement, et promouvoir une approche industrielle qui crée des emplois durables eux aussi. 

Alors une fois fixé ‘le chiffre’, il faut réfléchir au ‘comment’. C’est pour cela que cet objectif chiffré a été formulé dans cadre du « Trillion Dollar Investment Framework » (Cadre d’Investissement de Mille Milliards de Dollars), cadre dans lequel nous avons inscrits les actions qui devront être réalisées au sein de partenariats public privé dans les dix ans. Pour mémoire, ce cadre d’investissement s’appuie sur trois piliers. 

Le premier, un mécanisme de suivi des politiques publiques africaines et de la progressive mise en conformité des législations nationales avec le Traité ZLECAf. 

Le deuxième, un ensemble de critères pour sélectionner des projets à fort impact et dont la réalisation peut contribuer significativement à la réalisation d’une zone de libre-échange qui fonctionne. Enfin, un véhicule d’investissement pour canaliser des fonds vers ces projets à fort impact – et qui a vocation à mobiliser les fonds nécessaires. 

Il est important de rappeler ces trois piliers, parce qu’ils sont étroitement liés : c’est l’harmonisation des législations et des règles de circulations des biens qui peut créer des incitations pour les investisseurs, démontrant que le marché s’unifie et qu’on peut y penser et y structurer des projets plus ambitieux – à l’échelon des régions ou du continent – et donc potentiellement plus attractifs. Et pour les états, il est essentiel de comprendre qu’il faut penser en-dehors de leurs frontières nationales. Les projets régionaux sont susceptibles de favoriser la mutualisation des coûts et des compétences, et surtout, lorsqu’on constitue groupe de plusieurs états on est plus solides pour négocier aussi le meilleur ‘deal’ avec des investisseurs. Car la problématique que nous avons aujourd’hui en Afrique, ce n’est pas de construire une route par ci-par-là, mais bien au contraire le passage à l’échelle – dans tous les domaines, connectivité, infrastructure, énergie…

Pour répondre à votre question, où en sommes-nous sur ce projet ? En dépit de la pandémie de COVID-19, nous avons avancé sur l’ensemble des piliers. 

Sur le suivi des politiques : en mai 2020 est parue la première édition du rapport annuel ZLECAf appréciant, en cette année 0, les engagements pris par les états pour mettre en œuvre la ZLECAf et leur degré de préparation. 

Sur l’identification des projets : nous avons également commencé à recenser un certain nombre de projets – au Cap-Vert, en Guinée-Conakry, au Nigeria – pour apprécier leur éligibilité au regard du véhicule d’investissement que nous venons de créer. Nous travaillons à présenter courant 2021 un cadre précis sur les critères d’éligibilité.

Sur le volet financement : nous avons commencé à sensibiliser un certain nombre d’acteurs stratégiques privés et publics, notamment des fonds d’investissement et des fonds souverains, à notre projet – et les retours sont très positifs. Ces discussions préalables nous ont permis d’affiner l’approche que nous proposons à présent pour le véhicule d’investissement au soutien de ZLECAf, Orango Investment Corporation (OIC), officiellement lancé depuis quelques semaines. Ni Orango ni AfroChampions n’ont vocation à apporter à eux seuls les 1000 milliards de dollars requis – mais ensemble nous avons proposé ce cadre pour lequel il faudra lever ce montant en associant secteur public et privé – un cadre incitatif en somme.

Il y a en effet Orango, ce nouveau véhicule d’investissement lancé en partenariat avec AfroChampions, qui doit relever les défis structurels du marché africain de l’investissement… Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Orango Investment Corporation est l’aboutissement de plusieurs années de travail et de réflexion stratégique, et la réalisation tangible la plus importante suite aux deux bomas organisés par AfroChampions en 2019, portant, pour mémoire, sur le financement et le déploiement des infrastructures (Nairobi, Avril 2019) et sur la croissance et l’industrialisation vertes (Kigali, Octobre 2019). 

Concrètement, c’est un véhicule d’investissement hybride (investissement en capitaux propres et en dette) qui s’aligne sur les objectifs de la ZLECAf. Orango a certaines caractéristiques qui le distinguent d’autres véhicules d’investissement. 

D’abord, Orango va investir en s’alignant sur les besoins et priorités des acteurs des chaines de valeur les plus stratégiques importantes dans la mise en œuvre de la ZLECAf. C’est très important de réfléchir en termes de chaines de valeur parce que cela définit, par principe, des projets à fort impact – et surtout cela contraint les participants à un projet donné à réfléchir amont et aval de manière cohérente, et à mieux dimensionner les levées de fonds. 

Ensuite, Orango s’intéresse aux projets portés par des acteurs africains qui ont le potentiel de devenir des AfroChampions – c’est-à-dire de connaitre un développement régional voire panafricain et de créer ou renforcer une expertise locale dans leur secteur. 

Par ailleurs, on ne s’est pas limité à définir le cadre de ce véhicule, mais on a travaillé en parallèle sur la mobilisation des ressources, sur un portefeuille de deal flow important et qui prend en compte pas mal de pays africains. Les premières ressources mobilisées sont des ressources domestiques africaines. Et nous envisageons maintenant de nous engager davantage dans le processus de levée de fonds (fund-raising).

Le Véhicule a été enregistré au Rwanda et à Maurice et on avance rapidement.  Nous avons recruté une équipe senior représentant toutes les régions du continent, dont les membres cumulent plus de 90 ans d’expérience en matière de gestion et de conseil en investissement dans les secteurs public et privé, avec un réseau et un carnet d’adresses uniques, sur le continent et au-delà. Dans les mois qui viennent nous encore des points à date intéressants, notamment sur les premiers projets retenus pour les premiers deals.

Qu’est-ce qui fait la spécificité d’Orango par rapport à d’autres initiatives qui se mettent en place pour financer les économies africaines ?

Nous pensions que le schéma du private equity classique ne suffit pas. Ainsi, tout en conservant cet aspect ‘private equity’ dans le cadre du véhicule, nous sommes en quelque sorte aussi un développeur. Par exemple, nous travaillons au Sénégal, dans le cadre d’Orango, et d’autres acteurs privés, sur la création d’un parc industriel pour l’installation des entreprises pharmaceutiques pour la fabrication des médicaments les plus urgents, appelé Pharmapolis. Dans ce cadre, le gouvernement du Sénégal a préparé une stratégie, en concertation avec le privé, pour encourager la fabrication locale des médicaments, alimenter le marché local mais aussi les pays voisins. Et c’était une des recommandations formulées par AfroChampions, avec l’appui technique de McKinsey… Nous sommes déjà en train de discuter avec des entreprises pharmaceutiques pour l’installation au Sénégal et dans d’autres pays de la sous-région Vous le voyez ici, on, joue un rôle dès la conception des projets. Ce rôle de développeur nous permet de toujours mettre en place un consortium avec un opérateur avec une certaine expérience. 

En Afrique, si on se limite à financer des projets avec un certain succès, on ne va pas accroitre le volume des investissements et de projets ni atteindre les objectifs de la ZLECAf. Il faut aussi avoir la capacité d’être un développeur dès le début, avec un rôle de market maker, pour créer le marché, c’est-à-dire le cadre incitatif. Et c’est en cela que la particularité d’Orango a permis d’avoir un portefeuille de deal et d’attirer des investisseurs qui aiment cette approche. 

Quels types de partenaires et d’investisseurs attendez-vous au sein d’Orango ?

Orango s’adresse en premier lieu à des investisseurs africains. C’est eux que nous avons commencé de mobiliser, pour envoyer un signal fort en Afrique et au-delà, ces deux derniers mois et que l’on va continuer jusqu’au début de l’été. Pourquoi ? D’une part, cela permet de sourcer des projets, car ces investisseurs africains peuvent parfois déjà opérer dans un ou plusieurs secteurs et souhaiter jouer un rôle plus significatif, s’étendre sur d’autres marchés.  Orango est une plateforme de conseil et d’investissement aussi conçue pour permettre au secteur privé africain de jouer un rôle moteur en Afrique – en définissant priorités et projets et en s’impliquant via des tickets d’un montant substantiel. Les investisseurs africains sont capables de proposer des actions durables, de grandes opérations de transformation et le développement des marchés de capitaux et Orango doit devenir l’instrument privilégié de cette vision, et aider à orienter (ou rapatrier ! ) l’argent africain vers des projets africains. 

D’autre part,  constituer un groupe d’investisseurs stratégiques africains c’est une manière conserver un consensus sur la vision porté par Orango. Après ce premier tour de table pour les ‘anchor investors’, l’objectif est d’élargir le pool de partenaires. Nous avons déjà reçu des manifestations d’intérêts d’acteurs institutionnels africains et internationaux, de fonds souverains. 

Pouvez-vous nous donner une idée des projets qui sont dans votre pipeline ?

Beaucoup de projets déjà. Dans cet esprit de « réinitialisation » post Covid, la priorité concerne tout ce qui est économie de la vie, de la santé – ce projet Pharmapolis au Sénégal en est un aspect important.

Nous avons également identifié des projets logistiques pour soutenir le secteur agricole, en Guinée-Conakry – afin d’aider à structurer la chaîne de valeur locale de la volaille et de réduire le volume des importations chaque année. 

Toujours en Guinée-Conakry, une autre priorité est le secteur minier et les activités de soutien. Ainsi, on s’intéresse à la logistique ferroviaire pour les exportations de minerais mais aussi à tout ce qui facilite leur développement, notamment les projets énergétiques associés aux projets miniers. 

Dans le textile, notamment avec des partenaires en Égypte, nous avançons sur une opportunité visant à transformer davantage dans nos pays la production de coton, qui est très importante. Sur ce point nous travaillons sur toute la filière textile.  

Dans l’aquaculture, la demande africaine en poisson va augmenter. L’aquaculture peut jouer un rôle important. On travaille au Cap-Vert sur ce domaine avec des partenaires internationaux… 

La volonté d’Orango est d’accompagner des chaines de valeur importantes pour la ZLECAf et encore une fois on ne le fait jamais seul mais toujours avec des partenaires opérationnels. C’est parce que nous sommes là pour dérisquer au maximum le risque opérationnel que nous pouvons associer des acteurs représentant l’ensemble de la chaine de valeur dans une industrie donnée et avoir des projets à plus fort impact. 

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