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Egypte : Sommet économique africain pour les investissements

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a saisi l’opportunité de l’ouverture, samedi 20 févriern2016, d’un sommet économique à Charm el-Cheikh, en Egypte, pour appeler à renforcer la place de l’Afrique dans l’économie mondiale. Le sommet « Africa 2016 » est ouvert en présence de plus de 1.200 participants, dont les Présidents du Nigeria, du Soudan, du Gabon et du Togo ainsi que des dizaines de ministres et de décideurs économiques.

Selon Abdel Fattah al-Sissi qui a fait une allocution au début du sommet dans la cité balnéaire de Charm el-Cheikh, le sommet ambitionne « d’encourager le commerce et les investissements sur notre continent, afin de renforcer la place de l’Afrique dans l’économie mondiale », soulignant que le sommet visait notamment à présenter les opportunités d’investissements qu’offre le continent africain au monde des affaires. Le sommet intervient au lendemain d’un traité de libre-échange signé en juin par 26 pays d’Afrique de l’Est et du Sud pour instaurer un marché commun unissant la moitié des pays du continent. L’accord signé en juin à Charm el-Cheikh allait dans le sens de la création de la Zone tripartite de libre-échange qui doit faciliter la circulation des biens et des marchandises sur la moitié orientale du continent.

Lors de ce sommet ouvert samedi et qui vise à accroître les échanges commerciaux et attirer les investisseurs sur le continent noir, plusieurs accords doivent être négociés. Malgré l’importante croissance dont jouissent les économies de certains pays, les experts sont unanimes et le constat alarmant : ils estiment à 2% la part du continent africain dans le commerce mondial. L’objectif pour Le Caire est de galvaniser son économie, mise à mal par l’instabilité politique et les violences qui secouent le pays depuis la révolte de 2011. Sans compter les attentats dont ce pays d’Afrique du Nord est la cible depuis quelques temps. A signaler que l’Egypte organise cette rencontre avec l’Union Africaine et le Marché commun des États d’Afrique australe et de l’Est (COMESA).


 

Par Malick Diallo

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