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Interview Cheick Keita « Un Observatoire panafricain du numérique et du digital pour accompagner, guider, orienter la transformation digitale du continent »

L’Afrique compte désormais un Observatoire panafricain du numérique et du digital. Une initiative portée par Cheick Keita, Ambassadeur IHRC et président du fonds d’investissement Bridge of Innovations.

Propos recueillis par DBM

Avant d’évoquer l’Observatoire, présentez-vous. Vous multipliez les activités et les casquettes…

Je suis Cheick Keita, originaire de Guinée, un beau pays de l’Afrique de l’Ouest également appelé « le châteaux d’eau de l’Afrique Occidentale » car la plus par des rivières y prennent leur source.

J’étais jusqu’alors fonctionnaire au Ministère français de l’Economie, de l’Industrie et de la Comptabilité Publique (Bercy) que je dois quitter prochainement à la suite de ma nomination au poste d’ambassadeur d’Internationale Human Rights Commissions (IHRC).

Un parcours qui a commencé par une Maîtrise en Droit Public et un DESS Entreprise publique, option Droit, économie et gestion. J’ai ensuite occupé les fonctions d’Auditeur Grands Comptes expertise juridique au sein du pôle Audit Gestion affaires juridiques et financières du Crédit Agricole (France), de Directeur des Affaires juridiques et du Contentieux à la Société Financière d’Étude et de Contentieux (SOFIDEC France), de Directeur de la Division Afrique pour la multinationale OVIEDO Groupe IMASA (Espagne), de Directeur des Marchés Afrique de la Banque BBVA (3ème banque d’Espagne), de Gestionnaire analyste à la Direction juridique et économique de l’évaluation des perspectives économiques internationales à l’Organisation pour la Coopération et le Développement.

En marge de mes fonctions officielles, je suis est Président-fondateur de la Chambre d’Initiatives pour le Développement des Investissements des Groupements en Afrique (CIDIGA) depuis 1996 dont la mission est de produire et d’offrir des études et informations socio- économiques et politiques fiables, utiles pour promouvoir les investissements sur le continent. Selon l’adage : « Les Africains doivent prendre conscience de leur interdépendance. » C’est pourquoi, je me suis engagé à fédérer les expertises et les savoir-faire qui permettront à l’Afrique de se développer et créer une société de promotion des investissements sur le continent O.B.A Open Business Africa. et B.O.I. une entreprise qui accompagne les startup innovantes en Afrique pour leur développement.

Par ailleurs, je suis initiateur de la Banque de données des expertises de la Diaspora (AFRICANETWORK) et du Réseau de promotion de la culture de l’entrepreneuriat et du leadership et d’échange entre l’Afrique et les autres continents qui organise tous les ans un voyage avec 100 Afro-Américains dans un pays africain pour les inviter à connaître la terre de leur ancêtres, plus connu sous l’appellation anglo-saxonne HOPE FOR NEW AFRICA. Ce qui fait partie d’une de mes convictions : la Diaspora doit être une Diaspora d’actions et de propositions qualitatives et quantitatives pour contribuer efficacement à l’émergence de l’Afrique.

Justement, l’émergence de l’Afrique passera par la révolution technologique que nous vivons actuellement. A ce titre, vous avez lancé, le 29 avril dernier, à Dakar, l’Observatoire panafricain du numérique et du digital. Quelle est sa mission ?

J’étais en effet à Dakar, ou je participais aux Assemblée générale de l’intelligence économique Africaine organisée par le Centre Africain de veille et d’intelligence Économique (Cavie). Nous avons, à cette occasion, lancé, sous mon initiative, l’Observatoire Panafricain du Numérique et du Digital (OPND). L’OPND a pour but de renforcer la capacité des États afin de mieux cerner et comprendre cette révolution numérique, pour accompagner, guider, orienter la transformation digitale du continent. Celle-ci ne pouvant pas résoudre tous les problèmes du continent, elle a ses avantages comme ses inconvénients. A commencer par la cybercriminalité qui a tendance à augmenter sur le continent et nous sommes aussi face à la multiplication des fausses nouvelles, un danger pour les États et la démocratie. C’est l’occasion aussi de mettre en place des mécanismes de reconnaissance et de validation des innovations afin de référer mondialement le made in Africa.

Un Made in Africa qui a le vent en poupe. Comment accompagnez-vous cette Tech africaine ?

L’Afrique est une terre d’innovation je le sais car avec ma société Bridge Of Innovations (BOI), nous repérons les startups innovantes en Afrique que nous appuyons et soutenons dans leur développement en leur apportant les ressources techniques et financières à travers nos réseaux de Business Angels et ventures capital dont je fais partie.

L’Observatoire offre un nouveau volet à cet accompagnement. Quelle est la première étape ?

Je suis ainsi, depuis ce lancement, le Président fondateur de l’observatoire Panafricain du Numérique et du Digital. Notre feuille de route consiste, dans un premier temps, à refaire le tour des États pour un état des lieux, expliquer les enjeux du Numérique et du digital, par la même occasion, et recenser les points de priorités afin de mettre en place un comité de Veille et alors élaborer notre stratégie.

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