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Intégration régionale : La Banque Mondiale renforce son soutien

Le Groupe de la Banque mondiale consolide son approche pour renforcer l’intégration régionale en Afrique, mieux accompagner le continent dans sa reprise post-COVID et l’aider à se transformer économiquement dans les années à venir, à travers des engagements de 19 milliards $ USD. 

Le Groupe de la Banque mondiale reste une source de financements majeure pour la promotion du programme d’intégration régionale de l’Afrique, avec des engagements en cours d’un montant total de plus de 19 milliards de dollars. Au cours des trois prochaines années, les financements de l’IDA augmenteront de plus de 8 milliards de dollars, avec de nouveaux investissements destinés à aider le continent à lever les obstacles à l’intégration et à faciliter les actions collectives dans des domaines prioritaires. 

Transport, énergie et infrastructure numérique

Intitulée « Soutenir la reprise et la transformation économique de l’Afrique », la version actualisée de la Stratégie pour l’intégration régionale et la coopération (2021-2023) est notamment axée sur une amélioration des connexions dans les domaines du transport, de l’énergie et de l’infrastructure numérique. La stratégie s’attachera à promouvoir le commerce et l’intégration des marchés par la facilitation des échanges dans les couloirs économiques régionaux, une assistance technique pour le déploiement de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le soutien aux chaînes de valeur régionales et l’intégration des marchés financiers.

« L’intégration régionale peut être synonyme de nouveaux marchés pour les entreprises africaines, ce qui est particulièrement bienvenu en période de choc économique »

L’accent sera également mis sur la valorisation du capital humain grâce au renforcement de la surveillance des pandémies et des maladies, au développement des compétences, à l’autonomisation des femmes, ainsi qu’à l’amélioration des statistiques et à la promotion des systèmes d’identification numérique au service du développement. Un dernier axe porte sur la résilience et la nécessité d’agir pour lutter contre l’insécurité alimentaire et résoudre les enjeux liés à l’agropastoralisme, faire face à des menaces transnationales, comme les dérèglements du climat et les invasions de ravageurs, nouer des partenariats pour répondre aux besoins des populations déplacées dans les zones frontalières et soutenir une meilleure gestion des eaux transfrontalières. Cette version actualisée s’aligne sur la stratégie de la Banque en matière de fragilité, conflits et violence en insistant particulièrement sur les problèmes qui touchent plusieurs espaces fragiles : la Corne de l’Afrique, le Sahel, la région du lac Tchad et celle des Grands Lacs.

Renforcer le dialogue sur le chantier politique de l’intégration continentale

Dans le cadre de cette nouvelle approche, le Groupe de la Banque mondiale élargira son programme pour l’intégration régionale en Afrique aux pays d’Afrique du Nord. Une démarche inédite pour renforcer le dialogue sur le chantier politique de l’intégration continentale, mais aussi collaborer avec le secteur privé des pays nord-africains pour explorer les possibilités d’investissement dans le reste du continent.

Le secteur privé a en outre un rôle de premier plan à jouer dans la reprise économique du continent, pour permettre le maintien de l’activité, la préservation de la circulation des biens et des services, et la protection des emplois. « L’intégration régionale peut être synonyme de nouveaux marchés pour les entreprises africaines, ce qui est particulièrement bienvenu en période de choc économique, lorsque les entreprises ont besoin d’investir de nouveaux territoires pour soutenir et développer leurs activités, a expliqué Sergio Pimenta, vice-président de la Société financière internationale (IFC) pour le Moyen-Orient et l’Afrique

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