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Energy Generation, des solutions nouvelles pour éclairer l’Afrique

Promouvoir et accompagner la jeunesse africaine à concrétiser ses projets dans le domaine de l’énergie et de l’électrification sont les ambitions principales de l’association Energy Generation. Pour accompagner ces jeunes à travers leur démarche, elle propose deux actions : un concours et à l’issue de celui-ci, une formation dont une partie sera dispensée au Woelab et l’autre au sein de l’Energy Academy qui verra le jour en janvier 2017.

Energy Generation est une association qui œuvre à trouver des solutions aux problèmes d’électricité en Afrique. Elle organise la première Edition de l’Africa Energy Generation Prize, un concours panafricain d’inventions de solutions génératrices d’énergie à bas coûts et ouvert aux candidats en provenance d’Afrique. L’appel à candidatures se fera du 10 juin au 15 août sur : http://www.fr.prize.energy-generation.org/. Ainsi, chacun pourra contribuer à développer le secteur énergétique en Afrique. A l’origine de ce projet? Astria Fataki, 26 ans, diplômée d’un master de management public à Science Po. « En 2013, avec d’autres étudiants, nous avons créé une première association « lighting billion lives France ». Il s’agissait d’une succursale d’une plus grande association originaire d’Inde spécialisée dans les stations rurales décentralisées en Afrique Francophone. Nous avons réalisé cinq micro-centrales au Congo Brazzaville. A la suite de ces projets, nous nous sommes rendu compte qu’ils étaient fondés sur des subventions et qu’elles ne constituaient  pas une solution pérenne. Nous avons opéré une réflexion pour aller vers un modèle basé sur l’entreprenariat et plus précisément, sur celui des jeunes », indique Astria Fataki. Et « depuis janvier 2016, nous avons changé de nom et sommes devenus « Energy Generation » », explique la présidente de cette association. Aujourd’hui, Energy Generation mène deux principales actions : l’organisation du concours « Energy Generation Prize » et la création de la Energy Academy, un centre de formation à l’entreprenariat. Pour accéder au concours, il faut avoir une maquette fonctionnelle du projet. Les candidats devront charger en ligne une vidéo de deux minutes pour se présenter, sans oublier de réaliser une vidéo de leur projet, durant trois minutes. « Si jamais il venait à manquer aux jeunes une pièce pour finaliser leur maquette, ils peuvent le préciser dans leur vidéo et le jury évaluera s’il est recevable ou pas », précise la présidente de l’association. Parmi ces dix jeunes candidats sélectionnés, âgés entre 15, 25 ans, il y aura trois lauréats qui recevront un prix financier dont le montant n’est pas encore déterminé.

La lumière faite par la jeunesse

Astria Fataki est convaincue que la jeunesse Africaine possède le potentiel nécessaire pour résoudre la problématique de l’accès à l’électricité. Tout ceci en l’espace d’une génération, d’où le nom d’Energy Generation. « Nous avons choisi d’organiser un concours afin d’identifier des exemples innovants de générations d’énergies, à l’image de ce Sierra-léonais qui a construit une éolienne avec des pièces détachées trouvées dans son village ou encore ce jeune Kényan qui, lui, a électrifié l’ensemble de son village avec des pièces détachées », précise la jeune femme… Toutes ces initiatives sont intéressantes, mais souvent peu cadrées. En effet, après le bruit provoqué par les médias, ils ne reçoivent généralement aucun soutien qui les aidera à mettre sur pied leur invention afin d’être utilisé à grande échelle.

S’assurer de la formation des jeunes

« La formation que nous souhaitons proposer sera divisée en deux phases.  La première qui débutera en septembre 2016, sera accélérée et consistera au développement d’une idée et à la conception d’un prototype fonctionnel, en seulement quatre mois. Elle aura lieu au sein du Woelab, notre partenaire. Il s’agit, d’un maker space qui se trouvera à Lomé, au Togo. Il est connu pour avoir construit la première imprimante 3D, à partir de déchets informatiques recyclés », explique Astria Fataki. Cette première partie aidera les jeunes à perfectionner leur projet en lui apportant davantage de design et de pouvoir régler des problématiques d’ordre technique. Le Woelab est là aussi pour s’assurer que leur invention soit aux normes, en termes d’électricité. La seconde phase de formation se poursuivra sur huit mois, à partir de janvier 2017 à l’Energy Academy, à Lomé. Ainsi, les jeunes porteurs de projets bénéficieront d’une formation à l’entreprenariat afin de réfléchir à la manière dont ils pourront commercialiser leur produit. « L’idée est de réaliser des projets faciles à mettre en place partout en Afrique avec les éléments disponibles sur place pour éviter les importations de matériels trop onéreuses, les problèmes de maintenance », ajoute la présidente d’Energy Generation. Nous connaîtrons la liste des fameux vainqueurs, le 22 août prochain. En attendant qu’il se met en place, ce projet se peaufine chaque jour un peu plus.


 

Par Darine Habchi

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