En Bref

France Amnesty international dénonce la vente d’armes à l’Egypte

A l’occasion de la première visite en Egypte, les 27 et 29 janvier, du président français Emmanuel Macron, plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme, dont Amnesty International, ont appelé ce jeudi 24 janvier la France à cesser ses exportations d’armes vers ce pays. Elles accusent ainsi le dirigeant français à cautionner la politique répressive d’Abdel Fattah al Sissi, régulièrement épinglée par les ONG  de défense des droits de l’Homme. L’objectif, en effet, de la visite du chef d’Etat français est de renforcer  les partenariats économiques avec l’Egypte, allié stratégique dans la lutte contre le terrorisme. « Nous renouvelons notre appel à la France à cesser ces exportations, le pays étant lié par ses engagements internationaux et européens sur la vente d’armes », a déclaré lors d’une conférence de presse Antoine Madelin, membre de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH). « Nous demandons une présomption de refus à ces ventes tant qu’il n’y a pas de garantie quant au caractère licite » de l’usage de ces matériels », a-t-il ajouté. Déjà dans un rapport publié en octobre 2018, Amnesty International dénonçait la livraison par la France d’équipements militaires à l’Egypte en violation du droit international, notamment des blindés fabriqués par Renault Trucks utilisés  dans certaines des opérations les plus sanglantes de la répression interne entre 2012 et 2015.