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Gabon : 5,2 millions d’euros du FED pour former les jeunes

Le fonds européen de développement (FED) vient d’accorder 5,2 millions d’euros, soit près de 3,5 milliards de francs CFA au Gabon pour la formation et l’insertion professionnelle des jeunes en situation d’abandon scolaire.

Le Gabon va bénéficier d’un financement du FED à hauteur de 5,2 millions d’euros, dans le cadre du projet d’appui à la formation et l’insertion professionnelle (AFIP) des jeunes, lequel vise à contribuer à la lutte contre la pauvreté et la promotion de la stabilité sociale par le développement, le renforcement et l’adaptation de l’offre de formation en alternance, courte et qualifiante. “Le projet compte apporter une solution durable à la qualification et l’insertion professionnelle des jeunes Gabonais âgés de 16 à 25 ans, sans qualification professionnelle, actuellement en situation d’échec scolaire, de chômage et de précarité”, a souligné, mercredi 25 février 2015, le directeur du projet, Michel Bruno Mbadinga, lors d’une réunion du comité de pilotage.

Des formations en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi

Il précise que le projet AFIP s’inscrit dans une logique de “bassins d’emplois” et vise concrètement à développer une offre de formation qualifiante associée à une finalité d’insertion professionnelle, dans le cadre d’un partenariat public-privé systématisé au niveau des centres de formation partenaires. Les projets de formation qui seront mis en place dans la phase opérationnelle du projet AFIP seront systématiquement en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi.

3000 jeunes seront formés en 4 ans

Trois mille (3000) jeunes Gabonais ayant abandonné les études, entre la classe de CM2 et celle de troisième, identifiés dans les différents bassins d’emplois du Gabon, notamment Libreville, Port-Gentil et Franceville, seront les bénéficiaires finaux de ce projet. Les jeunes femmes et les personnes vivant avec un handicap bénéficieront d’une attention particulière et seront “spécialement accompagnées” jusqu’à l’insertion au sein des entreprises.

Le projet prend fin en 2018. Son exécution appelle l’implication des organisations professionnelles représentatives du secteur privé et les ministères techniques en charge de la Formation professionnelle, de l’Emploi et des Ressources humaines, ainsi que l’Office national de l’Emploi et les centres de formation publics et privés.


Par Pierre Eric Mbog Batassi

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