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Le dossier du mois

Focus sur une Good practice : le Centre de transformation digitale de Tunisie

S’appuyant sur le modèle qui a fait la réputation de son système d’éducation et de formation en Allemagne, la République fédérale, dans le cadre de sa nouvelle stratégie sur le continent, multiplie les programmes de formation. Des actions portées notamment par l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ). Parmi les projets menés, la création du Centre de transformation digitale de Tunisie qui vise à favoriser l’industrie 4.0.

 

« Il est possible de créer 20 millions d’emplois chaque année en Afrique », déclarait Gerd Müller, alors ministre allemand de la Coopération lorsqu’il rencontrait des think-tanks africains et des représentants de fondations allemandes. Il s’appuyait sur les conclusions qui figurent sur un rapport du DIE, l’Institut allemand pour le développement, pour qui la clef de l’emploi en Afrique est de développer le secteur privé en priorité.

 

« Plus que du chômage, l’Afrique souffre du sous-emploi, de la précarité et d’un manque de productivité, trois problèmes auxquels il faut remédier, selon le rapport du DIE. L’Afrique aurait en effet besoin de créer entre 18 et 20 millions d’emplois par an d’ici 2035, d’après les estimations du FMI, pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail. Mais pour servir à quelque chose, il faut que ces emplois soient stables, bien payés… et l’économie diversifiée ».

 

Les innovations numériques créent des emplois

 

Et c’est en effet l’approche adoptée par la République fédérale sur le continent. En Tunisie notamment, où, parmi la cinquantaine de projets en cours, portés par la GIZ, plusieurs sont axés autour des questions de l’emploi et de la formation. Un en particulier : la création du Centre de transformation digitale. Suivant l’idée que les innovations numériques créent des emplois, le « Centre forge au moins cinquante alliances stratégiques avec des entreprises européennes, améliore les conditions de travail et la qualité dans la branche tunisienne des TIC et appuie la mise en œuvre du Start-up Act dans le pays, indique l’agence. En outre, il soutient le secteur public en proposant des solutions numériques visant à développer une administration transparente et efficace. »

 

« Cette mesure permettra à ces sociétés non seulement de gagner en viabilité et en compétitivité, mais aussi de créer de nouveaux emplois »

 

Concrètement, le projet, qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative spéciale « formation et emploi » (Invest for Jobs) du BMZ pour mettre en œuvre la stratégie numérique tunisienne en coopération avec des partenaires pertinents, – une stratégie qui s’articule autour des priorités suivantes : l’appui aux start-ups, l’industrie 4.0, la GovTech, les infrastructures numériques, la cybersécurité et la numérisation de plusieurs branches, notamment pour la finance numérique, le commerce électronique et le système de santé –, accompagne le ministère de l’Industrie dans sa feuille de route visant à assurer la transition de l’industrie manufacturière tunisienne vers l’industrie 4.0. Dans les villes de Sousse et de Sfax, plusieurs centres de compétences ont déjà été mis en place afin de favoriser l’industrie 4.0. Ils aideront au moins 200 entreprises à utiliser des solutions numériques au cours des deux prochaines années. « Cette mesure permettra à ces sociétés non seulement de gagner en viabilité et en compétitivité, mais aussi de créer de nouveaux emplois. »

 

Améliorer l’accès aux financements et aux marchés, ainsi que les compétences en matière de gestion d’entreprises dans l’économie numérique

 

Les activités ont pour but d’améliorer l’accès aux financements et aux marchés, ainsi que les compétences en matière de gestion d’entreprises dans l’économie numérique. Par ailleurs, le projet repose sur un pilier important, la coopération avec l’« Orange Digital Center », qui transmet des compétences numériques aux jeunes et aux start-ups de Tunisie afin d’accroître l’employabilité.

 

Un projet qui démarre en Tunisie, moteur de l’économie numérique en Afrique où il représente 11 % du produit intérieur brut, ce qui en fait une des branches qui connaît la croissance la plus rapide et la plus robuste, avec un réservoir important de jeunes diplômé(e)s disposant de compétences numériques, avant d’être déployé dans d’autres pays du continent.

 

Pour en savoir plus : https://www.giz.de/en/worldwide/87225.html

 

 

 

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