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Intégration régionale : la CNUCED et le secrétariat de la ZLECAf renforcent leurs liens pour stimuler le commerce intra-Afrique

La CNUCED et le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ont signé un protocole d’accord pour renforcer leurs efforts conjoints visant à promouvoir l’intégration régionale et la croissance inclusive en Afrique. Il s’agit de renforcer les partenariats pour maximiser les opportunités de commerce, d’investissement et de développement des pays africains.

Par la rédaction

Le partenariat renforcé permettra à la CNUCED de travailler en étroite collaboration avec le secrétariat de la ZELCAf, les États membres africains, les communautés économiques régionales, le monde des affaires et les partenaires de développement stratégiques pour favoriser l’intégration économique régionale et la croissance en Afrique.

Le travail conjoint dans le cadre de l’accord, vise à aider les pays africains à renforcer les capacités productives dont ils ont besoin pour s’intégrer au niveau régional et participer plus équitablement au commerce mondial. 

« La mise en œuvre de la ZLECAf est une opportunité sans précédent pour les pays africains de se rassembler en tant que région et de renforcer leur participation à l’économie mondiale. C’est pour eux une chance révolutionnaire de développer leurs échanges et de diversifier leurs économies », a déclaré la secrétaire générale de la CNUCED, Rebeca Grynspan Mayufis. 

« En joignant nos forces à celles du secrétariat de la ZLECAf, la richesse de l’expertise de la CNUCED en matière de commerce et de développement en Afrique peut aider le continent à progresser dans son ambitieux programme de développement », a-t-elle ajouté.

“Ensemble, le Secrétariat et la CNUCED peuvent multiplier l’impact du soutien et aider les pays africains à atteindre leurs objectifs d’intégration”

« Une coopération accrue est au cœur de la ZLECAf. Ensemble, le Secrétariat et la CNUCED peuvent multiplier l’impact du soutien et aider les pays africains à atteindre leurs objectifs d’intégration”, a poursuivi le secrétaire général du secrétariat de la ZLECAf, Wamkele Mene.

Les recherches et les travaux en cours de la CNUCED ont illustré le potentiel de transformation de la ZLECAf. Les deux organisations comptent s’appuyer sur la profondeur et l’étendue de leurs expériences pour donner  la priorité à cinq domaines clés.

Il s’agit notamment de renforcer la coopération sur le commerce des marchandises, de lutter contre les mesures et les barrières non tarifaires et faciliter les échanges et la coopération douanière à travers l’Afrique.

Les objectifs communs sont aussi de stimuler le commerce des services et les investissements sur le continent, de renforcer la protection des droits de propriété intellectuelle, de soutenir la deuxième phase des négociations du protocole de la ZLECAf sur l’investissement, la politique de concurrence et le commerce numérique.

En outre, il est prévu d’organiser des ateliers et de formations conjoints de renforcement des capacités, de mener des recherches, de rédiger des études techniques, d’organiser des dialogues sur les politiques, d’échanger des données et des statistiques, de surveiller et d’évaluer la mise en œuvre de la ZLECAf, entre autres activités.

“C’est le moment que les mères et les pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine ont tant attendu. Nous avons enfin honoré et concrétisé la vision de ceux qui ont libéré notre continent”

Entre-temps, le secrétariat de la ZLECAf établi à Accra, la capitale du Ghana, a récemment présenté une initiative pour accompagner les échanges commerciaux entre sept pays prêts à commencer, à savoir la Tanzanie, la Mauritanie, le Kenya, l’Égypte, le Cameroun, le Rwanda et le Ghana.

Selon Wamkele Mene au moins 96 produits différents des sept pays pouvaient être librement échangés en vertu des règles de la ZLECAf. Les biens dont le commerce est autorisé dans le cadre de la ZLECAf comprennent les produits horticoles, les articles pharmaceutiques, le caoutchouc, les ustensiles de cuisine en aluminium, le sucre, l’acier et les produits en bois. Ces marchandises originaires d’Afrique bénéficieront d’échanges en franchise de droits et sans quotas entre les pays partenaires.

“C’est le moment que les mères et les pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine ont tant attendu. Nous avons enfin honoré et concrétisé la vision de ceux qui ont libéré notre continent”, a déclaré Mene. “Nous connectons l’Afrique de l’Est à l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique du Nord à l’Afrique australe. Le commerce sera le moteur de l’inclusivité, créant des opportunités pour les jeunes Africains. Nous avons donc fait le premier voyage aujourd’hui, et j’espère que dans 15 ans, nous aurons réussi à sortir des millions et des millions d’Africains de la pauvreté.”

“Cela symbolise que la ZLECAf n’est pas seulement sur le papier mais une réalité. Et nous passons des discussions et des négociations à l’action. Cela symbolise également que les gouvernements africains qui ont été impliqués dans les négociations, cèdent maintenant la place au secteur privé pour qu’il soit une réalité », s’est réjoui le ministre ghanéen du commerce et de l’industrie, Alan Kyerematen. 

Pour concrétiser les rêves de la ZLECAF et la maintenir à flot, le Ghana International Trade and Finance (GITFiC) a fait un pas de plus en lançant un manuel sur ses activités. Le livre “Actualiser la vision économique africaine” ; un manuel pratique sur la ZLECAf, qui a été lancé à l’ambassade de l’Alliance du Pacifique à Accra, a reçu un haut patronage et servira de ligne directrice aux dirigeants africains, à la communauté universitaire, commerciale et financière et à tous les autres participants de la ZLECAf.

Pour en savoir plus : https://unctad.org

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