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Ghana Restructuration de l’industrie automobile

Les autorités ghanéennes veulent booster leur industrie automobile. Première étape de ce vaste chantier de restructuration du secteur, l’interdiction des véhicules de plus dix ans. Au programme également des mesures d’incitation fiscale afin d’attirer les leaders mondiaux.  

 

Par Blamé Ekoué

 

Si la stratégie, définie dans le « Ghana Automotive Manufacturing Development Programme » (GAMDP) ou «Programme développement de la fabrication automobile du Ghana » ne date pas d’aujourd’hui_ elle a été élaborée en août 2019_, elle se voit dotée de nouvelles mesures destinées à promouvoir la fabrication d’automobiles pour le marché local et la sous-région ouest africaine. Ce programme rentre dans la droite ligne des politiques élaborées depuis quelques années visant à développer certaines industries stratégiques qui favoriseront le développement économique du pays. C’est pour renforcer ce programme qu’une loi interdisant l’importation de véhicules datant de plus de 10 ans a été promulguée le 3 mars dernier. Cette loi interdit également l’importation de véhicules endommagés qui sont réparés et revendus sur le marché local. Cette nouvelle loi sur les douanes vient modifier celle de 2015 afin d’inciter les constructeurs et assembleurs enregistrés dans le cadre de ce programme.  Selon les autorités, cette mesure permettra de réduire la part des véhicules d’occasion qui représentent environ 70% des importations du pays. Désormais, la voie est balisée pour attirer de nouveaux investissements dans ce secteur avec cette règlementation qui doit entrer en vigueur dans un délai de six mois.

 

«  Nous voulons rendre accessibles et moins chers les voitures localement produites à tous les Ghanéens »

 

Selon les estimations, l’État pourrait perdre jusqu’à 143 millions de dollars US en recettes douanières au cours des trois prochaines années suivant la mise en œuvre de cette nouvelle loi. Toutefois, le pays pourra combler ce déficit grâce aux investissements escomptés de leaders mondiaux de l’automobile attirées par les mesures d’incitations fiscales du GAMDP. En effet, les autorités ont prévu des réductions sur les droits d’importations pour les entreprises telles que Toyota, Nissan et Volkswagen qui penseraient déjà délocaliser leurs unités de fabrication et d’assemblage automobiles au Ghana.

Au-delà de la création de milliers d’emplois, le gouvernement, à travers le GAMDP veut rendre les véhicules accessibles à toutes les bourses. « Nous voulons rendre accessibles et moins chers les voitures localement produites à tous les Ghanéens. Donc le but visé, c’est de produire plus au plan local afin de persuader les Ghanéens d’acheter les voitures fabriquées ou assemblées au Ghana, mais aussi créer de l’emploi », a expliqué Kojo Oppong Nkrumah, ministre de l’Information.

En attendant, cette décision est une pilule amère à avaler pour certains concessionnaires automobiles et importateurs ghanéens qui, désormais, ne pourront plus importer des véhicules accidentés qui sont réparés et revendus à des prix beaucoup moins élevés que les véhicules neufs. « Il va falloir que les autorités soient beaucoup plus explicites. Que veulent-elles dire par véhicules accidentés ? Aucun importateur n’importe des véhicules qui sont complètement endommagés et ne peuvent pas être réparés. J’espère que les autorités vont assouplir ces mesures pour les importateurs de véhicules remorques car il n’y a pas d’unité de fabrication ou d’assemblage de ces types de véhicules pour l’instant au Ghana», relève Clifford Ansu, Secrétaire Général des importateurs de véhicules d’occasion.

 

Suzuki, Volkswagen, Nissan et Toyota

 

Selon un rapport du ministère du Commerce et de l’Industrie, de grandes entreprises automobiles à l’instar de Suzuki, Volkswagen, Nissan et Toyota ont affiché leur volonté de s’implanter au Ghana à partir de 2020. Aujourd’hui, ce sera chose facile avec cette nouvelle loi qui va permettre de restructurer le secteur en plein essor. Déjà, le pays peut se targuer d’avoir la seule entreprise locale de fabrication de véhicules de la sous-région ouest africaine, Kantanka Automobile company, qui a dévoilée, en décembre dernier, sa nouvelle voiture dénommée « Kantanka Mo ».

 

 

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