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Centenaire de l’armistice Macron et Merkel alertent sur les risques du nationalisme

Dimanche 11 novembre, à l’occasion du centenaire de l’armistice, le couple franco-allemand a mis en garde la planète contre la montée du nationalisme lors du Forum pour la paix qui s’est ouvert pour trois jours de débats. Un rendez-vous annoncé comme annuel.

Par  M.A

Le couple franco-allemand a défendu un « multilatéralisme fort » pour contrer un « nationalisme à œillères », une critique à peine voilée adressée Donald Trump qui a boudé le  Forum pour la paix, tenu à Paris à l’occasion du centenaire de l’Armistice. Le Forum de trois jours, appelé à se renouveler chaque année a réuni les 87 chefs d’états invités allant de Justin Trudeau à Mohamed VI,  ainsi qu’António Guterres, secrétaire général des Nations Unies, de Roberto Azevêdo, directeur général de l’OMC, de Jim Yong Kim, président du groupe de la Banque mondiale, de Christine Lagarde, directrice générale du FMI… « Dans un contexte de contestation du multilatéralisme, nous réaffirmons notre attachement aux organisations internationales existantes ainsi que notre détermination à permettre à celles-ci d’être encore plus représentatives de la communauté internationale et de ses valeurs communes » a tenu à rappeler Emmanuel Macron.

A l’heure ou la guerre en Syrie semble interminable et que le peuble yéménite subit l’une des plus graves crises humanitaires jamais connues selon l’Onu, les chantiers pour parvenir à la paix semblent immenses. A commencer par le risque encouru en Europe, pris au sérieux par le couple franco-allemand. «Nous voyons bien que la coopération internationale, un équilibre pacifique entre les intérêts des uns et des autres, et même le projet européen de paix sont de nouveau remis en question», a déclaré Angela Merkel.

De son côté, dans une déclaration conjointe, le président français a réaffirmer qu’ « Il est de notre responsabilité commune de bâtir un monde plus pacifique, plus sûr et plus prospère, en reconnaissant que le respect des droits de l’Homme, l’état de droit et l’égalité des chances sont nécessaires pour garantir une paix, une sécurité et un bien-être pérennes et pour permettre un développement durable qui profite à tous, en ne laissant aucune population défavorisée de côté ».

Et d’énumérer les nouveaux défis du siècle qui fragilisent la paix. « Les enjeux les plus urgents en matière de paix et de sécurité, c’est-à-dire le changement climatique, la prolifération nucléaire, le terrorisme, les pandémies, l’insécurité alimentaire, la pénurie d’eau, les conflits commerciaux, ont une portée mondiale et requièrent donc des solutions mondiales » s’engage le président français. La France qui a signé l’armistice sur son sol il y a cent ans, a l’ambition de poursuivre comme la terre ou la paix s’organise… De beaux messages cependant critiqués par des oppositions. Un rassemblement anti Trump a eu lieu à Paris ainsi que des appels publics stopper la vente d’armes aux Saoudiens ont été multiplié.

Le centenaire a commencé plus tôt dans la matinée, où les principaux chefs d’états concernés par la grande guerre ont répondu à l’invitation de la France. Les Africains étaient bien représentés. Au premier rang, le roi du Maroc Mohamed VI était installés aux côté de Donald Trump et d’Emmanuel Macron. L’interlude musical a été mené par Angélique Kidjo, la célèbre chanteuse béninoise a interprété « Blewu », à quelques pas de la tombe du soldat inconnu.


 

Par  M.A

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