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A la uneChronique du week-end

Et si la relance venait de la ville ?

La pandémie Covid-19 a donné un coup de frein à nombre d’hypothèses hautes de croissance. C’est un euphémisme de dire que des secteurs, qui jusqu’à il y a un an et demi, étaient porteurs, ont connu une chute brusque et jeté des centaines de milliers d’employés à la rue.  Au moment, où il est de plus en plus question d’après-covid, le salut pourrait venir de la ville.

 

 

Par Daouda Mbaye

 

Il est admis que la population africaine s’urbanise. Toutes ces  villes de plus d’un million d’habitants, ajoutées aux conurbations urbaines, sont la source d’un réel développement. En amont, les schémas directeurs tiendraient compte de leurs écosystèmes respectifs, allant des utilités (énergie, eau, assainissement) à la connectivité, en passant par les écoles, les marchés, les lieux de cultes, les loisirs … sans omettre le vert pour des Green Towns. Parce qu’une ville constitue un foisonnement d’activités, où les échanges doivent être régulés, sécurisés, où les services doivent être à la portée de tous, elle peut-être le creuset de la formalisation de toute cette population de jeunes et de femmes qui évoluent dans l’informel.

Au nom du confort de ses résidents, à ne pas sacrifier sur l’autel de la promiscuité, de la pollution y compris sonore et de la sauvagerie- l’autre pointait du doigt «la sauvagerie de ces villes sauvages d’Afrique»- il est grand temps de concevoir et construire des villes vertes, durables et intelligentes. Des villes intelligentes s’inscrivent dans des paysages agréables, où les investissements sont corrélés à la poussée démographique…

 

« Parce qu’une ville constitue un foisonnement d’activités, elle peut-être le creuset de la formalisation de toute cette population de jeunes et de femmes qui évoluent dans l’informel. »

 

Une ville aussi produit des déchets, pollue son environnement, subit les aléas de la nature, … Pour y faire face, des solutions locales existent. Elles peuvent répondre à la problématique d’un système d’assainissement adéquat, avec des stations de traitement des déchets liquides et solides. Dans les zones à haut risque, le fait de rendre obligatoire des constructions asismiques ouvrirait de nouveaux débouchés et marchés.

Quant à dépolluer une belle baie et en faire un spot accouru de sports nautiques, décrocher un «Pavillon Bleu» pour une plage encombrée de détritus, ou encore de creuser des trémies, jeter des ponts, ériger des passerelles, essaimer la ville de ligne de tramways … l’intramuros de nos cités, pluriséculaires par endroits, c’est des milliers d’emplois en puissance.

 

Daouda MBaye

 

 

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