En Bref

Côte d’Ivoire : Amnesty international épingle le gouvernement sur la liberté d’expression

Le gouvernement rejette les accusations de l’ONG de défense des droits de l’Homme Amnesty international, qui estime qu’il n’a pas respecté les principes de liberté d’expression au lendemain de la condamnation du député Alain Lobognon, à un an de prison. L’ancien ministre et député de Fresco, proche du président l’Assemblée nationale Guillaume Soro, a en effet été condamné mardi à un an de prison ferme et 300 000 FCFA d’amende (450 euros) pour un tweet dans lequel il accusait le procureur de vouloir faire arrêter un de ses collègues députés. Il a été ainsi reconnu coupable de « propagation de fausse nouvelle, incitation à la violence et trouble à l’ordre public ». Face à la polémique que cette condamnation a générée, le porte-parole du gouvernement Sidi Touré a défendu devant la presse que « les droits de l’homme et la liberté d’expression sont une réalité en Côte d’Ivoire ». De son côté, Amnesty International, qui ne l’entend pas de cette oreille, a exhorté les autorités ivoiriennes à « abandonner les poursuites judiciaires contre des activistes et opposants et immédiatement libérer les personnes arbitrairement arrêtées pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression ».

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