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Ghana « La pisciculture est le prochain or du Ghana »

Parmi les plus fortes croissances du continent, le Ghana poursuit la diversification de son économie. Aujourd’hui, il mise sur l’économie bleue, la pêche en particulier. Interview exclusive d’Elizabeth Afoley Quaye, ministre des Pêches et du développement de l’aquaculture du Ghana.

Dites-nous, Madame la Ministre, que faites-vous pour la promotion de l’économie bleue dans votre pays, le Ghana ?

Au Ghana, nous avons effectué une enquête scientifique et nous avons constaté que nos ressources aquatiques sont en diminution de manière drastique. On a aussi découvert que nos eaux sont couvertes de plastiques, ce qui affecte nos ressources aquatiques. Nous avons ainsi décidé de sensibiliser nos pécheurs à travers des programmes alternatifs qui leur permettent de gagner leurs vies décemment. Nous avons implanté un centre de traitement de déchets plastiques. L’idée est d’amener nos pêcheurs à participer au ramassage des déchets plastique sur les plages et à recycler les plastiques. Par ailleurs, nous avons mis en place une usine de désalinisation afin de leur permettre d’avoir de revenus complémentaires. Désormais, nous sommes en train de revoir nos lois portant sur la pêche afin d’être en harmonie avec les meilleurs pratiques mondiales. Nous travaillons avec les acteurs du secteur, les chefs traditionnels. On se retrouve de temps à autres pour s’inspirer de leurs connaissances traditionnelles et les adapter aux innovations scientifiques et voir comment nous pouvons améliorer l’activité. Nous mettons en œuvre également un programme tourné vers la jeunesse. Nous voulons impliquer plus de jeunes dans la pisciculture. Nous leur apportons des aides pour qu’ils puissent produire leurs propres poissons. Maintenant pour nous assurer que les pêcheurs font leurs activités d’une façon durable, nous leur fournissons également des filets homologués. Nous avons constaté que la plupart d’entre eux utilisent des mauvais équipements.

En ce qui concerne les jeunes justement, vous avez créé une université maritime pour les initier aux métiers de la mer …

En effet, nous avons une université maritime au Ghana ou nous formons beaucoup de jeunes. Nous formons également les pêcheurs, afin qu’ils puissent trouver de réponses à leurs problématiques, apprendre les bonnes pratiques, améliorer leur performance…

Les pêcheurs sont prêts à retourner sur les bancs de l’école ?

Oui, ils sont même très enthousiastes d’étudier dans cette université.

On l’aura compris, vous mettez l’accent sur la pêche et l’aquaculture. Quels sont vos objectifs ?

Actuellement notre objectif est de produire 19 000 tonnes de poissons. Pour le moment notre production est de 4 000 tonnes. Nous visons 19 000 tonnes pour l’année prochaine. C’est pourquoi nous faisons plus la promotion de la pisciculture car nous pensons que c’est le prochain or du Ghana.

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