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Actualité

FESPACO Appel à la mise en œuvre du Fonds africain pour le cinéma et l’audiovisuel

Le top départ de la 26ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui coïncide avec son cinquantenaire a été donné le samedi 23 février 2019 par le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré sous le thème « Mémoires et avenir du cinéma africain ».  A l’occasion, la question du financement du 7ème art made in Africa a été reposée.   

Par Ibrahima SANOU à Ouagadougou

L’édition cinquantenaire du FESPACO enregistre 124 films en compétition toute catégorie confondue soit 48 films de fiction (longs et courts métrages), 36 documentaires (longs et courts métrage), 16 films des écoles africaines de cinéma et de l’audiovisuel, 12 séries TV et 12 films d’animation. Pour l’Etalon d’Or de Yennenga, ce sont 20 longs métrages de fiction qui sont en compétition. Durant une semaine dans la capitale burkinabè, plus de 100 mille cinéphiles sont attendus et 450 projections sont prévues dans neuf salles de plus de 3800 places. Selon le ministre burkinabè de la culture Abdoul Karim Sango, le cinquantenaire du Fespaco offre l’occasion de poser un regard rétrospectif sur son évolution qui a connu des balbutiements et même des velléités de ravissements de son espace en tant que cadre d’échanges et plateforme dédiée aux professionnels du métier de cinéma. Il a souhaité que les réflexions au cours de la présente édition portent sur l’environnement multi média, le basculement au numérique, l’effectivité de la prise en compte de la vidéo et de la télévision, la réhabilitation des salles de cinéma, les aspects liés à la co-production, à la diffusion et au marché de l’image ainsi que les questions liées à la formation des acteurs.

50 ans du Fespaco, c’est un parcours glorieux et ambitieux

Cinquantenaire oblige, le ministre burkinabè de la culture Abdoul Karim Sango a rendu un vibrant hommage aux pionniers et grandes figures du cinéma africain et de la diaspora pour avoir tenu haut le flambeau du Fespaco. « Par votre engagement individuel et collectif, vous avez fait du Fespaco, la voix du cinéma africain dans le monde. 50 ans du Fespaco, c’est un parcours glorieux et ambitieux, c’est l’épopée des peuples noirs à travers les écrans du monde entier ». Parmi les pionniers du Fespaco, se trouve Alimata Salambéré qui a été la présidente du comité d’organisation de la première édition du Festival qui a eu lieu du 1er au 15 février 1969 sous le patronage du président de la république voltaïque de l’époque, Feu le Général Aboubacar Sangoulé Lamizana. Alimata Salambéré a rappelé que l’initiative du Fespaco revient au français Claude Prieux qui était le directeur du centre culturel franco-voltaïque à l’époque. « La forte adhésion des autorités et des cadres de l’époque ainsi que l’engouement du public ont scellé la pérennisation de cette manifestation qui a su se donner immédiatement une dimension panafricaine ». Cependant après 50 ans d’existence, Alimata Salambéré estime que le Fespaco est à la croisée des chemins et son maintien à la tête des Festivals africains, implique que les acteurs explorent des sources additionnelles de financement tels que le secteur privé, les organisations sous régionales, régionales, continentales et internationales afin d’accroitre ses ressources et donc sa capacité d’entreprendre pour se développer davantage.

Bientôt un Fonds africain pour le cinéma et l’audiovisuel

Festival panafricain, le cinquantenaire du Fespaco enregistre la présence du président de la commission de l’Union Africaine Moussa Faki Mahamat qui a rappelé que le dernier sommet de l’organisation panafricaine a créé la commission africaine de l’audiovisuelle et du cinéma. « Celle-ci doit sans tarder, s’atteler à la mise en œuvre du Fonds africain pour le cinéma et l’audiovisuel. J’exhorte les Etats membres de notre union, à signer et ratifier le statut de cette commission dans les délais les plus brefs possibles ». La commission, une fois opérationnelle, permettra d’amplifier l’action de l’Union Africaine en faveur du cinéma africain. La cérémonie d’ouverture de la 26ème édition a enregistré la présence des ministres de la culture du Mali, de la Côte d’Ivoire, de l’Algérie et  du Cameroun. Le pays invité d’honneur du cinquantenaire du Fespaco le Rwanda est présent à la biennale avec une délégation comprenant des artistes de cinéma ainsi que des artistes et musiciens de la danse traditionnelle. Pour l’ambassadeur Rwandais Stanislas Kamanzi, dans cette ère où les dirigeants africains se sont impliqués à parachever le défi de l’intégration africaine, le Fespaco est le meilleur cadre pour porter l’identité africaine partagée car il réunit cinéastes, artistes et musiciens venus de par le continent et au-delà pour partager leurs œuvres riches et variées. « Notre participation au Fespaco est une opportunité pour nous de gagner en expérience mais aussi nous allons offrir le meilleur que nous avons ».

Par Ibrahima SANOU à Ouagadougou