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Interview Houida Ayari Voyager en 2021 : « Il faudra encore s’adapter »

Le secteur du tourisme a perdu entre 70% et 80% de son chiffre d’affaires en 2020 en raison de l’épidémie de Covid-19. Des pertes qui se chiffrent à plus de 20 milliards d’ euros. Alors que l’arrivée de vaccins nourrit de nouveaux espoirs, il est désormais admis que voyager ne sera plus jamais aussi simple… Analyse avec Houida Ayari, Responsable des opérations voyages et logistique chez NTRP. 

 Propos recueillis par DBM 

 

Depuis le début de la pandémie, le secteur de l’aérien a été profondément perturbé. Après quelques mois de reprise, l’Europe se reconfine. Quelles conséquences sur le secteur aérien ?

 

La pandémie a été catastrophique pour notre secteur. Les secteurs du tourisme et le transport ainsi que l’événementiel ont été les premiers à être affectés par la COVID 19. Nous avons assisté à la suspension des vols par les compagnies aériennes. Que faire si les avions sont cloués au sol, quel future pour notre industrie ? Cela a génère la perte de milliers d’emplois. Une compagnie comme British Airways a perdu à peu près plus de 10 000 employés. Cela a aussi mis en évidence la fragilité de notre industrie. Nous constatons que les hôtels ont dû fermer leur porte. Donc pour nous, effectivement la crise COVID 19 a eu et a encore un immense impact sur notre secteur en termes de pertes financières mais aussi de sécurité de l’emploi. Cela a été assez traumatisant parce que c’est quelque chose que nous n’avons jamais vécu.

 

De même pour l’évènementiel… La reprise n’est pas de sitôt. Les évènements virtuels, une réelle alternative pour les acteurs du secteur ?

 

Effectivement les secteurs de l’évènementiel et du spectacle seront probablement les derniers secteurs à retrouver une activité « normale », et malgré l’espoir du vaccin, il faut être réaliste, nous ne pouvons pas continuer à attendre, il est temps de s’adapter et de trouver des alternatives. Garder l’industrie en vie jusqu’à la reprise complète.

On parle ainsi d’évènements virtuels ou hybrides. D compagnies ont utilisés avec succès ces conférences virtuels. Je pense que les évènements hybrides sont là pour durer, combiner une personne « en direct » et un composant virtuel est la bonne réponse pour le moment.

Les acteurs dans l’évènementiel devront ré-apprendre, acquérir de nouvelles compétences, faire appel à la technologie pour organiser ces événements, augmenter le budget de production, etc. Tout cela est positif.

Cependant, ces événements ne remplaceront pas les shows en direct, festivals ou mariages ou même les voyages d’affaires, mais c’est une nouvelle façon de faire des événements, des conférences.

 

Comment votre compagnie, qui dépend du secteur de l’évènementiel et du trafic aérien, arrive à juguler la crise ?

 

Et bien tout d’abord beaucoup de conseils au voyage, d’assistance et expertise, parce que chaque pays a ses propres réglementations et procédures, qui plus est, change constamment. Les voyages d’affaires ou pour certaines prestations sont autorisés sous certaines conditions.

Ensuite nous nous sommes adaptés, à travers la la production de « shows en direct », si les clubs ou festivals n’ont pas rouverts, « the show must go on » , tout en respectant les mesures imposes par les gouvernements pour le COVID ( test rapide PCR COVID avant accès au lieux de tournage, etc.. ). Nous avons notamment conclu un partenariat exceptionnel avec « Defected ».

En ce qui concerne les voyages privés, nous conseillons les voyages domestiques. Essayer de redécouvrir son propre pays, voyager autrement, louer une voiture et aller en villégiature lorsque ceux-ci sont autorisés. Nous avons une clientèle très internationale, il faut donc se tenir informés.

Bien évidemment, le support du gouvernement (NDLR : gouvernement britannique) a contribué lors des mois de total confinement.

Nous sommes impatients de la reprise notre secteur, il faudra encore s’adapter, parfois reprendre à zéro mais il faut tout de même rester positif.

 

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