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Forum Génération Égalité : les femmes africaines proposent un plan pour l’égalité des sexes

Lancé en marge du Forum Génération Égalité, le projet de Déclaration de Kinshasa propose aux pays membres de l’Union Africaine une série d’actions afin d’avancer vers l’égalité des sexes d’ici 2030. Une question qui rappelle, si besoin en était, la longue marche des femmes africaines vers l’émancipation.    

C’est en marge du Forum Génération Égalité, tenu à Paris du 30 juin au 2 juillet, qu’une délégation de femmes africaines menée par Gisèle Ndaya- Ministre du Genre, de la Famille et des Enfants de la République Démocratique du Congo- a présenté le projet de Déclaration de Kinshasa. Un programme en faveur de la condition féminine que Julienne Lusenge, membre du panel d’experts chargé d’accompagner la RDC pendant sa présidence de l’Union Africaine, a fièrement présenté comme « une contribution cruciale à la Stratégie de l’UA pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ». 

Le projet, qui a été rédigé lors de la Conférence sur l’égalité des sexes de Kinshasa (10 juin) se présente d’abord comme le résultat d’une large mobilisation panafricaine (société civile, chercheurs, militants associatifs, gouvernants…), dont l’objectif est d’inciter les pays membres de l’Union Africaine à étendre leurs actions en faveur de l’égalité des sexes.  La délégation menée par la ministre congolaise vise en particulier l’adoption de la Déclaration lors de la prochaine réunion de l’Union Africaine, en 2022.

« Un système de quota d’au moins 40% de femmes, y compris 10% des jeunes femmes de moins de 35 ans dans les organes gouvernementaux nationaux… »

Parmi les recommandations-phares, Gisèle Ndaya a notamment rappelé la proposition de la Déclaration de Kinshasa d’instaurer « un système de quota d’au moins 40% de femmes, y compris 10% des jeunes femmes de moins de 35 ans dans les organes gouvernementaux nationaux, et dans les postes électifs et nominatifs, d’ici 2030, afin de faire augmenter le taux de participation des femmes dans les instances de prise de décisions au niveau du continent Africain. »

Julienne Lusenge a quant à elle souligné la nécessité, entre autres mesures, de « développer et à renforcer le curricula sur les droits humains et la culture de la paix dans au moins 50% des écoles primaires et secondaires, notamment en intégrant des informations adaptées à l’âge des enfants sur les lois, conventions et plans d’action existantes et en mettant l’accent sur l’égalité des sexes et la masculinité positive d’ici 2030 ». 

Autant de recommandations qui doivent désormais être suivies d’effet. Dans un rapport  rendu public en janvier, intitulé « Les femmes, l’entreprise et le droit «  et analysant la manière dont les lois affectent les femmes aux différentes étapes de leur vie professionnelle dans 190 nations, la Banque mondiale a rappelé le long chemin qu’il restait encore à accomplir par l’Afrique en la matière. Le premier pays africain du classement, Maurice, ne s’affichait qu’à la 33e place, ex-æquo avec le Kosovo.

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