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Kigali ambitionne de devenir la première ville verte d'Afrique-DR
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Interview « Citizen Portal, l’un des premiers portails citoyens réels à être implémenté en Afrique »

Après l’Afrique de l’Ouest, la société française Tactis veut conquérir l’Afrique de l’Est et du Sud à partir de ses innovations numériques. Pour cela, elle a posé ses valises au Rwanda depuis 2019. Vocation, projets et réalisations de Tactis au Rwanda, ambitions pour l’Afrique… Interview avec Bernard Binangwaho, Directeur Afrique de Tactis.

 

 

Propos recueillis par Saad Cyuzuzo, à Kigali

 

Bernard Binangwaho, Directeur Afrique de Tactis-DR

 

Parlez-nous de Tactics et de ses activités…

 

Tactis est une société française créée il y a 25 ans, travaillant initialement dans le domaine des télécommunications numériques, de la communication, des infrastructures et des réglementations associées. Nous sommes une autre main pour les gouvernements. Nous avons commencé officiellement avec le gouvernement français à nos débuts avec sa feuille de route et son plan d’infrastructures numériques avant de déployer nos activités dans les 15 pays d’Afrique de l’Ouest. Tactis offre ses services principalement aux gouvernements et aux régulateurs qui sont nos principaux clients. Nous travaillons beaucoup sur différents services en plus des infrastructures numériques qui sont liées à la mobilité, à l’éducation et à la gestion des déchets et de l’eau. La moitié de notre chiffre d’affaires étant réalisée en France et en Europe, l’autre moitié en Afrique de l’Ouest, nous avons décidé de créer une filiale pour tenter de développer l’Afrique de l’Est et du Sud.

 

 

Pourquoi avoir choisi le Rwanda pour développer vos activités en Afrique ?

 

Nos activités ont démarré au Rwanda en mars 2019, deux mois après mon arrivée dans le pays. Trois raisons ont motivé notre choix de Kigali. Premièrement, la ville est un pont naturel entre l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest en termes de position géographique mais aussi pour son bilinguisme anglais/français.

Deuxièmement, le Rwanda et Kigali sont une belle vitrine pour notre activité. Il s’agit d’un pays et d’une ville qui rayonnent en Afrique. C’est l’origine de beaucoup d’initiatives et projets pilotes dans le domaine du numérique. Cela attire beaucoup de monde d’autres pays africains qui viennent voir ce qui s’y passe.

En troisième position, le cœur du Rwanda, Kigali, étant le berceau de Smart Africa, un projet qui regroupe environs 35 pays africains et qui joue le rôle d’accélérateur du numérique sur le continent en pilotant des initiatives et lançant des projets sur tous les domaines du numérique: connectivité, datacenters, infrastructures, villes intelligentes, éducation et formation sur les TICs, souveraineté des données, maîtrise du trafic voix et data dans la région etc…Notre présence à Kigali est très importante, car il nous est facile de mettre en valeur ce que nous faisons.

 

 

Quels sont les projets sur lesquels vous vous concentrez ici au Rwanda ?

 

 

Ici à Kigali, nous sommes trois dans l’équipe et nous aidons Tactis France et Tunisie sur leurs projets. Nous travaillons sur des projets de toute l’Afrique de l’Ouest et d’autres pays. Nous avons aussi travaillé jusqu’à présent sur un projet pour Smart Africa, qui consistait à développer une stratégie nationale pour les villes intelligentes. Cela concerne quatre pays : le Ghana, le Bénin, la Tunisie et la Guinée. Nous avons remporté un appel d’offres avec PWC, ici au Rwanda pour ces quatre pays.

 

Quelles sont vos contributions au projet ‘‘Kigali Sustainable City’’?

 

‘‘Kigali Sustainable City’’ regroupe toutes les initiatives qui peuvent être taguées ville durable. En ce qui nous concerne, les projets de portail citoyen et de suivi de la pollution atmosphérique rentrent bien dans le périmètre de ce que nous pouvons appeler « solutions pour villes intelligentes et durables ».

Nous allons bientôt lancer le portail citoyen pour Kigali, un système de surveillance de la pollution atmosphérique. Nous avons réussi à obtenir une subvention du gouvernement français pour pouvoir installer le portail ici à Kigali. Le prêt a été accordé en février. Nous finalisons actuellement le contrat avec le Directeur général du Trésor pour déclencher les premiers versements. Nous espérons démarrer le projet début septembre pour faire les premières mises en ligne fin 2020 – début 2021. Ces mises en ligne seront suivies d’une période d’observation et de formation qui vont durer environs 6 mois. Le portail citoyen aidera les autorités locales à mieux communiquer. Les citoyens pourront faire part de leurs problèmes, et les autorités locales pourront transmettre leurs informations aux citoyens. Il est inévitablement l’un des premiers portails citoyens réels à être implémenté en Afrique. Il va permettre une prise de conscience qu’aujourd’hui, la pollution tue plus que le tabac et donc il est important de pouvoir la contrôler afin d’identifier les mesures à prendre pour la freiner.

 

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