Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
A la uneActualité

Coopération Sud-Sud Paul Kagamé à Abidjan pour renforcer le partenariat « hub to hub »

Invité d’honneur de la huitième édition de la Cgecy Academy, la grande messe annuelle du patronat ivoirien destinée à renforcer la culture entrepreneuriale dans le pays, la présence de Paul Kagamé à Abidjan, à la tête d’une importante délégation rwandaise, illustre la volonté de renforcer la coopération entre les deux pays qui se positionnent comme des hub régionaux.

 

Par Dounia Ben Mohamed, à Abidjan

 

Affluence inhabituelle au Sofitel d’Abidjan en ce matin du 14 octobre. La huitième édition de la Cgecy Academy, la grande messe annuelle du patronat ivoirien destinée à renforcer la culture entrepreneuriale dans le pays, s’ouvre dans quelques minutes. Si le fleuron du secteur privé est présent, d’importantes personnalités publiques également, c’est la présence de Paul Kagamé, le président rwandais, qui attire les foules.

 

« Il est de tradition de désigner chaque année un pays invité d’honneur. Cette année, notre choix s’est porté sur un pays ami, le Rwanda, indiquera à l’ouverture de la conférence le président de la Cgecy, Jean-Marie Ackha. Vous nous faisez l’honneur d’être parmi nous en conduisant une forte délégation rwandaise. Ce huit mois après avoir visité la Maison des entrepreneurs, en marge de votre visite officielle en Côte d’Ivoire. Les opérateurs nationaux et étrangers se réjouissent de votre présence. »

 

« C’est la première fois que la Private Sectory Federation du Rwanda initie ce type de convention avec un pays africain, en dehors de la zone économique d’Afrique de l’Est »

 

Aussi, si les représentants des patronats d’autres pays régionaux, dont le Mali, le Togo, le Cap Vert, jusqu’au Cameroun étaient également conviés, la présence du Rwanda, marquée par son président himself, s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle coopération entre le pays et son hôte la Côte d’Ivoire. Une coopération « hub to hub ». « Nous avons en effet répondu présent à cette invitation parce que nous souhaitons créer plus de liens entre nos deux pays et notamment entre nos secteurs privés respectifs », indique une des membres de la délégation, cadre du Rwanda Development Bord, soulignant au passage que l’organisation du secteur privé rwandais, la Private Sectory Federation, a d’ores et déjà conclu un accord de partenariat avec son homologue ivoirienne la Cgecy. « C’est la première fois que la PSF initie ce type de convention avec un pays africain, en dehors de la zone économique d’Afrique de l’Est. » L’idée, inviter les entrepreneurs ivoiriens à profiter des opportunités d’affaires que leur offre le Rwanda, au centre de l’attractivité du continent aujourd’hui.

 

« La barrière linguistique n’en étant plus une, nous devons sortir de notre zone de confort, qui est la région UEMOA, et aller au-delà, vers le Maroc au Nord, et le Rwanda à l’Est, qui sont des hub régionaux »

 

 

Manifestation, l’intérêt est là. Le stand « Made in Côte d’Ivoire », où parmi les produits présentés, les récents et déjà successfull Maraphones, des smartphones entièrement conçu au Rwanda, ne désemplira pas au cours de ces deux journées de rencontre. « Pourquoi pas ? indique un entrepreneur ivoirien présent au stand, les yeux rivés sur le Maraphone. La barrière linguistique n’en étant plus une, nous devons sortir de notre zone de confort, qui est la région UEMOA, et aller au-delà, vers le Maroc au Nord, et le Rwanda à l’Est, qui sont des hub régionaux. »

 

Paul Kagamé n’en attendait pas moins. « Les relations initiées à ce forum devront nous permettre de bâtir un solide partenariat entre nos deux pays pour le bénéfices de nos populations. Le secteur privé africain a un rôle a joué. Nous devons mettre l’accent sur l’éducation et la formation de nos jeunes pour qu’ils profitent des opportunités qu’offrent notre continent ». En attendant, s’il participera à un panel de haut niveau, où, très à l’aise dans l’exercice, il évoquera les questions qui freinent le secteur privé africain, la pression fiscale ou encore les lourdeurs administratives, son pays figurera-t-il parmi les pays africains qui investissent de plus en plus en Côte d’Ivoire ?