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Cinéma L’édition 2019 du Festival de Cannes met l’Afrique à l’honneur

L’Afrique était plus que représentée pour cette 72ème édition du Festival de Cannes, la grande messe du cinéma international qui se tenait du 14 au 25 mai. Avec plusieurs films en compétition, elle décroche la Palme d’Or grâce à Atlantique, de Mati Diop, couronné du grand prix du Festival.

Par Bilkiss Mentari

« Je trouve fou d’être parmi vous. Je suis ici et en même temps là-bas au Sénégal. » Manifestement émue, la Sénégalaise Mati Diop, vient de recevoir des mains de l’acteur américain Sylvester Stallone, le grand prix du Festival de Cannes. Premier film d’une réalisatrice africaine noire en compétition à Cannes, « Atlantique », elle offre ainsi à l’Afrique la Palme d’Or.

Parmi les dix-neuf films sélectionnés, six portés par des Africains, dont trois réalisés par des femmes.

Un continent qui aura été plus que présent pour cette 72e édition du Festival de Cannes, le plus grand rendez-vous international du cinéma se déroulera du 14 au 25 mai, au Palais des festivals, à Cannes. Parmi les dix-neuf films sélectionnés, six portés par des Africains, dont trois réalisés par des femmes. Le Maghreb notamment, confirme son retour sur la scène cinématographique, avec Papicha, de la Franco-Algérienne Mounia Meddour, Adam, de la Marocaine Maryam Touzani et Tlamess, du Tunisien Ala Eddine Slim. Par ailleurs, la comédienne et réalisatrice burkinabè, Maimouna Ndiaye aura été la première Africaine, membre du jury officiel du festival de Cannes.

La franco-sénégalaise Mati Diop avait déjà foulé les marches de Cannes en 2008 pour présenter un documentaire, Mille soleils, sur le film Touki Bouki, réalisé en 1973 par son oncle Djibril Diop Mambéty, une figure du cinéma sénégalais. A 36 ans, son premier film Atlantique, qui a pour décor les rues de Dakar, a pour toile de fond la thématique de l’immigration. Mais vue d’Afrique.

Dernière présence d’un film sénégalais à Cannes, pour la palme d’or, en 1992 avec Hyènes de Djibril Diop Mambéty

La dernière présence d’un film sénégalais à Cannes, pour la palme d’or, date de 1992 : Djibril Diop Mambéty y avait concouru avec Hyènes, considéré par Martin Scorsese comme une œuvre phare de l’histoire du cinéma.