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Etude : l’Unesco évalue les applications de l’IA dans le domaine de l’éducation africaine

Publiée en début d’année, une enquête de l’UNESCO sur l’évaluation des besoins africains en intelligence artificielle revient notamment sur les enjeux liés à l’éducation. L’étude préconise en particulier l’actualisation des systèmes éducatifs ainsi que la promotion de la recherche et du développement dans le domaine de l’IA.

Révolution en devenir, l’Intelligence Artificielle (IA) et ses nombreuses applications possibles « [confirment], en facilitant la réalisation des Objectifs de Développement Durable, le potentiel et les possibilités de progrès pour l’humanité », rappelle l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) sur son site. Il n’est pas étonnant dès lors que l’agence onusienne ait placé le développement de l’IA au centre de sa réflexion sur les grands enjeux mondiaux liés à cette évolution numérique majeure (Droits de l’homme et de l’éthique,  défis de l’omniprésence de la désinformation et du discours de haine en ligne, rôle de l’IA dans les futurs de l’éducation). 

Une étude pour établir les priorités et besoins en renforcement des capacités des pays africains en matière d’IA

Dans ce contexte, et dans le prolongement logique d’une précédente étude établie en 2019, intitulée  Piloter l’IA et les TIC avancées pour les sociétés du savoir, l’UNESCO a publié en février cette année les résultats d’une nouvelle enquête, « l’Évaluation des besoins en Intelligence Artificielle en Afrique », destinée cette fois à établir les priorités et les besoins en renforcement des capacités des pays africains en matière d’IA. Parmi les priorités mises en avant par les auteurs du rapport, « l’actualisation des systèmes éducatifs, de formation et de savoir-faire ainsi que l’encouragement de la recherche et du développement dans le domaine de l’IA ». En somme, pour les équipes de l’UNESCO, l’enjeu ne serait pas tant de produire à tout prix de l’IA que de définir la meilleure stratégie d’intégration de celle-ci aux besoins quotidiens des populations du continent, notamment en matière d’éducation. 

« Adapter  les  systèmes  éducatifs  aux  défis  de  l’IA  et  des  nouvelles technologies  au  regard  des  aptitudes  et  des  compétences  requises  au XXIe siècle » 

D’où la nécessité « d’adapter  les  systèmes  éducatifs  aux  défis  de  l’IA  et  des  nouvelles technologies  au regard  des  aptitudes  et  des  compétences  requises  au XXIe siècle » mais aussi de « [renforcer]   les   compétences   et   les   réseaux  de  recherche » ainsi que « l’offre  de  formations en IA pour les travailleurs », indique le rapport.   

Pour relever avec succès ce défi de la refonte des systèmes éducatifs africains, l’enquête conclut par une série de recommandations, qui traitent notamment des implications éthiques liées à l’IA ainsi que des réponses à apporter aux conséquences de l’IA sur la diversité culturelle, et de la lutte contre les préjugés sexistes dans le développement et l’utilisation de systèmes d’IA. 

32 États africains ont sollicité le soutien de l’UNESCO pour leur stratégie dédiée à l’IA

Reste à voir comment ce plaidoyer en faveur d’un développement raisonné et stratégique de l’IA en Afrique sera accueilli par les principaux intéressés. Et surtout, quelles actions pratiques seront mises en œuvre au cours des prochaines années pour relever ce défi. Dans l’immédiat, les 32 États africains qui ont répondu à l’enquête de l’UNESCO ont tous sollicité le soutien de l’agence onusienne pour la normalisation, l’élaboration de politiques, le renforcement des compétences et la création de réseaux, ainsi que pour répondre aux préoccupations liées à l’égalité des genres dans le développement et l’utilisation de l’IA. 

Pour en savoir plus : 

https://fr.unesco.org/news/evaluation-besoins-intelligence-artificielle-afrique
https://fr.unesco.org/artificial-intelligence

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