A la uneActualité

Fagem 2021 : Promouvoir l’agritech en Afrique

Le think tank Afrique Grenier du monde organisera le 16 septembre prochain, à Ouagadougou, la seconde édition du Forum Afrique Grenier du Monde. Un événement centré sur le thème de l’agritech et qui devrait réunir les principaux acteurs publics et privés de la filière agricole africaine. 

Le constat est connu : en dépit de productions agricoles africaines globalement orientées à la hausse, la progression des volumes reste insuffisante pour répondre aux besoins alimentaires sans cesse croissants du continent. Or, 

« aujourd’hui, l’Afrique consacre 35 milliards de dollars à l’importation d’aliments. Et si on ne fait rien, d’ici à 2025, ce chiffre fera plus que tripler », avertissait dès 2017, le directeur de la Banque africaine, Akinwumi Adesina, pour qui cette « charge empêche la stabilité macroéconomique et fiscale de nos pays ».

Un enjeu de taille sur lequel le think tank Afrique Grenier du Monde, spécialisé sur les questions agricoles, a décidé de plancher puisqu’il organisera le jeudi 16 Septembre, à Ouagadougou (Burkina Faso), la deuxième édition du Forum Afrique Grenier du Monde  (FAGEM). Organisé autour du thème « l’Agritech, instrument clé pour la relance agricole au Burkina Faso et en Afrique », l’événement a bénéficié du co-parrainage des Ministères burkinabé de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, de l’Economie numérique, des postes et de la Transformation digitale ainsi que de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la Mécanisation. 

« Impulser une nouvelle dynamique pour la promotion de l’agrobusiness grâce à une meilleure implication de tous »

Un large appui des pouvoirs publics qui illustre la capacité de la plateforme, fondée en 2013 par Charlotte Libog, à concrétiser son ambition affichée : « impulser une nouvelle dynamique pour la promotion de l’agrobusiness grâce à une meilleure implication de tous: secteur privé, paysannerie, société civile… ». La thématique adoptée pour l’édition 2021 du FAGEM- l’Agritech- donne en tous les cas une indication précise de la piste à suivre selon Afrique Grenier du Monde pour booster le potentiel de l’agriculture africaine. 

« Au Burkina Faso et partout en Afrique subsaharienne, l’agriculture doit être considérée comme un business du fait du potentiel sectoriel énorme en matière de création de richesses sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole », rappellent en préambule les organisateurs du Forum. Or, « avec une croissance démographique sans cesse élevée , il est capital de miser sur le numérique, autre révolution en cours , pour un changement radical qui fasse de l’agriculture et des chaînes de valeur agricole des domaines rentables et attractifs pour nos femmes, nos jeunes, le secteur privé et les investisseurs internationaux », plaident les équipes d’Afrique Grenier du Monde. 

« Le Burkina Faso, un pays prometteur où la part de l’agriculture représente actuellement 35 % du PIB pour un secteur qui emploie 82 % de la population active »

De ce point de vue, le choix du Burkina Faso comme pays hôte, « un pays prometteur où la part de l’agriculture représente actuellement 35 % du PIB pour un secteur qui emploie 82 % de la population active », est significatif dans la mesure où la nation des hommes intègres est perçue comme un vivier agro-industriel de poids en Afrique de l’Ouest, d’ores et déjà bien outillée en nouvelles technologies agricoles – les Burkinabé sont parmi les pionniers de la micro-irrigation sur le continent- . Un poids de l’innovation  dans l’agriculture burkinabé, qui explique qu’en définitive « Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso a été choisie pour ce second rendez-vous incontournable des entrepreneurs et des investisseurs de l’Agro-digital en Afrique subsaharienne », a conclu la direction du FAGEM. Le tout avec le concours de l’Etat du Burkina Faso, de la Chambre de Commerce et d’Industrie, de la Chambre d’Agriculture et du Secteur privé dans son ensemble. 

Pour en savoir plus : 

Ce message est également disponible en : AnglaisArabe