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EMERGING Valley : un plaidoyer pour le sommet Union européenne – Union africaine 2022

La 5ème édition d’Emerging Valley, le RDV de la tech Euro-Africaine, s’est traduite par une série débats et d’idées pour faire de l’innovation africaine un sujet d’actualité lors du prochain sommet UE-UA.

Par la rédaction 

Sous le patronage du président français Emmanuel Macron, le sommet international EMERGING Valley s’est déroulé le 14 décembre dernier à Marseille. 

Organisé dans un format hybride en raison du contexte sanitaire (le nombre de participants en direct au Palais du Pharo à Marseille était limité à 30%) EMERGING Valley a réussi à rallier un grand nombre d’acteurs privés et publics de l’innovation africaine avec de nombreux ministres africains et français, des représentants de l’Union européenne, des investisseurs internationaux et des startups qui se sont déplacés pour débattre et réfléchir ensemble.

Cette nouvelle édition a permis d’identifier des leviers pour renforcer la collaboration économique et technologique et créer des synergies entre l’Europe et l’Afrique au bénéfice des populations, de la biodiversité, des territoires et pour financer l’innovation. Cette démarche fera partie intégrante du plaidoyer pour le sommet de 2022 entre l’Union européenne et l’Union africaine, ont annoncé les organisateurs. 

« L’innovation au cœur de la transformation de la relation entre l’Afrique et l’Europe »

« EMERGING Valley veut faire de Marseille le point de convergence entre les continents jumeaux que sont l’Europe et l’Afrique ». C’est ainsi que Samir ABDELKRIM, fondateur d’EMERGING Valley et maître de cérémonie, a ouvert la 5e édition d’EMERGING Valley. Cela a donné le ton de la séance : l’innovation au cœur de la transformation de la relation entre l’Afrique et l’Europe, un plaidoyer pour le sommet Europe – Afrique 2022, sous présidence française de l’U.E. 

« A l’heure où l’Afrique et l’Europe semblent sortir des affres de la crise du COVID-19, il est temps de poser les jalons de nouvelles relations entre nos deux continents. Les décideurs technologiques afro-européens ont clairement indiqué l’importance de la technologie numérique dans le partenariat Afrique-Europe », rapporte les organisateurs. Un partenariat « à même de faire face à la croissance démographique de l’Afrique », a déclaré Roger ADOM, ministre ivoirien de l’économie numérique, des télécommunications et de l’innovation. « La précédente saison d’Africa a été fortement perturbée mais les événements ont été maintenus, montrant la créativité du continent africain dans le domaine des arts, de la tech et de l’économie et a été suivie par près de 4 millions de personnes » a expliqué Erol Ok. « Nous devons faire confiance aux sociétés civiles qui sont capables d’une dynamique qui contribue à l’autonomisation des jeunes, à la création d’emplois et au soutien de la collaboration entre les acteurs africains et européens ! » 

EMERGING Valley était également l’occasion idéale pour annoncer le lancement officiel du programme REA Bridge Africa. « Depuis 2 ans, le Ministère des Affaires étrangères soutient la création de réseaux d’entrepreneurs dans 15 pays africains. Ces réseaux arrivent aujourd’hui à maturité et REA Bridge Africa vient les mettre en relation », explique Emmanuel NOUTARY, délégué général d’ANIMA Investment Network. Les objectifs de ce projet sont de stimuler les liens entre ces 15 réseaux d’entrepreneurs à travers l’Afrique et de soutenir leurs membres.

« Il faut rééquilibrer le dialogue, formaliser le « savoir-faire africain » et montrer qu’un partenariat gagnant-gagnant est envisageable »

Mais à l’approche du sommet Union européenne-Union africaine, il faut rééquilibrer le dialogue, formaliser le « savoir-faire africain » et montrer qu’un partenariat gagnant-gagnant est envisageable.

 » Au cours de ces 54 sessions, de nombreuses idées ont été avancées pour montrer que l’Afrique est désormais un hub mondial que les autres pays du monde feraient bien d’inclure dans leurs stratégies commerciales. Nos différents intervenants ont également montré comment l’innovation africaine peut être un moteur pour résoudre les défis de la planète, a conclut Samir ABDELKRIM. De nombreuses questions nationales et panafricaines doivent encore être résolues, mais l’intérêt de la communauté internationale et des plus grands fonds d’investissement montre qu’un changement de paradigme est en train de s’opérer. Forts du succès d’une journée aussi riche et fructueuse, nous plaidons pour que l’innovation africaine soit incluse dans les discussions du prochain sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine. »

Pour voir ou revoir les sessions, consulter le site web d’EMERGING Valley.