COMEX ORANGE 14/09/2020 © Nicolas Gouhier
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Interview Elizabeth Tchoungui « La mixité est un levier très fort d’innovation sociale et technologique »

A l’occasion du 1er Orange Talk Show, organisé le 8 mars sur le thème « Les femmes, créatrices de valeur pour le numérique et pour le monde », Elizabeth Tchoungui, Directrice exécutive, RSE, Diversité et Solidarité du Groupe Orange, et Présidente déléguée de la Fondation Orange, décrit l’engagement du groupe de télécoms français en faveur de l’inclusion des femmes. 

 

 

Vous organisez le 8 mars le 1er Orange Talk Show. En quoi consiste ce nouveau RDV ?

 

Déjà avant de rejoindre le groupe Orange, l’égalité homme-femme a toujours été au cœur de mes engagements. La question des femmes dans le numérique est un véritable enjeu de société. 5% des codeurs dans le monde sont des femmes. 30% des métiers de 2030 n’existent pas encore et seront liés au numérique. En termes d’enjeu pour l’employabilité et sur l’Afrique en termes d’autonomisation des femmes, le numérique est au cœur.

 

 

Cette émission, organisée à l’occasion de la Journée internationale de la femme le 8 mars, est en réalité le teaser d’un événement d’une plus grande ampleur qui se tiendra, si les conditions sanitaires le permettent, au dernier trimestre de l’année.

 

En effet, dès mon arrivée, j’ai lancé un programme, Hello Women, qui a démarré en novembre, pour répondre à nos enjeux de féminisation des métiers du numérique au sein du groupe. Un enjeu également technologie alors que l’on compte seulement 20% de femmes dans les métiers tech. L’idée est de sélectionner un certain nombre de partenaires pour répondre à nos enjeux de recrutement. Sachant que cela démarre dès le secondaire, on a donc besoin de sensibiliser les lycéennes aux métiers du numérique, parce que le plafond de verre commence là. Ensuite, il faut les mentorer, proposer des programmes dereconversions… Par exemple, parmi les partenariats mis en place, il y en a un avec l’ONG Techfugees, qui donne la possibilité à des femmes, réfugiées en France, qui ont des compétences dans le digital, de se réinsérer dans des entreprises de la Tech en France.

 

Et ce talk du 8 mars va donc présenter les enjeux de la question de la promotion des femmes dans le numérique, les freins et comment les lever.

 

Comment le groupe Orange, très présent en Afrique, notamment dans la zone francophone, et particulièrement engagé dans le volet formation, participe-t-il à la promotion des femmes dans le numérique ?

 

Il y a en effet ce programme Hello Women, programme phare qu’on a lancé en novembre dernier. Sur le continent, il y a plusieurs initiatives en faveur de la mixité sur le numérique. Dont le Prix Orange de l’Entreteneur Social en Afrique et Moyen-Orient (POESAM) chaque année.

 

En 2020, j’ai souhaité lancer un prix POESAM féminin qui récompense soit une startuppeuse, soit une développeuse. On est parti d’un constat : l’Afrique est le premier continent de l’entreprenariat féminin et en même temps le numérique et le secteur où elles peuvent trouver le plus de valeur ajoutée. Ce prix est une des initiatives que nous menons.

 

 

Il y a également nos écoles de codage, dans 14 pays de la zone Afrique et Moyen-Orient, nous y avons formé 20 000 jeunes dont 20% de femmes. Et le nouveau programme, navire amiral de nos engagements sociétaux, les Orange Digital Center (ODC, le premier à Tunis, puis à Dakar, et récemment en Éthiopie), qui sont des centres d’accompagnement et de développement des compétences numériques, de la formation au codage à la création d’entreprise, avec dans chaque ODC une école du code, un FabLab solidaire, un incubateur de startup et un accélérateur de startup via notre fonds Orange Ventures Africa. Avec un objectif de 30% d’apprenantes. Tunis est allé au-delà.

 

En plus de ce programme, le groupe conduit plusieurs engagements sur les femmes et la tech. Au Sénégal, le Linguère Digital Challenge. Lors de mon dernier passage à Dakar, j’y ai rencontré une des lauréates, Fatou Kiné Diop, fondatrice de la startup e-Tontine. C’est ce que l’on observe : les créateurs de startups en général, les femmes en particulier, conduisent des projets très ancres dans l’écosystème local.

 

Dernier point, où le groupe Orange est pionnier, la charte pour l’intelligence inclusive, lancé il y a quelques mois. Il faut savoir que seulement 12% de l’IA est développée par des femmes dans le monde. Le risque est de voir l’IA reproduire les inégalités de notre monde. Pour y remédier, cette charte, avec le fonds de dotation Arborus, qui va engager les entreprises qui veulent lutter contre les préjugés et promouvoir la diversité dans l’IA. Orange est la première signature ; entre temps, la charte a recueilli une cinquantaine de signatures.

 

Pourquoi un groupe comme Orange, un opérateur de télécoms s’engage sur ce terrain ? Celui de la promotion des femmes ?

 

Parce que chez Orange on est persuadé et c’est pourquoi aussi j’ai rejoint ce groupe que la mixité est un levier très fort d’innovation sociale et technologique, et qu’il faut favoriser l’entreprenariat féminin pour un développement durable. Il n’y a pas de performance économique sans performance durable, et pas de performance durable sans promotion de la moitié de l’humanité. Et c’est une conviction profonde et partagée dans le groupe. On a un pourcentage de femmes au sein du comité exécutif, le groupe est un des meilleurs élèves parmi les entreprises du CAC 40, avec des femmes CEO telles que Aminata Ka, 36 ans et patronne d’Orange Sierra Leone… Je crois beaucoup au rôle-modèle, et on a de très beau role-modèle chez Orange.

 

Pour en savoir plus : https://orange.jobs/site/fr-stories/Hello-Women.htm

 

 

 

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