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Chronique du Week-end L’UMOA, à l’heure du Credit Bureau

Tous les week-ends, le journaliste Daouda Mbaye, revient sur une actualité marquante de la semaine. Aujourd’hui, zoom sur le Credit Bureau de l’Union monétaire ouest-africaine.

Par Daouda Mbaye

 

Déjà en vigueur dans bon nombre de pays en Afrique anglophone et du Nord, le Credit Bureau va entrer véritablement en lice en zone UMOA (Union monétaire ouest-africaine).  Pour ce faire, la BCEAO, soutenue par la SFI et la TICAD (Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique), mène une vaste campagne de sensibilisation auprès du grand public. Il s’agit de faire meilleure connaissance avec CreditInfo West Africa ou Bureau de l’information du Crédit (BIC) de l’UMOA. Essentielles dans la régulation du crédit et la lutte contre le surendettement, les données relatives à la solvabilité des consommateurs et des entreprises peuvent être partagées dans le secteur, dans le respect des droits de leurs propriétaires… tel est le message véhiculé.

« Il s’agit de susciter leur adhésion au BIC, dans la mesure il leur sera possible d’accéder à leurs rapports de solvabilité et éventuellement formuler des réclamations, en cas d’erreur »

Cette campagne de sensibilisation met justement l’accent sur les droits des usagers en matière de partage de données de solvabilité dans les 8 Etats membres de l’UMOA, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, Le Mali, Le Niger, le Sénégal et le Togo. Il s’agit de susciter leur adhésion au BIC, dans la mesure où il leur sera possible d’accéder à leurs rapports de solvabilité et éventuellement formuler des réclamations, en cas d’erreur. A noter qu’ils vont comporter des informations relatives aux données signalétiques, à l’historique des remboursements et aux engagements contractés auprès de banques et autres institutions financières et pourvoyeuses d’utilité, dont la qualité est prise en compte dans le processus d’octroi de crédits.

« Aux établissements financiers, le BIC ou Credit Bureau permettra de mieux gérer les risques »

Parallèlement au pan entier de formalisation d’une bonne partie de son économie, l’UMOA gagne ainsi à œuvrer dans la transparence des ratios de solvabilité des aspirants aux crédits, surtout en ces moments de gestion stressante de finances où il faut reprendre le contrôle et gérer son crédit en toute confiance. Aux établissements financiers, le BIC ou Credit Bureau permettra de mieux gérer les risques. Cette institution, qui collecte auprès des établissements financiers, des sources publiques et des facturiers (sociétés de distribution d’eau, d’électricité et de téléphonie mobile), des données disponibles sur les antécédents de crédits ou de paiements d’un emprunteur, qui traite des informations à l’aide de techniques appropriées, commercialise les produits dérivés, notamment les rapports de solvabilité et de scoring aux établissements de crédit.

Reste à savoir quelles appréhensions le grand public UMOA va-t-il avoir en termes de partage de ses données entre les différentes institutions financières ?

 

Chronicle of the weekendFeatured

The weekend chronicle For the UMOA, it’s time for the credit bureau

Every weekend, Daouda Mbaye, a journalist, revisits one of the important news of the week. Today’s topic, the credit bureau in the Western Africa Monetary Union (UMOA).

 

Already in place in numerous countries in English-Speaking Africa and North Africa, the credit bureau will officially start in the UMOA area. To achieve that, the BCEAO, supported by the SFI and the TICAD (Tokyo International Conference on African Development), leads a vast awareness campaign to learn more about CreditInfo West Africa or the UMOA’s credit information bureau (BIC). Essential to regulate credit and fight against indebtedness, data concerning consumers and companies solvency can be shared in the area, respecting owners’ rights… This is the message.

 

« It will be possible to access solvency reports and eventually make a complaint in case of errors »

 

This awareness campaign underlines users’ rights concerning sharing solvency data in the eight states member of the UMOA: Benin, Burkina Faso, Ivory Coast, Guinea-Bissau, Mali, Niger, Senegal, and Togo. It aims to increase engagement to the BIC because it will be possible to access solvency reports and eventually make a complaint in case of errors. It is important to note they will include information concerning biographical data, repayment history, and commitments given to banks and other financial institutions. The quality of those institutions is taken into account in the credit granting process.

 

« The BIC will also allow financial institutions to manage the risks better »

 

Simultaneously as the UMOA economy formalization plan, the UMOA has better interests to work on transparency of credit candidates’ ratios and solvency, especially in those stressful management times, when it is essential to get control of the credit confidently. The BIC will also allow financial institutions to manage the risks better. The BIC will collect data available on the borrower’s credit and payment history from financial institutions, public sources, and utilities (water and electricity supply companies, mobile phone operators). It will also process the data thanks to appropriate tools, commercialize derivatives, mainly solvency reports, and scoring to credit institutions. 

 

It is still an open question whether the public will have apprehensions about the share of information between financial institutions?